Porté par Final Fantasy XIV, Square Enix signe un premier trimestre solide

Kupo ! 3
Accès libre
image dediée
Finances
Par
le samedi 05 août 2017 à 10:30
Kevin Hottot

Tôt ce matin c'était au tour de Square Enix de publier ses résultats pour le premier trimestre de son exercice 2018. L'éditeur nippon y affiche une croissance soutenue, mais estime que le reste de l'année pourrait être un peu plus compliqué. 

Pour Square Enix, le temps de la restructuration est maintenant bien loin, et la récolte des graines plantées il y a quelques années est plutôt bonne. Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin, surtout la croissance quand on joue dans un milieu ultra concurrentiel. 

Un dernier rebond pour la route

Sur les trois derniers mois, Square Enix a profité du lancement de l'extension Stormblood de Final Fantasy XIV pour faire son beurre. En chiffres, cela se traduit par un chiffre d'affaires de 57 milliards de yens tout rond (435 millions d'euros), en progression de 11,3 % par rapport à l'an passé. 

Le bénéfice net a quant à lui évolué dans d'encore plus grandes proportions. Les 5,34 milliards de yens (41 millions d'euros) enregistrés sur le premier quart de l'an dernier font pâle figure face aux 8,37 milliards de yens (64 millions d'euros) récoltés sur ce trimestre, soit une croissance de 57 %. 

Les mois à venir seront plus difficiles

Cela étant, ce départ en fanfare n'est pas forcément signe de beaux jours à venir pour l'éditeur. En fait, ses prévisions pour l'exercice en cours sont même plutôt ternes. 

Du côté des revenus par exemple, le groupe nippon s'attend à une fourchette comprise entre 240 et 260 milliards de yens (1,83 à 1,98 milliard d'euros), soit dans le meilleur des cas une relative stabilité par rapport aux 257 milliards de yens (1,96 milliard d'euros) comptabilisés sur l'exercice 2017.

Pire encore, le bénéfice net devrait nettement fondre. Les 20 milliards de yens (153 millions d'euros) de l'an dernier devraient en effet laisser place à une somme comprise entre 16,5 et 19,5 milliards de yens (126 à 149 millions d'euros) soit un recul de 3 à 18 %. Il n'y a toutefois pas péril en la demeure, sauf accident, Square Enix devrait rester rentable cette année. 

Les MMO flambent, les jeux « HD » stagnent

Dans le détail, Square Enix explique que la croissance de son chiffre d'affaires en début d'exercice est principalement due au lancement de l'extension Stormblood de Final Fantasy XIV, et il suffit d'un seul histogramme pour s'en rendre compte. L'an dernier, les recettes de la division MMO de l'éditeur atteignaient environ 5,6 milliards de yens (43 millions d'euros) au premier trimestre, cette année, il est question de 9,3 milliards de yens (71 millions d'euros).  

Pour le prochain trimestre, Square Enix ne donne pas de prévisions précises, mais l'éditeur estime être en mesure de pouvoir profiter du boost d'abonnés à Final Fantasy XIV pour améliorer son score de l'an dernier. Autre facteur important, le lancement de Dragon Quest X Online sur PlayStation 4 et Switch les 17 août et 21 septembre prochains.

Square Enix Q1 18Square Enix Q1 18

Les ventes de jeux à gros budget – ou « HD » dans le jargon de l'éditeur – se portent quant à elles un peu moins bien que l'an dernier. Si Final Fantasy XV a fait des miracles lors des deux derniers trimestres, le soufflé est aujourd'hui retombé. Pour expliquer le recul de 10 % des revenus observé sur cette branche, le géant japonais se contente de mentionner des ventes physiques en recul, malgré la bonne forme du fond de catalogue. 

Les petits à coté tiennent bon

En dehors de la publication de jeux vidéo, Square Enix est également présent dans d'autres secteurs, notamment celui des bornes d'arcade. Une activité en déclin, tout comme celle des salles au Japon, mais qui reste rentable, malgré une baisse de 14 % de ses revenus à 8,9 milliards de yens (68 millions d'euros).

  • Square Enix Q1 18
  • Square Enix Q1 18
  • Square Enix Q1 18

L'édition d'animés et de mangas se porte de son côté relativement bien, puisque les revenus restent stables autour de 2,2 milliards de yens (17 millions d'euros) et les bénéfices autour des 500 millions de yens (3,8 millions d'euros). Les ventes de produits dérivés ont bondi de 50 % en un an et atteignent 2,1 milliards de yens (16 millions d'euros), là aussi avec un bénéfice opérationnel autour des 500 millions de yens. 

En bourse, l'action de l'éditeur japonais n'a guère évolué lors de la dernière séance, qui s'est terminée par une timide hausse de 0,14 %. Il est ainsi valorisé à 3,3 milliards d'euros environ, soit 17 % de plus qu'au début de l'année et 9 % de mieux qu'il y a un an. 


chargement
Chargement des commentaires...