Pour la présidentielle, LaPrimaire.org expérimente le vote par jugement majoritaire

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le mercredi 19 avril 2017 à 10:36
Guénaël Pépin

Alors que l'élection présidentielle se jouera via un suffrage universel direct, l'association LaPrimaire.org et des chercheurs expérimentent le jugement majoritaire, où chaque citoyen s'exprime sur chaque candidat. Un essai à l'échelle d'une élection majeure, qui doit aussi convaincre de la viabilité du vote électronique.

L'élection présidentielle est l'occasion d'essayer des alternatives. C'est ce que propose le Jugement majoritaire, une expérimentation lancée par l'association LaPrimaire.org, en collaboration avec le CNRS, l'université Paris Dauphine et l'École polytechnique de Saclay. Depuis le 11 avril, l'équipe de cinq personnes a mis en ligne un système de vote qui doit trancher avec le système actuel.

« Le jugement majoritaire est considéré par la plupart des chercheurs comme le plus représentatif de la volonté des électeurs » assure David Guez, avocat et cofondateur de LaPrimaire.org. « Le scrutin majoritaire actuel est biaisé parce qu'il ne permet pas de s'exprimer sur tous les candidats. Quand vous vous exprimez, on ne sait pas si c'est par adhésion ou rejet... » ajoute-t-il.

L'expérimentation propose de noter chaque candidat sur une échelle à cinq barreaux, de « À rejeter » à « Très bien ». L'idée est de ne pas voter pour un seul candidat, mais de porter un jugement sur l'ensemble des personnes en lice. L'ensemble des votes forment un « profil de mérite », dont le vote médian est pris pour qualifier chaque candidat.

Si deux concurrents ont le même niveau (sur les cinq proposés), alors celui avec le plus grand nombre de votes positifs gagne. Une explication complète est disponible en BD ou dans une vidéo assez célèbre de Science étonnante :

Cet essai suit celui de LaPrimaire.org, qui devait porter un candidat « citoyen » à l'élection présidentielle. Las, Charlotte Marchandise n'a obtenu que 135 parrainages d'élus sur les 500 nécessaires. Ce système était déjà l'occasion d'essayer le jugement majoritaire, via un système proche.

Cette seconde vague grandeur nature, avec les candidats en lice pour la présidence, se veut surtout une expérience scientifique. Mais elle doit aussi familiariser les internautes avec le vote électronique, présenté comme viable par les concepteurs de l'outil.

Tenter un principe vieux de dix ans (via Facebook Messenger)

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