Détournement de code promo : Showroomprivé porte plainte, 20 000 commandes annulées

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Justice
Xavier Berne

Le site Showroomprivé vient d’annuler 20 000 commandes passées à l’aide d’un « faux » code de réduction de 50 euros – qui était en réalité un vrai mais qui n’aurait pas du être utilisé autant de fois. L’entreprise annonce avoir porté plainte, ce qui ne devrait toutefois guère calmer la colère des internautes qui pensaient avoir flairé la bonne affaire.

Comment ne pas être tenté par un bon d’achat d’un tel montant, utilisable sur n’importe quelle commande de plus 50 euros ? Comme le raconte le magazine 60 millions de consommateurs, le code permettant de profiter de cette offre très alléchante s’est rapidement répandu entre internautes, dimanche 13 novembre, notamment sur Twitter. Certains ont même réussi à le faire fonctionner plusieurs fois pour un même panier.

Résultat : plus de 20 000 commandes en quelques heures.

Mais après la joie d’avoir conclu une affaire du tonnerre, l’heure est désormais à la déception. Ayant détecté une hausse anormale de ses ventes, Showroomprivé a désactivé le fameux code et annulé toutes les commandes. Les clients devraient être remboursés sous cinq jours ouvrés.

Le fameux code « n’avait pas vocation à être diffusé »

L'explication ? Ce bon de réduction « a été utilisé il y a plusieurs mois dans un contexte particulier, et il n’avait pas vocation à être diffusé auprès de nos clients », a déclaré Erwan Le Meur, directeur juridique du cybermarchand, auprès de nos confrères.

« L’offre ne figurait pas sur notre site. Elle a été diffusée uniquement sur les réseaux sociaux, a poursuivi l’intéressé. Nous sommes en train d’étudier d’où provient le problème. Nous avons déposé plainte et menons une enquête en interne. Nous sommes, nous aussi, victimes dans cette affaire. »

Inutile d’espérer que le e-commerçant honore malgré tout ces commandes, mêmes validées : ses conditions générales de vente stipulent que « Showroomprive.com a la faculté d’annuler ou refuser la commande d’un Membre pour motif légitime, notamment en cas d’ (...) utilisation frauduleuse du système de bon d’achat ». La jurisprudence retient en outre de longue date qu’en matière d’erreur de prix, le commerçant reste lié par le tarif étiqueté à tort, sauf lorsque le prix de vente apparaît comme « dérisoire ». Ce qui était à l’évidence le cas ici.


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