Renseignement : des boites noires déjà activées à l'échelle internationale

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Crédits : peterhowell/iStock
Loi
Par
le mardi 29 août 2017 à 10:18
Marc Rees

Les boites noires, ces outils destinées à détecter une menace terroriste, ne sont toujours pas activées en France. À l’échelle internationale, la situation est cependant toute autre : des traitements automatisés sont déjà bien mis en œuvre sur les données non rattachables au territoire national. 

L’article L851-3 du Code de la sécurité intérieure est l’un des piliers de la loi Renseignement. C’est aussi l’un des principaux catalyseurs des critiques adressées au texte qui a fêté en juillet son deuxième anniversaire. Et pour cause, cette disposition autorise les services à utiliser les nouvelles technologies pour tenter de dénicher une menace terroriste sur les réseaux, ou dans le dur du texte, « des connexions susceptibles de révéler » un tel risque.

Dans le maquis des réseaux

Secret défense oblige, les détails sont minces mais ces traitements ont bien pour carburant un volume conséquent de métadonnées, soit toutes les informations encapsulant les messages échangés en ligne (lieu, origine, destination, heures, adresse IP, etc.), on pourra relire notre actualité en dressant la liste complète.

Ces lignes extraites de l’étude d’impact du projet de loi en résument bien la logique : « Il convient de dépasser l’approche exclusivement fondée sur le suivi de cibles déjà connues ou repérées pour privilégier la recherche d’objectifs enfouis sous le maquis des réseaux de communications transnationaux, Internet offrant à cet égard des opportunités de furtivité immenses pour les acteurs et vecteurs de la menace ».

Une quête toujours pas activée en France

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