Trois ans après sa nomination, quel bilan pour l'Administrateur général des données ?

Un chief et des lettres 4
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Crédits : Assemblée Nationale
Loi
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le mardi 26 septembre 2017 à 17:00
Xavier Berne

Il y a tout juste trois ans, la France se dotait d’un Administrateur général des données, en la personne d’Henri Verdier, afin de faciliter la circulation des nombreuses données détenues par les administrations. L'intéressé a accepté de revenir avec nous sur ses réussites, mais aussi sur ses échecs.

Cela fait près de six mois qu’aucun billet n’est venu agrémenter le site tenu par Henri Verdier et son équipe. On constate par ailleurs que depuis sa nomination, l’Administrateur général des données n’a rendu qu’un seul avis, lequel remonte à avril 2015.

Plus fâcheux peut-être : le « chief data officer » français n’a présenté qu’un rapport d’activité, fin 2015, alors que son décret d’attribution lui impose de remettre « chaque année au Premier ministre un rapport public sur l'inventaire, la gouvernance, la production, la circulation, l'exploitation des données par les administrations » (dont il est censé, tel un chef d’orchestre, coordonner l’action).

agd administrateur général données

En coulisse, certains s’interrogent. Ces signaux sont-ils liés aux vastes chantiers dans lesquels s’est engagé l’Administrateur général des données et son équipe, plutôt réduite, de quatre personnes ? La « double casquette » d’Henri Verdier, qui est devenu fin 2015 le numéro un de la Direction interministérielle du numérique (DINSIC), n’a-t-elle pas nui au travail de l’AGD ?

D’autres s’impatientent, étant donné qu’en instituant cette nouvelle fonction au sein de l’État, le gouvernement de Manuel Valls ambitionnait d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, la qualité des services rendus aux citoyens, et espérait même pouvoir réaliser quelques économies... Le tout grâce aux données et aux techniques d’analyse prédictive – parfois appelées datasciences.

« On a un vrai bilan, vu les ressources investies initialement »

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