Crypto-monnaies : de la Chine à l'île de Man, les ICO cherchent une terre d'accueil

On attend la réaction du Panama 15
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Crédits : BackyardProduction/iStock
Crypto-monnaie
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le lundi 11 septembre 2017 à 17:37
Kevin Hottot

De plus en plus nombreuses, les ICO commencent à attirer le regard des autorités financières un peu partout sur le globe. Si une certaine liberté était de mise dans le secteur, la fin de la récréation devrait bientôt sonner. Certaines nations veulent toutefois ouvrir leurs portes à cette nouvelle forme d'investissement.

Au début du mois d'août, la SEC, le gendarme boursier américain, tirait la sonnette d'alarme concernant les ICO (Initial Coin Offering). Sous cette appellation, on retrouve la prévente de nouvelles crypto-monnaies, ou bien celle de jetons assimilables aux actions d'une entreprise, se rapprochant alors d'une introduction en bourse. Une prise de conscience survenue après plusieurs affaires largement médiatisées. Parmi elles, la tristement célèbre The DAO (150 millions de dollars dérobés à cause d'un smart contract mal codé) ou encore le récent piratage de CoinDash (7,3 millions d'euros envolés après le défaçage d'un site web).

L'autorité américaine était alors arrivée à la conclusion suivante : les jetons et les parts des DAO sont des titres ou des valeurs boursières (securities) comme les autres et doivent donc faire l'objet des mêmes procédures et contraintes. En clair, à moins de cas particuliers que le gendarme boursier n'a pas encore pris soin de détailler, toute personne ou entreprise souhaitant organiser une ICO devra passer par les mêmes procédures que pour une introduction en bourse classique. De quoi calmer les ardeurs de bon nombre d'acteurs.

Si les États-Unis ont été parmi les premiers à serrer la vis, d'autres nations ont elles aussi pris des mesures afin d'encadrer, voire d'interdire la tenue d'ICO sur leur territoire. La semaine dernière, le gouvernement chinois annonçait ainsi le bannissement pur et simple (mais temporaire) de toute ICO dans le pays.

Après les États-Unis, la Chine tape du poing sur la table

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