Pour le sénateur Gaëtan Gorce, le rapport sur le fichier TES confirme les craintes des opposants

Et donc de Gorce Gaëtan 19
En bref
image dediée
Crédits : Senat.fr
Loi
Marc Rees

Dans un bref communiqué, le sénateur de la Nièvre réclame une nouvelle fois la suspension du fichier central des cartes nationales d’identité et des passeports. Il s’appuie sur le récent rapport d'audit de l’ANSSI et de la DINSIC. 

Les conclusions du rapport commandé par le ministère de l’Intérieur à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et à la Direction interministérielle du numérique et du système d'information et de communication de l'État (DINSIC), n’ont pas été très glorieuses pour ce fichier biométrique monstre.

Saisies par une lettre de mission très cadrée, proscrivant la quête de solution alternative, les deux administrations ont épinglé plusieurs problèmes sur ce dispositif défendu bec et ongle par Bernard Cazeneuve.

Ainsi, l'épreuve de ces conclusions dézingue les propos de Bernard Cazeneuve qui jurait que le fichier sur les titres électroniques sécurisés ne pouvait que servir à authentifier, jamais à identifier une  personne à l’aide de ses traces biométriques. Au contraire, explique le document, TES « peut techniquement être détourné à des fins d’identification, malgré le caractère unidirectionnel du lien informatique mis en œuvre pour relier les données d’identification alphanumériques aux données biométriques ».

Les craintes des opposants confirmées

Du côté du sénateur PS, « ce rapport confirme largement les craintes exprimées par les opposants au fichier TES », d’autant que selon la DINSIC-ANSSI, TES souffre d'un « certain nombre de vulnérabilités de gravité variable ».  

Pour Gaëtan Gorce, « l’absence d’une protection intégrale des données dès lors qu’elles seront centralisées est susceptible de conduire à des détournements pouvant mettre en péril la sécurité de nos concitoyens ». Et celui-ci de réclamer, à nouveau, la suspension de TES tout « en renonçant à la constitution d'une base centralisée ».

Le gouvernement n’est pas vraiment sur cette longueur d’ondes : il a chargé une commission d’homologation de poursuivre ses travaux avec l’ANSSI et la DINSIC. Cette commission est appelée à se prononcer d’ici la mi-février « sur l’analyse des risques et la conformité des mesures de maîtrise de ces risques ». Le processus « sera ainsi mené à son terme ». Le ministère indique enfin que le système bénéficiera « en permanence d’un niveau de sécurité adapté aux risques et menaces, avec une réévaluation annuelle du dispositif ».


chargement
Chargement des commentaires...