L'Australie et la Corée du Sud statuent sur le sort des ICO

Le plus ouvert n'est pas celui que l'on croit 7
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Crédits : Greyfebruary/iStock
Crypto-monnaie
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le vendredi 29 septembre 2017 à 17:30
Kevin Hottot

Les ICO font toujours parler d'elles, mais plus seulement pour les sommes qu'elles récoltent. Les gendarmes boursiers de l'Australie, de la Corée du Sud et des États-Unis ont les yeux fixés sur cette nouvelle méthode pour lever des fonds, et entendent bien l'encadrer au plus vite.

Il y a deux semaines, nous rapportions les discussions, parfois mouvementées, au sein de différents organes de régulation financière autour du monde. Le sujet : les ICO (Initial Coin Offering). Il s'agit pour rappel de la prévente en s'appuyant sur une blockchain de nouvelles crypto-monnaies, ou bien celle de jetons assimilables aux actions d'une entreprise, se rapprochant alors d'une introduction en bourse.

Bannissement des ICO en Corée du Sud

La Corée du Sud n'avait jusqu'à présent pas pris de décision ferme. Ses différents régulateurs nationaux (FSC, KFTC et NTS) semblaient toutefois déjà indiquer que l'heure n'allait pas être à l'ouverture puisqu'ils voulaient « punir » l'utilisation de ce mécanisme.

Finalement, la Corée du Sud se dirige vers une interdiction pure et simple des ICO sur son territoire. Pour justifier ce choix, la Financial Services Commission a indiqué avoir noté que « les levées de fonds au travers d'ICO connaissent une progression globale, et estimons que c'est aussi le cas en Corée du Sud ». Problème, au yeux des régulateurs, ces levées en crypto-monnaie présentent un risque plus élevé d'arnaques. Des « sanctions sévères » seront prononcées à l'encontre des contrevenants, mais aucun détail n'a été donné sur la nature potentielle des peines.

Par ailleurs, Séoul veut contrôler de plus près les transactions en crypto-monnaies dans le pays, notamment sur les plateformes d'échange. Là encore, les détails n'ont pas fuité, mais il y a fort à parier que ce contrôle accru passera par la vérification des identités des utilisateurs et des contrôles anti-blanchiment sur les transactions suspectes.

Le gendarme boursier australien clarifie le statut des ICO

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