Paris Games Week 2017 : suivez le guide

On a suivi le lapin crétin au fond de son terrier 10
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Crédits : Kevin Hottot - CC BY-SA 4.0
Jeux video DOSSIER
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le samedi 04 novembre 2017 à 10:10
Kevin Hottot

Ce week-end, la Paris Games Week battra son plein, et les organisateurs s'attendent à trouver des couloirs bien remplis, notamment dans le hall principal. En immersion pendant trois jours, nous avons cherché à dénicher les stands cachés dans les recoins du salon, qui mériteraient le détour.

Cette année, la Paris Games Week s'étend sur trois halls du parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. En incluant la Games Connexion, réservée aux professionnels (nous y reviendrons), le salon s'étend sur 80 000 m², de quoi abriter plus de 200 exposants.

Autant dire qu'il sera très difficile de tout voir en l'espace d'une seule journée. Nous vous proposons donc une sorte de guide de survie, qui vous permettra de faire vos choix et d'aller à l'essentiel. Ou tout simplement de découvrir le salon depuis chez vous si vous n'avez pas la possibilité de vous y rendre.

Notre dossier sur la Paris Games Week 2017 :

Hall 1 : le temple des AAA et du hardware

La plus grande surface est celle réservée grosses productions. Le Hall 1 regroupe ainsi les principaux acteurs de l'industrie vidéoludique, dont les trois fabricants de consoles, qui sont tous présents en force pour montrer leurs nouveautés.

Chez Microsoft, la Xbox One X qui sera mise sur le marché ce mardi occupe une place importante avec plusieurs dizaines de consoles à disposition du public, dont quelques devkits. Comptez plus d'une heure avant d'essayer PlayerUnknown's Battleground sur la console américaine.

Chez Sony, Detroit Human After All est particulièrement mis en avant, avec des personnes prenant la pose derrière une vitrine en se faisant passer pour des androïdes. Un choix déjà critiqué lors de précédents salons, mais qui a néanmoins été renouvelé ici. Ce qui n'a pas manqué de faire penser à certains qu'ils pouvaient avoir un comportement déplorable.

Pour Nintendo, l'attraction est sans nul doute Mario Odyssey qui doit permettre de faire vendre la Switch en cette fin d'année. Mais là aussi il faudra être patient afin de pouvoir vous y essayer. 

Paris games Week
Crédits : Kevin Hottot (licence: CC by SA 4.0)

Du côté des éditeurs, Ubisoft a fait le déplacement avec des bornes permettant d'essayer FarCry 5, quelques mois avant son lancement, mais il faut compter environ 2h30 de queue avant de pouvoir y jeter un œil. La rançon du succès.

On vous suggère par contre de faire l'impasse sur la démo de l'extension de Steep consacrée aux Jeux Olympiques d'hiver. La build présentée est particulièrement instable. « Personne n'a encore réussi a finir l'épreuve de ski alpin » ironisait même l'un des démonstrateurs, nous faisant comprendre que la démo plantait systématiquement avant d'arriver à son terme. Ce que nous avons pu vérifier. Quatre fois. 

Chez Square Enix, il est très majoritairement question de Final Fantasy. Les disques avec un accès gratuit pour Final Fantasy XIV sur PC pleuvent, tandis que FF XV est présent à toutes les sauces, de la version PC à son DLC multijoueur pour consoles en passant par la version mobile, vendue par épisodes.

Si vous en avez l'occasion, faites un détour par la démo de Final Fantasy XV : Monster of the Deep, qui vous proposera de partir à la pêche avec Noctis... en réalité virtuelle (Playstation VR). Une expérience hautement improbable, mais qui peut tout de même s'avérer divertissante.

Monster Hunter World était également jouable à quelques semaines de son lancement sur PlayStation 4, tandis que quelques titres déjà bien ancrés dans le paysage comme ARK : Survival Evolved ou World of Tanks venaient montrer au public leurs différentes nouveautés.

Paris games Week
Crédits : Kevin Hottot (licence: CC by SA 4.0)

Côté matériel, On notera la présence de Blade avec son PC Shadow sur son propre stand ainsi que du côté d'Orange, avec qui la société s'est associée pour mettre des machines en vente via une offre spécifique (et en édition limitée).

