Facebook : bientôt 2 milliards d'utilisateurs et des bénéfices en hausse de 76 %

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Finances
Kevin Hottot

Facebook a publié des résultats en nette hausse pour son premier trimestre de l'année. Le réseau social frôle désormais la barre des 2 milliards d'utilisateurs, tandis que ses revenus et bénéfices connaissent une croissance insolente.

« On a connu un bon départ pour 2017 », a déclaré Mark Zuckerberg, lors de la présentation des résultats pour le premier trimestre 2017 de Facebook. Au vu des chiffres dévoilés par le PDG et fondateur du réseau social, il s'agit là d'un bel euphémisme. 

Combien vous dites ?

Sur ce seul trimestre, Facebook a réalisé un chiffre d'affaires de 8,032 milliards de dollars, soit 49 % de mieux que les 5,382 milliards enregistrés voilà un an. Une croissance insolente pour une entreprise de cette taille, que bien d'autres aimeraient certainement connaître, surtout quand on se souvient qu'il y a six mois, Mark Zuckerberg avertissait ses actionnaires d'un « ralentissement des revenus publicitaires »

Les coûts de Facebook n'ont quant à eux gonflé que de 40 %, et atteignent 4,705 milliards de dollars. Il en résulte un bénéfice opérationnel de 3,327 milliards de dollars, en progression de 66 % sur un an. Le bénéfice net s'établit quant à lui à 3,064 milliards de dollars, soit 76 % de mieux que le score de l'an passé à la même période.

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Il ne bat toutefois pas le record établi il y a trois mois, lors du quatrième trimestre, où il atteignait 3,568 milliards de dollars. On rappellera quand même qu'historiquement, le dernier quart de l'année est toujours plus favorable que le premier pour les entreprises spécialisées dans la publicité, les annonceurs dépensant beaucoup plus à cette période, en raison des fêtes de fin d'année. 

Bientôt 2 milliards d'utilisateurs dans le monde

Si Facebook connait une telle croissance de ses revenus, c'est notamment parce que de plus en plus d'utilisateurs rejoignent le réseau social et deviennent autant de cibles potentielles pour les annonceurs. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiennement (DAU) sur Facebook atteint désormais 1,284 milliard de personnes, soit 57 millions de plus qu'il y a trois mois, et 194 millions de mieux qu'il y a un an. 

Si l'on se penche sur le nombre d'utilisateurs mensuels (MAU), on tombe sur un total de 1,936 milliard de personnes. Un chiffre vertigineux qui ne tient pas compte des utilisateurs d'Instagram, d'Oculus ou de WhatsApp. Ce sont 76 millions de plus que fin 2016 et 282 millions de croissance sur l'année. Au total, 66 % de ces utilisateurs se rendent quotidiennement sur le réseau social, pour y consulter les actualités de leurs proches, celles de nombreuses pages, plus ou moins sérieuses, et surtout sont confrontés aux messages publicitaires poussés par le service.

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On notera tout de même que cette croissance du nombre d'utilisateurs n'est pas égale d'une région du monde à l'autre. Au Canada et aux États-Unis, où le réseau social a déjà attiré les deux tiers de la population dans ses filets, la marge de progression est faible.

Ainsi, on y compte 234 millions d'utilisateurs mensuels, soit 3 millions de plus qu'il y a trois mois et 12 millions de mieux sur un an. En Europe, la croissance est également réduite pour les mêmes raisons. Facebook y a tout de même séduit 5 millions de personnes sur le dernier trimestre, portant le total à 354 millions de MAU.

Le gros de la croissance vient donc de la zone Asie-Pacifique et du « reste du monde », comme Facebook appelle l'Afrique, l'Amérique Centrale, l'Amérique du Sud et le Moyen-Orient. La première zone compte désormais 716 millions d'utilisateurs mensuels (+43 millions sur trois mois, +150 millions sur un an) tandis que la deuxième en regroupe 632 millions (+26 millions sur trois mois, +99 millions sur un an).

Etonnamment, Facebook ne communique plus sur le nombre d'utilisateurs comptabilisés sur ses applications mobiles. Cela dit, la part de ceux qui passaient au moins une fois par mois par ce biais pour consulter le réseau social avait atteint 92,7 % au troisième trimestre et connaissait une croissance alors ininterrompue depuis plusieurs années. Un détail surprenant, dans la mesure ou Facebook déclare générer 85 % de ses revenus publicitaires sur cette plateforme. 

Un utilisateur américain rapporte 17 dollars par trimestre

Si le nombre d'utilisateurs et son évolution ne sont pas égaux sur les différentes régions du monde, l'égalité n'est pas non plus de mise en termes de monétisation. En effet, Facebook tire la majeure partie de ses revenus (49,4 % exactement) de ses 234 millions d'utilisateurs américains et canadiens, alors que ces derniers sont minoritaires sur le réseau social. 

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Facebook parvient en effet à mieux monétiser ces utilisateurs-là auprès des annonceurs. En moyenne, Facebook enregistre 4,23 dollars de revenus par utilisateur chaque trimestre. Un chiffre en progression de 27 % sur un an. Un profil nord-américain lui rapporte par contre bien plus, 17,07 dollars pour chacun d'eux lors du dernier trimestre, et cette valeur a connu une hausse de 37 % sur l'année.

Un utilisateur européen rapporte quant à lui en moyenne 5,42 dollars (+36 % sur un an), contre 1,98 dollar (+27 % sur un an) pour un internaute vivant en Asie. Dans le reste du monde, ce chiffre n'atteint que 1,27 dollar par tête, ce malgré une croissance de près de 40 %.

Un trésor de guerre qui reste conséquent

Sans entrer dans la démesure d'Apple ou d'autres géants des nouvelles technologies, Facebook dispose d'un épais pactole dans ses caisses, qui pourra servir à diverses acquisitions si le besoin s'en fait sentir. Le réseau social dispose en effet de 32,3 milliards de dollars de liquidités disponibles, ce qui lui laisse largement de quoi voir venir. 

On notera tout de même que l'entreprise a mis assez peu d'argent de côté au titre de ses provisions pour les impôts lors de ce trimestre : seulement 10 % de son bénéfice avant impôts, soit environ 340 millions de dollars. 

En bourse, lors des échanges ayant eu lieu avant le retentissement de la cloche à Wall Street, l'action Facebook est apparue en baisse de 1,5 %, ce alors que le réseau social a dépassé le consensus des analystes, aussi bien sur le plan des revenus que celui des bénéfices. L'entreprise fondée par Mark Zuckerberg est aujourd'hui valorisée à 434 milliards de dollars, soit 30 % de mieux qu'au 1er janvier et 28 % de plus qu'il y a un an. 


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