#Replay : transhumanisme, cité perdue et steampunk

Vive le transhumain à vapeur 36
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Crédits : wildpixel/iStock
Télévision
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le vendredi 17 novembre 2017 à 18:00
Guénaël Pépin

Ces derniers jours, le petit écran s'est penché sur le harcèlement en ligne, les dérives possibles du transhumanisme et le rôle des perturbateurs endocriniens...sans oublier notre attirance pour le steampunk.

Chaque semaine, nous vous proposons une sélection manuelle de ce qu'il ne fallait pas manquer dans vos programmes TV. Garantie sans sponsoring et autre tracking de vos habitudes, vous permettant de savoir ce qu'il y a d'intéressant à regarder en replay ce week-end (surtout s'il ne fait pas beau et que votre séance de VTT tombe à l'eau).

Nous utilisons ainsi seulement nos petits bras et éventuellement vos suggestions. Si vous repérez une émission qui mérite selon vous de paraître dans notre sélection, vous avez deux possibilités : 

Notez que la sélection se limite pour le moment aux replays de programmes TV, mais pourra s'étendre à d'autres médias. Nous avons pour le moment quelques idées et ferons sans doute des essais dans les semaines à venir. Mais n'hésitez pas à nous proposer vos idées, cette chronique évoluant pour vous et avec vous, à ciel ouvert ;)

Graffitis, Thomas Pesquet et peintures rupestres

Arte a débuté une série sur l'histoire du graffiti, diffusant pour le moment trois épisodes sur les dix prévus. Elle retrace le voyage et l'évolution de la pratique, depuis ses débuts outre-Atlantique dans les années 70. Sur la même chaine, Libé Désintox revient sur un compte Twitter diffusant (avec succès) de fausses informations, grâce à une technique simple : le changement d'identité.

Hier, l'astronaute Thomas Pesquet était pour sa part l'invité de 28 Minutes, pour parler brièvement de la BD sortie suite à son voyage de six mois dans l'espace. Arte propose aussi le film La planète des vampires, tout droit sorti de la science-fiction cinématographique des années 60, avec tout le kitch que cela induit.

Le Tube de Canal+ a enquêté sur les applications « qui permettent le harcèlement » entre adolescents une fois les heures de cours passées. Curious Cat, Sarahah, Secret et Yik Yak sont ainsi listées. De son côté, RMC Découverte se lance dans l'étude des animaux in utero (jusqu'au 22 novembre).

Enfin, dans sa série Mémoire de pierre, France 5 propose « De l'art au temps des dinosaures ? », où la caméra suit deux archéologues aux Etats-Unis, dans l'étude de galeries d'art rupestre (jusqu'au 19 novembre).

Transferts, série d'anticipation

Arte a mis en ligne Transferts, une (nouvelle) série critique du transhumanisme, un thème de plus en plus commun parmi les œuvres d'anticipation. En six épisodes, elle raconte un monde plongé dans la modification des corps et le contrôle des individus.

La chaine propose aussi un court entretien avec les scénaristes, qui expliquent l'intérêt global de l'anticipation et les spécificités de la leur.

L'influence des perturbateurs endocriniens (jusqu'au 10 janvier 2018)

Dans « Demain, tous crétins ? », Arte tente de mesurer les interférences des perturbateurs endocriniens dans notre développement intellectuel. Partant de la satire d'Idiocracy, l'équipe remonte le fil pour tirer le constat alarmant que l'intelligence baisserait depuis 20 ans.

Comment souvent, l'émission suit des chercheurs et spécialistes pour rendre compte de la quantité de ces perturbateurs que nous sommes censés ingérer, ainsi que les conséquences sur chaque individu.

Les vestiges de la cité de Teotihuacan (jusqu'au 21 novembre)

Cette semaine, Science grand format de France 5 s'attaque à la cité mexicaine de Teotihuacan, fondée il y a 2 000 ans, avec sa pyramide. La question principale est la raison de son abandon il y a 1 300 ans ; une question qui revient souvent sur les civilisations de cette région.

Les archéologues ont étudié l'architecture, les méthodes de construction et le mode de vie des habitants disparus. À grands renforts d'images aériennes et de modélisations 3D, saupoudrées de mystères et de « sacrifices rituels », l'émission reprend la plupart des codes du genre.

Penchons-nous sur le steampunk

BiTS d'Arte revient cette fois sur le mélange de science-fiction et d'époque victorienne, qui a ouvert tout un pan de créations à la fois rétro et (parfois) très futuristes. Cuivre, boulons apparents, mécanique complexe et vapeur fumante contribuent à des objets dont l'utilité n'est pas censée être envisagée à une telle époque. BiTS se demande pourquoi de tels univers nous attirent autant.

Pour l'équipe, il s'agit d'un style très bien compris et intégré avant même d'avoir été nommé, car il répond bien à un besoin particulier, dont l'un des ambassadeurs n'était autre que Jules Verne.


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