Articles « bidons » : Facebook demande à des internautes d'évaluer certains titres

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Reseaux Sociaux
Guénaël Pépin

Facebook commence à demander à certains membres si les titres d'articles apparaissant dans leur flux d'actualités leur semblent trompeurs. Une réponse concrète aux critiques, après plus d'un mois de polémique sur la propagation de fausses actualités sur le réseau social.

Facebook interroge certains de ses utilisateurs sur la véracité des contenus qui apparaissent dans leur fil d'actualités. Le réseau social leur demande ainsi « dans quelle mesure la formulation du titre peut être trompeuse ». Les réponses vont de « Pas du tout » à « Complètement ». Il n'est pas encore dit que l'opération a été étendue à d'autres pays que les États-Unis.

Confirmée officiellement à TechCrunch, elle est une réponse aux lourdes critiques qu'a reçu le réseau social ces dernières semaines quant à la propagation d'articles « bidons » entre ses utilisateurs... Quand bien même il est difficile d'accuser un seul acteur sur ce phénomène (voir notre analyse).

Des sondages et des promesses pour Facebook

Même si ce sont les internautes eux-mêmes qui partagent les articles « bidons » sur Facebook, l'entreprise s'appuie bien sur leur avis pour déterminer ce qui est crédible ou non. Des démarches similaires ont déjà été utilisées pour définir le niveau de qualité des actualités présentées aux internautes, ou pour détecter les articles « pièges à clics » (clickbait). La méthode concrète pour sélectionner les actualités et l'usage des données restent secrets.

En lançant ces sondages, Facebook remplit l'une des promesses fournies il y a quelques semaines, peu après l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Il détaillait un plan d'actions, qui consiste notamment à améliorer la détection des contenus trompeurs, leur signalement, à se rapprocher de médias établis et à décourager économiquement les sites d'actualités bidons.

Selon Business Insider, une deuxième de ces promesses serait en chantier. Le réseau social préparerait également une catégorie Collections, qui reprendrait la production d'entreprises de presse partenaires, triées sur le volet. Une initiative qui s'inspire de la fonction Discover de Snapchat, composée de contenus spécifiquement conçus par des médias en ligne.

Chez Facebook, ils apparaitraient sous forme de médias recommandés dans le fil d'actualités, leur fournissant donc un accès privilégié à ses membres. Cette éditorialisation tranche avec l'attitude habituelle de Facebook, qui se défend de toute manipulation en se retranchant derrière la « neutralité » de ses algorithmes.

Les contenus de fact-checking signalés sur Google Actualités

Ces efforts de Facebook en rappellent d'autres. À la mi-octobre, Google a annoncé faire ressortir les articles de fact-checking, en vogue chez de nombreux médias. Sur les éditions américaine et britannique de Google Actualités, ces contenus sont signalés comme le sont déjà les éditoriaux ou les articles de fond. Pour les différencier, le service s'appuie sur le balisage ClaimReview et une analyse du contenu.

À la mi-novembre, Facebook et Google avaient également affirmé qu'ils refusent désormais les sites d'actualités « bidon » au sein de leurs régies publicitaires. Selon les critiques des deux entreprises, ce sont leurs régies et les larges revenus qu'ils peuvent prodiguer qui encouragent la multiplication des faux contenus accrocheurs. Les sociétés ont donc répondu publiquement au problème, même si les effets restent encore à prouver.


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