Visual Studio 2017 est disponible en version finale, les principales nouveautés

Une version spéciale 20 ans 49
En bref
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Développeurs
Vincent Hermann

Visual Studio 2017 est désormais disponible au téléchargement ou à l’achat, selon l’édition retenue. Pour Microsoft, il s’agit clairement de la version de la « maturité », l’éditeur ayant de grandes ambitions pour son EDI, censé répondre à tous les besoins.

Avec la sortie de cette quinzième version, Microsoft fête les 20 ans de son environnement de développement intégré. Le produit est très différent des premières versions, tant par les langages supportés que par les fonctions proposées. À ses débuts, Visual Studio étant en effet une collection d’outils spécifiques et dépendants des langages, alors qu’il est maintenant un environnement intégré, donc proposant un socle commun de possibilités pour l’ensemble des projets.

Comme nous l’a expliqué Samuel Metias, responsable Agile & DevOps chez Microsoft France, la nouvelle mouture s’articule autour de quatre grands axes : cloud, mobilité, performances et devops, ce dernier terme désignant la possibilité de rassembler sur un même objectif l’ensemble des intervenants sur un même projet.

De meilleures performances dans l'installeur et au lancement

L’une des principales améliorations de la version 2017 concerne les performances, via plusieurs changements importants. Samuel Metias nous explique ainsi que les développeurs ont opéré une « déconstruction » du produit, afin de les réassembler en divers modules. L’installation est donc nettement plus fine : elle prend moins de temps, moins de place, inscrit « beaucoup moins de clés de registres », la granularité permettant de ne choisir que les composants qui intéressent l’utilisateur.

Le chargement des projets se veut également nettement plus rapide, avec d’une part des améliorations sur les performances globales, et d’autre part un nombre plus restreint de fichiers. L’EDI peut d’ailleurs ouvrir des dossiers et considérer le contenu comme un fichier, même s’il n’y trouve pas les classiques données spécifiques à Visual Studio. Une fonction ajoutée pour qu'un développeur puisse reprendre dans le produit un code travaillé depuis un autre EDI.

visual studio installation 15

.NET Core, Docker et les langages supportés

Côté cloud, on reste sur l’orientation prise par Microsoft ces dernières années, désormais renforcée. Visual Studio 2017 peut donc évidemment gérer les projets sur site, ceux pleinement dans le cloud, ainsi que les projets de cloud hybride, qui mélange les ressources locales et distantes. L’EDI est en phase avec les versions 1.0 et 1.1 de .NET Core et ASP.NET Core, qui sont pour rappel des « reboots » de ces technologies, mais en open source et multiplateforme.

L’intégration de Docker est également beaucoup plus présente, ce qui n’a rien d’une surprise. En théorie, un développeur peut donc créer une application, l’empaqueter dans un conteneur Docker et l’envoyer sur Azure en quelques clics.

Pour le développement lui-même, la liste des langages supportés ne change pas. On reste donc sur C++, C#, JavaScript, Visual Basic .NET et ainsi de suite. Seul Python ne fait pas encore partie de la version finale, alors qu’il est présent dans les préversions, une question de « qualité » d’intégration selon Samuel Metias.

visual studio 2017

Test unitaires « live », IntelliSense et C++17

Plusieurs fonctionnalités apparaissent pour l’édition. Les « live unit tests » affichent par exemple au cours de la frappe les lignes de code qui peuvent faire l’objet de tests unitaires, tout en indiquant si ces tests réussissent ou échouent. « Run to click » permet de son côté d’exécuter un programme jusqu’à la ligne de code choisit puis de le mettre en pause dans le débogueur.

L’enrichissement d’IntelliSense continue aussi, avec une plus grande automatisation. Par exemple, écrire deux lettres en majuscules liste immédiatement toutes les méthodes qui les ont dans leur nom. C++ gagne de son côté un certain nombre de nouveautés héritées de la norme C++17 et supporte désormais les scripts CMake.

Xamarin plus présent, Redgate pour les bases de données et Git

Côté mobilité, l’intégration de Xamarin est également plus présente, ce dont on pouvait se douter après le rachat de l’entreprise par Microsoft. On retrouve donc IntelliSense dans le XAML des Xamarin Forms, ainsi qu’un prévisualiseur pour ces dernières. Par ailleurs, certaines étapes sont largement simplifiées. Par exemple, ajouter un service dans une application mobile importe automatiquement toutes les dépendances associées.

Pour le devops, il s’agit surtout de simplifier des étapes qui pouvaient auparavant être rébarbatives. Certains outils tiers, comme ceux de Redgate, ont donc été intégrés pour permettre notamment de chercher du code SQL sur plusieurs bases de données en même temps. L’intégration de Git est elle aussi renforcée, avec un changement important au passage : Visual Studio n’utilise plus la bibliothèque libgit2 de GitHub mais directement l’exécutable Git.

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Les mêmes éditions, aux mêmes tarifs

Les éditions et les tarifs de cette version 2017 ne changent pas. On retrouve donc essentiellement les moutures Professionnal et Enterprise, pour respectivement 639 et 3 289 euros, bien que des variantes existent, notamment MSDN pour la Professionnal. La version Community, gratuite pour les développeurs seuls ou en petites équipes, est toujours présente elle aussi, reprenant dans les grandes lignes la mouture Pro.

Notez qu’on ne sait pas si cette version finale correspond à la dernière Release Candidate distribuée, mais il est dans tous les cas possible de passer par une mise à jour directe, sans besoin de le désinstaller puis de le réinstaller. Nous avons posé la question à Microsoft, qui devrait revenir vers nous avec la réponse.


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