Revue de presse : The Last Guardian, entre poésie et frustrations

Le meilleur ambassadeur de la PS4 Pro 39
En bref
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Jeux video
Kevin Hottot

Après de longues années d'attente et d'incertitudes, The Last Guardian est enfin disponible, sur PlayStation 4 uniquement. Si le titre de Sony est globalement une réussite, il n'empêche que nos confrères ont relevé quelques gros défauts, que certains pardonnent moins que d'autres. 

Dans le domaine des jeux vidéo, cette fin d'année 2016 aura été marquée par le lancement de deux arlésiennes : Final Fantasy XV, dont Square Enix a accouché après dix ans de gestation, mais aussi The Last Guardian. Le jeu édité par Sony sort enfin, neuf ans après son annonce et un nombre incalculable de rumeurs jurant que son développement avait été annulé.

The last delay

Mais le titre est enfin là. D'abord prévu pour PlayStation 3, il ne déploie finalement ses ailes que sur PlayStation 4, de préférence sur sa variante Pro afin d'en gommer la plupart des imperfections techniques, notamment son framerate qui dans certaines scènes frise l'indécence en passant sous la barre des 10 images par seconde. 

Mais qu'importe la technique, The Last Guardian se veut être un jeu d'aventure misant avant tout sur sa narration et sa direction artistique pour se démarquer. De ce point de vue, le pari semble réussi si l'on s'appuie sur les avis de nos confrères. Si tout commence au fond d'une grotte humide, les décors s'ouvrent rapidement dans des ruines où la nature a repris ses droits, et ou un garçonnet sans nom fait la rencontre de Trico, une chimère qui a du chien, mais aussi des airs de rapace.

En plus d'être l'un des principaux protagonistes de cette aventure Trico est également un compagnon, mais aussi un des éléments clés du gameplay : le garçonnet et l'animal dépendent énormément l'un de l'autre, et il est indispensable de tenir compte des deux pour avancer. Trico reste cependant un animal et n'est pas toujours très futé. Le moindre tonneau de nourriture suffira à le distraire. Si vous vous éloignez trop, il essaiera, un peu bêtement, de se faufiler dans des interstices bien trop petits pour lui. Des détails qui au bout du compte le rendent attachant.

Puzzles et frustrations

The Last Guardian hérite également de quelques-uns des défauts de Shadow of the Colossus dont il descend. Les mouvements de caméra sont ainsi plus que perfectibles, tandis que les bugs de collision sont foison et influent négativement sur le gameplay. Gamekult note par exemple qu'il n'est pas rare de « finir étalé au sol ou au fond d'un précipice alors qu'on voulait juste se relever sur Trico [ou de] ne pas sauter droit à cause d'un changement d'angle de vue inopiné ».

À ces couacs, s'ajoutent un moteur physique un peu lourd et qui fait lui aussi parfois des siennes. Les déplacements du garçonnet sont un peu patauds, mais heureusement, les quelques situations d'urgence rencontrées au fil de l'aventure sont finalement assez permissives. « Le pivot central du challenge n'est pas la dextérité mais l'observation, la logique, l'entraide », notent ainsi nos confrères. 

Que les moins affutés d'entre nous se rassurent donc, il n'est pas nécessaire d'apprendre moult combos pour s'en sortir, seule la vivacité de notre cervelle fera la différence. En cas de problème, l'interface du jeu, minimaliste à souhait, dissémine de discrets indices pour nous ramener dans le droit chemin, sans pour autant ruiner l'immersion. Un bon point qui se fait malheureusement de plus en plus rare dans les productions récentes, qui abusent parfois de laids effets de surbrillance pour nous indiquer la marche à suivre.

Si vous envisagez de craquer pour The Last Guardian, sachez qu'il est d'ores et déjà disponible sur PlayStation 4, mais que vous devrez compter environ 60 euros pour vous en offrir une copie. Des packs comprenant la console et le jeu sont également proposés à partir de 329 euros. Le reste, nous vous laissons le découvrir en compagnie de nos confrères.

En français :

En anglais :

  • ArsTechnica Non noté - « Buy it if you're ready to be an exceptionally patient pet owner »
  • Destructoid (8,5/10)
  • Eurogamer Non noté - « Does The Last Guardian live up to its lineage ? It does so much more »
  • Game Informer (8/10)
  • IGN (7/10)
  • Kotaku Non noté - « Slighty more lovable than your average house cat »
  • Polygon (7,5/10)

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