Plusieurs fabricants de matériel sont également sur place, notamment Corsair, ROG ou Zotac, venus présenter leurs nouveautés. C'est aussi l'occasion d'essayer quelques gadgets présentés lors d'éditions précédentes du CES ou du Computex, comme le sac à dos VR de Zotac. 

Les revendeurs sont également présents en nombre, avec Cdiscount ou LDLC et sa filliale Materiel.net. Cette dernière propose des ateliers de montage de PC et présente une machine basée sur le boîtier passif de Calyos. 

Hall 2 : Indies, le Made in France à l'honneur

Le hall 2.2 du salon se répartit en quatre grands pôles. On y retrouve un espace consacré aux écoles et centres de formation consacrés aux métiers du jeu vidéo, un espace Paris Games Week Junior avec une sélection de jeux adaptés aux plus jeunes, un coin rétrogaming et une section réservée aux studios indépendants.

Dans ce dernier, deux grands stands se partagent la place. Le premier est consacré aux productions Made In France, avec une douzaine de titres en démonstration et une bonne partie de la surface réservée à Focus Home Interactive qui expose une collection d'objets venus de ses jeux.

Pour les amateurs de stratégie et de survie, un petit tour du côté de Dead in Vinland s'impose. Le jeu du studio lillois CCCP (qui n'a rien à voir avec le CCP d'Eve Online) reprend les mécaniques de Dead in Bermuda, sorti en août 2015. On y incarne une famille de vikings qui se retrouve malgré elle échouée sur une île peu accueillante. D'une part, les autochtones ne voient pas d'un très bon œil la présence de nouvelles têtes, et d'autre part, l'environnement est lui aussi très hostile. 

Pour survivre, il faudra donc améliorer le camp de base, afin de le rendre plus utile et confortable, partir en quête de nourriture et de ressources diverses, explorer l'île, et surtout gérer la santé des 14 personnages qui pourront composer votre tribu. La déshydratation, la maladie, la faim et la dépression les guettent et seront autant de paramètres à prendre en compte avant de les envoyer au turbin.

Lancement prévu au premier trimestre 2018, sous macOS et Windows, à un prix avoisinant les 20 euros. 

Dead in Vinland
Dead in Vinland

Le second, l'Indie Garden regroupe des studios européens venus montrer leurs œuvres. Si vous ne maîtrisez pas l'anglais, notez qu'un interprète n'est jamais très loin. Il y a là de quoi s'occuper un long moment, sans craindre de perdre 2h30 dans une file d'attente pour 10 minutes de gameplay, au prix peut-être de voir à quoi ressemble un rapport de crash d'Unity ou sur l'Unreal Engine 4, tous deux surreprésentés.

Ici, nous retiendrons surtout Figment, le troisième jeu du studio danois Bedtime Digital Games, disponible depuis fin septembre sous Linux, macOS et Windows. Ses créateurs le présentent comme un jeu d'action-aventure musical, prenant place dans un monde surréaliste.

Il s'agit en fait de l'esprit de Dusty, un personnage grincheux et dépressif qui montre un certain penchant pour l'alcool. Il est accompagné de son amie Piper, au caractère diamétralement opposé. 

Figment
Figment

À la façon d'un film de Pixar, le scénario peut être lu de différentes manières. Les plus jeunes y verront une histoire parfaitement candide quand les plus âgés comprendront tout autre chose dans le sous-texte. Côté gameplay, Figment se veut accessible à un public assez large et ses combats réclameront davantage de logique que de dextérité.

Comptez 20 euros sur Steam ou Gog. Il est à noter qu'une version boîte est vendue sur le salon au même prix que la version dématérialisée et pour cause, elle ne comprend qu'un autocollant avec une clé Steam.  

Si vous êtes de ceux qui ne jurent que par Wipeout, Redout, pourrait également attirer votre attention. Une démo sur place vous proposera de prendre part à une course de deux tours sur un des 25 circuits que compte le jeu. Le jeu dispose d'un mode 2 joueurs sur écran splitté et d'un mode VR (OSVR, Rift, Vive) pour les plus courageux.

