Windows 10 sur ARM réclamera au minimum un Snapdragon 835

Simple question de performances ? 71
En bref
image dediée
OS
Vincent Hermann

Microsoft a annoncé mercredi soir une version spéciale de Windows 10 compilée en ARM64 pour un nouveau type de PC que l’éditeur décrit comme « cellulaire ». Cependant, il n’est pas question de mettre à jour les produits existants, et les premiers commenceront avec un Snapdragon 835.

L’annonce en a surpris plus d’un, surtout après l’échec de Windows RT : Microsoft revient sur la plateforme ARM. Techniquement, on pourrait arguer que l’éditeur n’en est jamais vraiment parti, Windows 10 Mobile étant justement une version compilée pour ARM du système. Mais on parle ici de PC qui auraient cette fois la capacité de lancer les applications Win32 tierces, via un émulateur spécifique.

Un Snapdragon 835 au minimum

Microsoft ayant fait la démonstration sur un Snapdragon 820 épaulé par 4 Go de mémoire vive, certains se sont demandé si des produits existants ne pourraient pas être mis à jour avec cette nouvelle version, particulièrement les smartphones. La réponse est non : il faudra impérativement de nouveaux matériels, les premiers modèles embarquant le prochain Snapdragon 835.

La sentence a été confirmée à Neowin. On ne sait pas exactement pourquoi ce modèle en particulier est attendu, mais on peut supposer qu’il s’agit tout simplement d’une question de performances. Même si la démonstration montrait une réactivité honorable pour le lancement des applications Win32, l’émulation est un processus très gourmand en puissance, une bonne partie étant investie dans la conversion des instructions liées à une architecture spécifique.

Le Snapdragon 835, annoncé le mois dernier, possède selon Qualcomm des performances supérieures de 27 % au Snapdragon 821, lui-même 10 % au-dessus du 820. Le nouveau SoC n’est pas attendu avant le printemps prochain, et il faudra donc encore plusieurs mois avant que n’arrivent les premiers PC cellulaires, qui risquent d’entrer en confrontation directe avec les Chromebooks.

Quid des pilotes et des autres fabricants de SoC ?

Notez que Microsoft devra également répondre à certaines questions en suspens. Par exemple, sur la possibilité plus tard que ces PC utilisent des SoC d’autres constructeurs. L’annonce du partenariat avec Qualcomm verrouille de fait le sort des futures machines, mais il n’est pas impossible que Microsoft ouvre la voie à d’autres partenaires, à moins que la technique utilisée ne fasse appel à des extensions spécifiques.

L’autre grande question concerne les pilotes : Microsoft va-t-il fournir la totalité du stock actuel en version ARM64 ? L’éditeur a sans aucun doute prévu une conversion de la base fournie avec le système, mais qu’en est-il de ceux présents sur Windows Update ? Sans parler des équipements spécifiques qui peuvent nécessiter des pilotes adaptés fournis par les constructeurs.

La société devrait cependant aborder ces points dans les mois qui viennent, ne serait-ce que pour préciser ce qui sera possible ou non, par exemple dans une FAQ.


chargement
Chargement des commentaires...