Nokia veut croquer les dernières parts d'Alcatel Lucent

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Société
Kevin Hottot

Alcatel Lucent va définitivement passer sous pavillon finlandais. Nokia, qui possède déjà un peu plus de 95 % du capital de l'ancien fleuron français des télécoms, va racheter l'ensemble des parts restantes pour retirer le groupe des marchés boursiers.

Un peu plus d'un an et demi, c'est le temps qu'il aura fallu au finlandais Nokia pour croquer la totalité du capital du géant français Alcatel Lucent. Le groupe finlandais avait d'abord déclaré ses intentions en avril 2015, avant de finaliser une première opération fin décembre 2015. Nokia disposait alors de seulement 76,3 % du capital et de 76,01 % des droits de vote de la multinationale française. Un score suffisant pour s'assurer le contrôle de l'entreprise. 

Petit à petit, l'oiseau fait son nid

Dans les mois qui ont suivi ce premier succès, Nokia a cherché à grignoter progressivement les parts qui ne lui étaient pas encore acquises. Il faudra attendre la mi-juin 2016 pour que le groupe annonce le franchissement du seuil fatidique des 95 % des droits de vote et du capital, étape indispensable avant d'envisager un retrait définitif de l'entreprise des marchés boursiers. 

Aujourd'hui, Nokia s'apprête à donner le coup de grâce. L'entreprise a fait savoir à l'Autorité des marchés financiers (AMF) qu'elle souhaitait procéder au retrait obligatoire des actions Alcatel Lucent et des obligations convertibles (Océane) encore en circulation. Montant total de l'opération : 632 millions d'euros. Finalisation prévue d'ici le début du mois d'octobre. À compter de cette date, Nokia disposera quoi qu'il arrive de la totalité des parts et des droits de vote d'Alcatel Lucent, et l'entreprise ne sera plus cotée en bourse.

Alcatel et Alcatel Lucent, deux oiseaux bien différents

À la lueur de cette nouvelle, il convient de rappeler un élément important. Les smartphones Alcatel OneTouch ne sont pas produits par Alcatel Lucent, mais par le chinois TCL avec lequel le groupe avait formé une co-entreprise en 2004, avant d'en vendre ses parts un an plus tard. La dénomination des terminaux est quant à elle restée, malgré une annonce en 2007 de l'abandon de la marque Alcatel sous cinq ans, qui n'aura finalement jamais lieu. Il ne faut donc pas voir dans ce rapprochement un signe supplémentaire d'un retour de Nokia sur le marché des smartphones.


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