Facebook et YouTube aiguisent leur lutte contre la propagande terroriste

Intelligence artificielle contre menace réelle 11
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Crédits : Andy445/iStock
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le lundi 19 juin 2017 à 17:34
Vincent Hermann

Ce n’est pas la première fois que les plateformes promettent des mesures visant la propagande terroriste. Après le plan cosigné Theresa May et Emmanuel Macron, Facebook et YouTube remettent une couche, gorgée notamment d’intelligence artificielle. 

Le plan présenté la semaine dernière par Theresa May et Emmanuel Macron vise à trouver des solutions plus nerveuses pour traquer les contenus terroristes en ligne. L’imagination est fertile puisque l’un et l’autre demandent aux services en ligne de trouver des solutions de retraits automatisés.

Un filtrage à la racine, avant même toute diffusion, impliquant donc une surveillance proactive de l’ensemble des flux transitant dans les mains de ces plateformes. Le plan prévoit aussi la création de listes blanches de comptes parodiques, non sans prévoir une solution – pour le moins imprécise – visant à permettre « l’accès au contenu chiffré » mais sans « portes dérobées » ou d’interdiction du chiffrement.   

S’agissant du filtrage proactif des contenus, avant mise en ligne, le ministère de l’Intérieur envisage même « de définir clairement ce qui constitue un contenu en ligne illicite, si nécessaire par une réglementation ». Cette réglementation dans une main, les plateformes auraient à surveiller tous les contenus téléchargés par leurs utilisateurs.

Seul détail, le droit européen interdit de contraindre ces intermédiaires techniques à « une obligation générale de surveiller les informations qu'ils transmettent ou stockent, ou une obligation générale de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites ». Cette interdiction, extraite de la directive sur l'e-commerce, ne concerne cependant que les États. Les plateformes, elles, sont donc libres de se lancer dans une telle traque préventive, au risque de démultiplier les cas de faux positifs : des mesures de restrictions frappant des contenus parfaitement légitimes.

En attendant, le plan Macron-May participe à la pression exercée sur ces intermédiaires, hébergeurs en tête. Hasard du calendrier ou non, Facebook et YouTube ont tour à tour dévoilé des solutions destinées à lutter contre la propagande terroriste dans leurs pages, tout en faisant le point sur les actions déjà menées. 

Facebook fait le point sur ses actions contre le terrorisme

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