Paradise Papers : Apple défend la légalité de ses optimisations fiscales

Légal, le coût 179
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Crédits : JFsPic/iStock
Finances
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le mercredi 08 novembre 2017 à 14:58
Vincent Hermann

Depuis dimanche, les Paradise Papers secouent les médias. Des célébrités, grandes entreprises, hommes politiques et autres stars sont impliqués dans de vastes opérations d’optimisation fiscale. Apple, l’une des principales sociétés pointées du doigt, se défend en s’abritant derrière la légalité des processus.

Près de 400 journalistes, réunis au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et provenant de 96 médias, ont commencé à publier les Paradise Papers, résultats d'une enquête d'un an. Derrière le nom, un lot de 13,5 millions de documents, dont la moitié provient du cabinet d’avocats Appleby.

L’un des leaders mondiaux de la finance offshore. Pour le reste, 566 000 documents sont issus du cabinet Asiaciti Trust, et 6,5 millions de divers registres des sociétés de 19 paradis fiscaux, dont les Bermudes, les îles Caïman, Malte et Vanuatu.

Bien que la proximité du nom rappelle les Panama Papers, le contenu est très différent. Les premiers montraient des circuits de blanchiment d’argent, tandis que les Paradise Papers s’attaquent aux filières d’optimisations fiscales légales où des cabinets d’avocats cherchent des brèches dans la loi avec l'objectif de placer l’argent là où il ne sera peu ou pas taxé.

Selon les calculs de l’économiste Gabriel Zucman pour Le Monde, ces « trous noirs de la finance mondiale » coûtent la bagatelle de 350 milliards d’euros de pertes fiscales par an à l’ensemble des États, dont 120 milliards pour l’Europe et 20 milliards pour la seule France.

Apple pointée du doigt pour son zèle de l’optimisation

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