Si vous n'avez pas le temps de passer par le stand de 34BigThings, sachez qu'une démo est proposée gratuitement sur Steam, le titre est également en promotion (-50 %) jusqu'au 12 novembre. 

Shift Quantum
Shift Quantum

Shift Quantum, du studio belge Fishing Cactus, mérite lui aussi que l'on s'y attarde. Dérivé de Shift, un jeu de réflexion en Flash qui a eu son heure de gloire dans les années 2000 (avec plusieurs dizaines de millions de joueurs) ou plus récemment de Shifting World sorti en 2011 sur 3DS.

Le joueur doit trouver le moyen de rejoindre la sortie du niveau, en inversant les couleurs du décor, qui passe du blanc au noir et vice-versa. Parfois, il faudra faire preuve d'une certaine dextérité, tandis qu'à d'autres moments tout ne sera qu'une question de logique. Lancement prévu début 2018.

Le jeune studio Kolkhoze Games présentait quant à lui The Invisble Hand, un titre plongeant le joueur au cœur d'une salle de marché, où il doit faire ses preuves en récoltant le plus d'argent possible pour le compte de son entreprise. Chaque jour, il faudra donc flairer les meilleures affaires et réagir au mieux aux tendances du marché, aux consignes du patron (qui demandera parfois de « tuer » telle ou telle entreprise) et user de lobbying sans se faire pincer par le gendarme boursier.

The Invisble Hand
The Invisible Hand

Les développeurs expliquent s'être inspirés de Papers Please pour le concept, et de The Stanley Parable pour l'ambiance. Pas question d'entrer dans une critique directe du capitalisme pour autant. « On se contente de montrer comment ça marche, ça sera au joueur de se forger son propre avis ». Rendez-vous en 2018, sur PC uniquement. 

Juste à côté, ne manquez pas non plus Orwell : Ignorance is Strength. Le titre fait de nous un agent d'un service de renseignement quelconque, qui au hasard d'une écoute téléphonique tombe sur une discussion quelque peu étrange. Depuis son ordinateur il mène l'enquête, collecte des indices (qui parfois se contredisent). Le joueur devra donc tirer ses propres conclusions.

La partie peut être rejouée ce qui permettra de découvrir plusieurs fins alternatives, en travaillant pourtant avec les mêmes éléments. Une manière de faire comprendre que la surveillance en ligne reste loin d'être infaillible et peut-être employée à mauvais escient. 

Orwell Ignorance is Strength
Orwell : Ignorance is Strength

Terminons avec Vanishing Stars, un jeu de stratégie aux airs de tower defense. Le joueur y explore l'univers et peut en combattre d'autres adversaires, humains ou IA afin de leur chiper leur astre. Les combats se font sous la forme d'une guerre de territoire où chacun doit s'arranger pour couvrir la plus grande surface de la planète à la fin du match.

Une démo jouable gratuite (mais ancienne) du mode PvE est disponible en ligne, mais les développeurs du studio français Ninpo précisent que beaucoup d'éléments de gameplay ont été modifiés depuis. 

Retrogaming & Chill 

Côté rétrogaming, deux stands proposent de s'essayer à cette pratique. D'abord celui de l'association MO5, avec quelques dizaines de machines de tous horizons et de toutes époques (de l'Amstrad 6128 à la PlayStation 3). En fil rouge : l'historique de deux séries majeures du jeu vidéo : Street Fighter et Final Fantasy.

Le public y est de tous les âges, de l'enfant de 6-8 ans qui découvre les jeux auxquels ses parents ont peut-être joué par le passé, aux quinquas s'étant penchés vers le jeu vidéo sur le tard et rattrapant le temps perdu.

Nous avons par exemple pu rencontrer Phillipe, 50 ans qui testait Final Fantasy VIII après avoir découvert la série il y a peu, en commençant par le XIII. Il a depuis acheté une Famicom pour découvrir le premier épisode de la série dans les mêmes conditions qu'à l'époque.

