Le Centre national de contre-terrorisme, nouvelle task force au sein de l’Élysée

Avec un ex-DST aux manettes 53
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Crédits : Xavier Berne
Loi
Marc Rees

L’Élysée a annoncé ce matin la naissance du Centre national de contre-terrorisme, la fameuse task force voulue par Emmanuel Macron. Un centre de coordination placé au plus près du chef de l'État. 

« J'installerai une task force, organe de renseignement auprès du président de la République, pour lutter contre Daech » avait annoncé le candidat à la présidentielle lors d’un discours prononcé le 21 avril dernier.

Sur son site de campagne, il avait par ailleurs promis d’améliorer le renseignement, à tous les niveaux (extérieur, européen, national et territorial). « Les acteurs seront davantage coordonnés avec une centralisation de la planification des interventions sur le territoire et une planification des secours et réactions. Ainsi, l’interopérabilité entre les différentes forces sera accrue. »

Un centre présidé par un ancien de la DST

Ce matin, lors du Conseil de défense, la naissance de cette force opérationnelle a été consacrée. Elle prendra le nom de Centre national de contre-terrorisme. Le CNCT sera placé comme la Coordination nationale du renseignement, près du président de la République. Et ces deux entités seront dirigées par une seule et même personne, Pierre de Bousquet de Florian. Ce dernier, qui fut plusieurs fois préfet, a surtout été directeur de la DST entre 2002 et 2007.  

Ce centre, intimement lié aux pouvoirs nés de la loi Renseignement et celle sur la surveillance des communications internationales, aura pour mission de mieux partager et coordonner le renseignement intérieur et extérieur.

Une équipe à l'écoute 24h/24

Selon BFM TV, 20 personnes seront présentes en permanence à l’Élysée pour analyser les informations et permettre au chef de l’État de prendre les décisions qui s’imposent, dans les plus brefs délais. Un projet de loi est annoncé pour accompagner ces mesures. Il sera présenté le 21 juin en Conseil des ministres. Soit une nouvelle fenêtre de tir pour amender le droit sécuritaire en vigueur.

Selon Le Dauphiné, l'état d'urgence ne sera d'ailleurs plus prolongé au-delà du 1e novembre prochain. Les partisans du tour de vis pourront donc plaider la nécessité d'une transistion douce pour justifier l'adoption de nouvelles dispositions.

Rappelons enfin qu'un des décrets de la loi Renseignement avait déjà pour objectif de déterminer les modalités et les conditions de partage d’informations entre les services du renseignement et les autres autorités administratives. Sa publication était envisagée en décembre 2015, il n’a jamais été publié.


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