Compteurs communicants : nouveaux détails sur l’émetteur radio couplé à Linky

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Crédits : ERDF
Loi
Marc Rees

Les consommateurs sous certains minimas sociaux profiteront bientôt d’un dispositif d’affichage gratuit et en temps réel des données de comptage des compteurs Linky (électricité) et Gazpar (gaz). Un nouveau texte permet d’en savoir un peu plus sur les raisons entre Linky et cet appareil déporté.

Mi-août, le gouvernement a ébauché un projet d’arrêté décrivant les données affichées sur des boitiers déportés, installés gratuitement et destinés à faciliter la maîtrise de la consommation d’énergie : puissance instantanée, actualisée toute les cinq secondes, évolution de la puissance moyenne, de la puissance maximale ou encore la consommation exprimée en euros par mégawatt-sheure. Les consommateurs pourront ainsi avoir un maximum d'informations sur leurs usages domestiques.  

Cette application du Code de l’énergie  n’est cependant pas encore complète. En effet, un nouveau texte est sur la rampe pour décrire les spécificités d’interopérabilité minimale pour la transmission par onde radio entre l’émetteur de Linky et ce fameux boitier déporté. C’est l’objet d’un second projet d’arrêté notifié à Bruxelles par la France le 25 octobre.

Pour résumer, les spécifications seront standardisées et ouvertes afin de  décrire « l’ensemble des couches des protocoles, de la couche physique à la couche applicative afin de répondre aux nécessités d’interopérabilité avec les équipements aval » (article 1). Techniquement, les communications radio se feront sur deux bandes de fréquences (868-870 MHz  et 2.4-2.483 GHz), autorisant la réception simultanée de données et leur émission.

Dans les plans du gouvernement, les données seront émises « sur deux bandes de fréquences, selon deux protocoles ouverts et standardisés afin de garantir la transmission des données quelle que soit la configuration du logement du consommateur ».

Une clé de 128 bits pour assurer la confidentialité

Sans plonger dans les méandres de l’arrêté, retenons que les échanges seront chiffrés avec une clé de 128 bits, « conformément au référentiel général de sécurité de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) (...)afin de garantir la confidentialité et la sécurité des échanges de données de comptage ».

Et toujours selon le même texte administratif, « dans la bande de fréquences 2.4-2.483 GHz, le protocole de communication radio [devra] permettre la transmission de données via une topologie de réseau maillé multi points permettant l’optimisation du transit des échanges d’information avec les équipements aval ».

Minimiser la fréquence des transmissions

Un ensemble de normes inscrites en annexe accompagneront ces échanges, de même que sont prévues différentes solutions pour minimiser le trafic radio (segmentation des données en plusieurs modes d’émission, etc.)

Il est spécialement inscrit que l’émetteur devra intégrer « les fonctions qui permettent à un équipement aval de minimiser la fréquence des transmissions radio nécessaires à la production de ses services et l’impact de ces transmissions sur la ressource radio disponible pour les autres applications ». Une manière d'accompagner les conclusions de l’Agence nationale des fréquences qui estime n’avoir mesuré qu’une exposition très faible aux ondes dans ces équimements... 

Le texte notifié à Bruxelles ouvre une période de statu-quo de trois mois durant laquelle les autres États membres et la commission pourront émettre leurs observations. C’est seulement après ce terme qu’il pourra être appliqué. 


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