Opera détaille le fonctionnement de sa barre de préchargement spéculatif

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Navigateurs
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le jeudi 08 décembre 2016 à 14:09
Vincent Hermann

Lorsqu’Opera a publié la première version Developer d’Opera 43, une nouveauté particulière était présente : la barre prédictive. L’éditeur revient sur son fonctionnement, qui a pour but de prédire les actions de l’utilisateur pour charger à l’avance les pages web.

Dans son billet de blog, Opera aborde la manière dont un navigateur peut accélérer le chargement des pages web. Beaucoup contiennent aujourd’hui une balise de préchargement, largement utilisée par Google notamment pour commencer à charger les pages les plus logiques avant que l’utilisateur n’y fasse appel.

Tabler sur le comportement prévisible des internautes

Opera se pose donc la question de ce qu’il sera possible de faire pour accélérer encore ce chargement. Dans la version 43 du navigateur, actuellement dans la branche Developer (avant la bêta), la société propose ce qu’elle nomme une « barre de préchargement spéculatif ». L’idée est simple : au fur et à mesure que l’utilisateur tape des caractères dans la barre d’adresse/recherche, Opera calcule quelles sont les URL les plus susceptibles d’être visitées et précharge les pages.

Opera 43 dispose donc d’un algorithme spécifique pour cette fonctionnalité, basé évidemment en partie sur les pages les plus souvent visitées ou, dans le cas d’une recherche, sur celles qui sont le plus à même d’être consultées, par exemple sur Wikipedia. Chaque préchargement d’une page ouvre un nouveau processus de calcul.

Des gains mineurs, mais sensibles

La société norvégienne joue franc jeu : pas question d’attendre de cette barre spéculative des résultats foudroyants. Le gain attendu est en moyenne d’une seconde par page, ce qui ne fera pas une différence énorme, mais est néanmoins suffisante pour que l’utilisateur remarque une meilleure réactivité générale. Par ailleurs, cette moyenne tient compte des habitudes du plus grand nombre. Les internautes ayant des besoins moins classiques pourraient moins sentir la différence.

L’éditeur indique également que la tâche est complexe, citant des études selon lesquelles 80 % des pages préchargées servent en réalité. Bien que le chiffre paraisse conséquent, il indique que 20 % des pages sont chargées pour rien, ce qui représente tout de même une perte importante « d’électrons ». C’est pourquoi la fonctionnalité se désactive automatiquement quand l’ordinateur est en mode batterie. Par ailleurs, l’utilisateur peut la couper définitivement en allant décocher la case idoine dans les options liées à la sécurité.


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