Firefox 52 active le support de WebAssembly et renforce l'alerte sur les sites non sécurisés

Entre autres améliorations 42
En bref
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Crédits : iStock/ThinkStock
Navigateurs
David Legrand

Firefox 52 est là. Et si l'on devrait surtout parler de la mise en place de WebAssembly ou d'une alerte bien plus visible en cas de connexion à des sites non sécurisés, bien d'autres améliorations intéressantes sont de la partie.

Mozilla vient de diffuser la version 52 de son navigateur Firefox. Celle-ci apporte de nombreuses évolutions attendues, telles que le support de WebAssembly (aka wsam). Pour rappel, il s'agit d'un projet commun à Apple, Google, Microsoft et Mozilla qui ambitionne de créer un format de binaires pour le web (voir notre analyse). 

Firefox premier sur l'implémentation de WebAssembly

Il s'agit aussi de proposer des applications complexes avec de bien meilleures performances, comme dans le cas des jeux, de l'édition multimédia ou autres outils de visualisation de données. De premières démonstrations ont été mises en ligne l'année dernière, désormais on passe à l'implémentation concrète.

Firefox fait donc office de précurseur, puisqu'il faudra encore attendre un peu pour voir cette technologie débarquer dans Chrome, Edge ou encore Safari. Si vous voulez tester WebAssembly, vous pouvez vous rendre par ici pour une scène 3D proposée par Epic ou par là pour essayer un petit jeu exploitant Unity.

Les développeurs peuvent aussi se rendre dans la documentation proposée par Mozilla ou sur le dépôt GitHub du projet.

Une alerte plus visible en cas de connexion sur un site non sécurisé

Comme Chrome, Firefox avait récemment mis en place une alerte dans le cas où un utilisateur venait à se connecter à un site à travers une page non sécurisée. Une pratique qui vise à informer plus clairement les internautes sur les dangers des pages HTTP qui restent encore souvent la norme.

Cela aboutira d'ailleurs à terme à considérer que toute page non HTTPS doit être identifiée spécifiquement. Le cadenas vert des sites sécurisés sera alors complété par un cadenas rouge de plus en plus visible.

Pour le moment, les navigateurs ont surtout décidé de s'attaquer à la phase de connexion, qui pose le plus de problèmes. En effet, à chaque fois que vous vous connectez via un site en HTTP, votre mot de passe lui est envoyé en clair. Ainsi, n'importe qui sur votre réseau est susceptible de pouvoir l'intercepter. Un problème décuplé lorsqu'un utilisateur se trouve par exemple sur un Wi-Fi public.

Jusqu'à maintenant, Firefox affichait donc un cadenas barré lorsque vous vous trouviez sur une page n'utilisant pas SSL/TLS contenant un champ de mot de passe. En cliquant dessus vous aviez un message d'information vous expliquant la raison de cette mention. Désormais, ce message sera affiché directement au sein du formulaire :

Sites non HTTP Firefox 52Sites non HTTP Firefox 52Sites non HTTP Firefox 52
Le Figaro / La Fnac / myCanal

Autant dire que cela va faire bizarre à de nombreux éditeurs de sites, puisque rares sont encore ceux qui ont fait l'effort de passer au tout HTTPS ou encore de proposer au moins une connexion à travers un sous-domaine sécurisé. Le renforcement de cette alerte dans Firefox, puis sans doute dans Chrome, devrait sans doute accélérer les choses.

Cookies sécurisés stricts, SHA-1 et partage d'écran WebRTC

Dans le même temps, on apprend que les cookies sécurisés sont désormais gérés de manière stricte. Ainsi, un site HTTP ne pourra plus gérer un cookie ayant le même nom qu'un cookie sécurisé depuis le même domaine. Si un certificat utilise SHA-1, une alerte sera aussi levée (voir notre analyse).

Enfin, la gestion du partage d'écran WebRTC a été assouplie, une liste des éléments pouvant être partagés étant désormais accompagnée d'une preview afin d'éviter toute fausse manipulation. Notez au passage que Google Hangouts ne fonctionnera pas, le problème étant en cours de résolution.

Firefox 52 WebRTC PreviewFirefox 52 WebRTC Preview

CSS Grid, await, support NPAPI, portails Wi-Fi captifs et versions mobiles

L'équipe de Mozilla indique avoir amélioré la gestion des portails Wi-Fi captifs avec une alerte affichée à l'utilisateur l'invitant à se connecter lorsque cela est nécessaire, mais aussi la synchronisation en permettant aux utilisateurs d'envoyer et d'ouvrir des onglets entre différentes machines.

Elle a aussi implémenté plusieurs améliorations pour les développeurs. Il est notamment question des grilles CSS (CSS Grid) et du Grid Inspector, d'un outil plus performant pour l'analyse du responsive design, ou les fonctions asynchrones d'ECMAScript 2017 (async) et l'opérateur await. Vous trouverez plus de détails dans ce billet de Mozilla Hacks.

Le support des Netscape Plugin API (NPAPI) plugins autres que Flash a été retiré. Ainsi, Silverlight, Java, les outils Acrobat et autres ne sont plus supportés. Il en est de même pour Battery Status API, comme nous l'avions déjà évoqué. Et ce, notamment pour des raisons de sécurité.

Du côté des versions mobiles, on apprend que l'APK sous Android a été allégé d'au moins 5 Mo, et que les cookies sécurisés ont aussi été implémentés de manière stricte. Une barre de notification permettant de gérer la mise en pause des contenus multimédias est aussi intégrée. La version iOS, elle, n'a pas été mise à jour depuis le 17 février dernier.

Comme toujours vous pouvez mettre à jour Firefox sur votre ordinateur en vous rendant dans l'aide du navigateur (menu hamburger > point d'interrogation) puis dans À propos de Firefox. Vous pouvez aussi télécharger directement la dernière version :


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