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Crédits : Kevin Hottot (licence: CC by SA 4.0)

La Bibliothèque Nationale de France propose elle aussi de s'essayer au rétro-gaming au travers de l'émulation, une pratique qui lui est permise par son rôle de conservateur du patrimoine vidéoludique. Un point sur lequel les intervenants de la BNF sont très loquaces, et passionnés. L'institution profite également du salon pour exposer une partie de sa collection de consoles et de jeux.

Sur un tout autre registre, Qwant s'est également offert un stand dans ce hall afin de mettre en avant son moteur Qwant Junior, qui filtre les résultats de recherche de tous les contenus qui pourraient choquer nos innocentes têtes blondes.

Qwant Games est également de la partie. Il s'agit d'un moteur de recherche dédié aux jeux vidéo. Y taper un titre vous permettra de consulter les dernières actualités à son sujet, des streams sur Twitch, ses critiques dans la presse ou encore son tarif chez plusieurs vendeurs, comme par exemple ici avec Destiny 2.

Qwant Games

Hall 3 : e-sport et compléments alimentaires

Direction ensuite pour le Hall 3, qui concentre la totalité des stands consacrés à l'e-sport. Si vous souhaitez regarder des compétitions de Clash Royale (chez SFR), FIFA 18For Honor, League of Legends ou encore Counter Strike : Global Offensive, c'est par là qu'il faudra se diriger. 

Sont également présentes plusieurs marques de matériel, dont HP et Lenovo, qui tentent de montrer qu'ils ont la plus grosse sur le plan du Gaming. Au milieu, se trouve Intel qui reste le grand gagnant de cette lutte entre les deux géants de l'informatique, et présente une solution pour regarder des compétitions d'e-sport en réalité virtuelle, son nouveau dada.

Bien que ce soit sans rapport direct avec la PGW, notez que NVIDIA a profité de la journée d'hier pour dévoiler une GeForce GTX Titan « Collector's Edition » sur laquelle on ne sait rien, si ce n'est qu'elle utilisera un système de refroidissement différent des modèles actuelles. Nous tenterons d'en apprendre un peu plus dans les jours à venir.

Quelques équipes ont également leur propre stand, comme Fnatic qui partage le sien avec la marque de smartphones OnePlus. L'équipe y vend notamment des vêtements à ses couleurs ainsi que du matériel, avec notamment des souris à partir de 25 euros.

Les français de Vitality ont également leur coin boutique sur le stand de leur sponsor HP, où l'on y trouve parfois des objets étonnants comme... des chaussettes. 

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Crédits : Kevin Hottot (licence: CC by SA 4.0)

On trouve enfin quelques OVNIs dans cette aile du salon, dont le stand de la start-up Feed qui veut vendre de la nourriture prête à l'emploi sous forme de préparation liquide aromatisée (comme dans le Nebuchadnezzar de Matrix ?). Une bouteille coûte 4 euros et selon l'entreprise elle contient l'ensemble des nutriments formant un repas complet.

Une façon de manger sur le pouce qui serait plus saine que d'aller dans le fast-food du coin... qui vend aussi des salades si l'on tient à se nourrir vite et bien (et à mâcher des aliments). 

Profession influenceur/cosplayeur

Il y a deux derniers éléments importants dans l'écosystème d'un salon tel que la Paris Games Week : les influenceurs et les cosplayeurs. Chaque marque ou presque fait appel à un lot de youtubeurs, streameurs, blogueurs reconnus afin d'amener le chaland sur son stand, le temps d'un selfie, d'une démonstration de jeu ou d'une animation.

En restant suffisamment longtemps près d'un gros stand, vous en apercevrez certainement quelques-uns, tapis dans les hautes herbes, tels des Pokémons sauvages (mais il n'y a pas encore d'application pour les retrouver/capturer).

Parmi ces influenceurs, nous en avons croisé un qui détonne au milieu des adolescents peuplant YouTube : Manuel Ferrara. Oui, ce Manuel Ferrara là. Il a ouvert sa propre chaîne Twitch en 2016 où il se filme chez lui, entre deux tournages en train de jouer à divers titres.

