Grandes ondes : France Inter s'arrêtera au 1er janvier, pas le service d'horloge atomique

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Crédits : zodebala/iStock
Nouvelle Techno
Par
le mercredi 21 décembre 2016 à 09:30
Sébastien Gavois

À partir du 1er janvier 2017, France Inter cessera d'émettre sur les grandes ondes (162 kHz), mais l'ANFR prendra le relais concernant le signal horaire – établi à partir d'horloges atomiques – qui est diffusé sur la même fréquence.

En France, l'organisation du spectre des fréquences est un méli-mélo complexe de différentes bandes attribuées à des services précis, même si certaines sont ouvertes. Parmi les fréquences les plus basses, on retrouve les grandes ondes radio (alias GO ou LF pour « Low Frequency ») en modulation d'amplitude (AM). Elles ont l'avantage de proposer une très grande portée de plusieurs centaines de kilomètres.

France Inter tire sa révérence sur les grandes ondes...

Très utilisées il y a plusieurs dizaines d'années, elles ont petit à petit été délaissées. Comme cela a déjà été annoncé, France Inter qui est actuellement disponible sur la fréquence des 162 kHz cessera d'émettre à compter du 1er janvier 2017 (uniquement sur cette bande, la radio continue évidemment d'exister).

De plus, depuis 1977, cette fréquence transmet un signal horaire de référence élaboré à partir d’horloges atomiques explique l'Agence nationale des fréquences (ANFR). Elle ajoute qu'il est « d’une précision très élevée et d’une grande fiabilité » et qu'il pénètre également mieux à l'intérieur des bâtiments que d'autres services équivalents comme le GPS ou les réseaux de téléphonie mobile. L'émetteur utilisé se trouve sur la commune d'Allouis dans le Cher et inonde toute la France métropolitaine.

... mais l'ANFR prend le relai pour le signal horaire

Problème, ce service est largement utilisé dans des secteurs clés de l’industrie afin de synchroniser plus de 200 000 horloges indique l'ANFR. Cette dernière cite quelques exemples : la SNCF, Enedis (anciennement ERDF), Aéroports de Paris ainsi que des collectivités locales. Dans le lot, on retrouve notamment des horloges de lieux publics, des panneaux d’information, des systèmes de commandes de l’éclairage ainsi que la synchronisation des horodateurs. Difficile de les laisser sans aucune synchronisation donc.

Afin de maintenir ce service en état de marche malgré l’arrêt de la diffusion de France Inter, l'ANFR explique qu'elle a été « missionnée » par le gouvernement afin de maintenir la diffusion du signal horaire, et ce, dès le 1er janvier 2017. En partenariat avec TDF et les principaux utilisateurs de ce service, des tests seront effectués dès le début de l'année prochaine.


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