États-Unis : une proposition de loi pour scruter l'activité en ligne d’un demandeur de visa

La panade de Jim 67
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Crédits : mjbs/iStock
Loi
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le vendredi 17 février 2017 à 16:47
Marc Rees

Le représentant Jim Banks a déposé sa proposition de loi nommée  Visa Investigation and Social Media Act (VISA) of 2017. L’enjeu ? Autoriser les services du département de la Sécurité intérieure à scruter les activités sur Internet des demandeurs de visa.

 « Nous devons avoir l’assurance que ceux qui entrent dans notre pays ne prétendent pas nous nuire » a expliqué cet élu dans un communiqué de presse. Cette proposition votée, les services américains pourraient en effet examiner l’ensemble des activités en ligne d’un prétendant au précieux sésame. 

Tweets, vidéos, billets, photos...

Mais quelles activités ? L’élu cite expressément les tweets publics, les vidéos sur YouTube, les photos et autres contenus sur Facebook. « Les employeurs examinent minutieusement les candidats de cette façon, il est temps selon moi de faire la même chose pour les demandeurs de visa. »

La proposition de loi, non encore publiée, contiendra d’autres mesures. Ainsi, il sera possible aux services d’auditionner toutes les personnes de plus de 11 ans, désireuses de rentrer aux États-Unis. Mieux : le demandeur devra fournir une traduction anglaise de tous les documents.

Cette mesure viendrait accompagner celle décidée en décembre dernier. L’Electronic System for Travel Authorization, qui permet de rentrer cette fois dans ce pays sans visa, comprend désormais une case, certes optionnelle, où quiconque peut renseigner ses identités sur les réseaux sociaux

L'activité sur les réseaux sociaux dans le Visa Waiver Program

Cette modification du Visa Waiver Program, poussée par le département de la Sécurité intérieure sous la présidence Obama, a suscité une levée de boucliers, comme l’a synthétisé Libération. Nos confrères citent ainsi le communiqué commun de l’ACLU, l’Electronic Frontier Foundation and la New America Foundation : « Ce programme mettrait en péril la vie privée individuelle et la liberté d’expression et il aboutirait à une augmentation significative des activités d’espionnage ».

La question soulevée est en effet celle du sort de ces informations. Dans les colonnes de Politico, Michael W. Macleod-Ball, l’un des responsables de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) regrette le faible encadrement, « définissant la façon dont cette information est collectée, conservée et transmises aux autres services et il n’y aucune ligne directrice limitant leur usage par le gouvernement ». 


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