Dernièrement, Cuphead, PlayerUnknown's Battleground ou Injustice étaient ainsi au programme.  « Depuis tout petit j'adore le jeu vidéo, j'ai eu un Amstrad 6128 et un tas de consoles. Et puis quand je n'avais pas une console, y'avait toujours un mec de ma cité qui l'avait et on se retrouvait à 15 chez lui pour jouer tous ensemble à Mario Kart, Street Fighter... bref tout ce qu'on pouvait taper. Et dans ma vie d'adulte, j'ai continué à jouer », nous explique-t-il dans un couloir menant aux toilettes du Hall 1, seul endroit suffisamment peu bruyant pour mener une interview tranquillement. 

« Il y a un an et demi, Polaroid qui sponsorise une émission que je tourne avec ma femme Kayden m'a dit que comme je jouais beaucoup, je devrais essayer Twitch. À l'époque, je n'avais aucune idée de ce que c'était ! » L'acteur attendra finalement d'avoir une semaine de mou dans son emploi du temps pour acheter une webcam et s'essayer au streaming

« Le premier soir il y avait quelque chose comme 1 500 ou 2 000 personnes sur le stream, c'était complètement fou ! », explique-t-il. Une audience qu'il a obtenu rapidement grâce au bouche à oreille sur les réseaux sociaux, et le « fameux » 18-25 de Jeuxvidéo.com. « Et puis d'autres streameurs comme Sardoche ou Benzaie ont parlé de moi et c'est allé très vite ! Le buzz est depuis retombé un peu mais j'ai une vraie communauté maintenant ». 

Paris games Week
Crédits : Kevin Hottot (licence: CC by SA 4.0)

En moyenne, Manuel Ferrara réunit de 500 à 2 000 spectateurs lors de chacune de ses diffusions, les plus populaires restant celles où il invite des actrices à jouer (à la console) avec lui devant la caméra, ou ses émissions « radio libre » où il répond aux appels de ses spectateurs, qui lui posent des questions au sujet de leur intimité.

Une liberté de ton que Twitch surveille de très près afin d'éviter tout dérapage « On a quelqu'un de chez Twitch qui surveille chacun de nos streams et nous envoie un mail au moindre écart... ça a dû arriver moins de cinq fois depuis le début et à chaque fois Manu s'arrange pour recadrer l'émission tout de suite », nous confie l'un des proches du streameur. 

Est-ce que cette reconversion aurait aussi bien marché pour une actrice ? Manuel Ferrara en est certain « je pense qu'il y aurait eu encore beaucoup plus de gens qui répondraient positivement, quand j'en invite sur mon stream, les mecs restent dans leur ensemble assez cool. Après, oui, forcément il y aurait des relous... » reconnait-il, citant l'exemple récent d'une streameuse dont quelques « cams » avaient refait surface, ce qui lui avait valu un torrent d'insultes. « Ca reste quand même malheureux qu'en 2017 certains aient encore cette mentalité là ».

Autres personnes souvent présentes sur les stands ou dans les allées du salon : les cosplayeurs et cosplayeuses. Bien que l'on puisse souvent en voir autour des stands de certains éditeurs, la plupart d'entre eux restent des amateurs qui ne vivent pas vraiment de leur art. 

« Leixya » costumée pour l'occasion en Leblanc (un des personnages de League of Legends) nous explique sans détour qu'en France, personne ou presque ne peut faire du cosplay une activité professionnelle, alors que c'est beaucoup plus fréquent aux États-Unis par exemple. 

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Crédits : Kevin Hottot (licence: CC by SA 4.0)

« En général on nous propose d'être défrayées pour participer à un évènement, mais rarement plus » analyse-t-elle, ajoutant qu'aujourd'hui, elle s'est costumée bénévolement pour rendre service à une association qu'elle soutient. Difficile dans ces conditions de financer l'élaboration de nouveaux costumes, dont le coût en matériaux peut dépasser les 500 euros, sans compter les dizaines, voire centaines d'heure de travail nécessaire.

Même combat pour les quelques hommes transpirant sous 30 kg d'armures métalliques pour les besoins d'un éditeur. « On le fait pour collecter des objets que l'on pourra apporter à notre association de jeu de rôle grandeur nature » nous confie l'un d'eux, amateur de béhourd à ses heures perdues.


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