Condamné pour corruption, le vice-président de Samsung fait appel

Le conseil d'administration en embuscade 9
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Crédits : tiero/iStock/Thinkstock
Justice
Par
le lundi 28 août 2017 à 16:30
Vincent Hermann

À 49 ans, Lee Jae-yong, vice-président et héritier de Samsung, se voit infliger une peine de cinq ans de prison. Reconnu coupable de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui, dont la corruption, il a décidé de faire appel. Parallèlement, le géant coréen se prépare à des temps difficiles, les actionnaires étant majoritairement étrangers.

Les dirigeants de Samsung ont souvent eu à faire face à la justice, mais jamais dans ces proportions. Le père de Lee Jae-yong, Lee Kun-hee, s’était ainsi empêtré dans des affaires d’évasion fiscale et n’avait eu d’autre choix que de démissionner. Le fils fait cependant face cette fois à de la prison ferme, même si l’appel de la décision était prévisible.

Un verdict très attendu

Et quelle décision : cinq ans de réclusion sans aucun sursis, même si le parquet en avait réclamé douze. Les chefs d’accusation qui pesaient contre lui ont tous été confirmés : corruption, parjure, abus de bien sociaux, détournement de fonds et dissimulation d’actifs. Un verdict très attendu dans un pays où les grandes entreprises ne sont pas forcément des entités uniques mais des réseaux de structures plus petites liées entre elles.

La condamnation de Lee Jae-yong (arrêté en février dernier) est déjà vue par certains comme le signe des temps d’une importante évolution en Corée du Sud.

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