Dématérialisation de la propagande électorale, le retour ?

Désormais uniquement sur ordonnance 31
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Crédits : @laurent/iStock
Loi
Par
le vendredi 25 août 2017 à 14:59
Xavier Berne

Véritable serpent de mer, la dématérialisation de la propagande électorale sera-t-elle instaurée par la nouvelle majorité ? Alors que Bercy songe à faire passer cette réforme par ordonnance, certains parlementaires commencent d’ores et déjà à marquer leur opposition.

Près de 180 millions d’euros. Telle est la somme qu’aurait pu économiser le Trésor Public si les traditionnels plis électoraux (contenant professions de foi des candidats et bulletins de vote) n’avaient pas été envoyés par voie postale à chaque citoyen lors des élections – législatives et présidentielle – de cette année. Sans parler du geste pour l’environnement, eu égard aux milliers de tonnes de papier utilisées pour quelques semaines de débats...

En dépit de ces arguments « chocs » à l’heure où l’État cherche à réduire ses dépenses et à lutter davantage contre le réchauffement climatique, le Parlement s’est catégoriquement opposé à toute dématérialisation de ce qu’on appelle dans le jargon « la propagande électorale ». Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, les gouvernements Ayrault puis Valls s’y étant tentés à trois reprises...

Les fuites autour du projet de loi relatif au « droit à l’erreur » et à la simplification administrative, qui aurait du être présenté en Conseil des ministres le mois dernier, démontrent toutefois que l'exécutif continue de pousser pour cette réforme.

Une réforme applicable dès 2018, mais qui exclurait les présidentielles

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