SoftBank finalise le rachat d'ARM pour 32 milliards de dollars

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Crédits : RichVintage/iStock
Société
Kevin Hottot

C'est dans la boite. Le rachat du britannique ARM par SoftBank vient déjà d'être finalisé, moins de deux mois après l'officialisation de la transaction. Le géant nippon a signé un chèque de 24 milliards de livres, soit environ 28,7 milliards d'euros.

Au milieu du mois de juillet, alors que l'ambiance était plutôt aux vacances, SoftBank annonçait fièrement son intention de croquer ARM, un spécialiste britannique de la conception de puces mobiles. Montant annoncé pour l'opération : 24 milliards de livres, soit 28,7 milliards d'euros ou 32 milliards de dollars au cours actuel.

Un prix élevé qui se justifie par l'énorme part de marché occupée par ARM dans son secteur. Ses technologies et designs de puces se retrouvent en effet dans la quasi-totalité des puces équipant les smartphones et les tablettes. La rentabilité d'ARM est également au beau fixe, avec un bénéfice net de 680 millions de dollars en 2015, sur 1,28 milliard de dollars de chiffre d'affaires.

Des chiffres et des dettes

Pour financer cette acquisition SoftBank pouvait compter sur un épais pactole formé par la revente de certaines de ses parts prises dans Alibaba et celle de l'ensemble de sa participation dans Supercell, l'éditeur de Clash of Clans, deux opérations qui lui ont rapporté 16,5 milliards de dollars. 

Il restait à trouver les quelques milliards manquants, et pour cela, SoftBank a souscrit un prêt relais de 9,5 milliards de dollars et puisera dans ses réserves de cash. Après cette opération, le total des dettes de SoftBank s'élève à plus de 100 milliards de dollars. Un montant colossal que l'entreprise semble pourtant supporter aisément au quotidien. 

Les dernières signatures sont arrivées

Hier, le rachat d'ARM ayant été approuvé par tous les organismes qui devaient se prononcer à son sujet, l'opération a été finalisée. Dès aujourd'hui, ARM est pleinement intégrée dans la structure de SoftBank et la société britannique n'est plus listée en bourse.

Désormais, SoftBank a les pleins pouvoirs pour faire appliquer sa stratégie visant à « capturer les opportunités offertes par l'internet des objets », notamment en associant les forces d'ARM à celles de SoftBank Robotics, sa branche robotique née du rachat du français Aldebaran en 2015. Dernièrement, le britannique s'est aussi illustré en signant un accord avec Intel  permettant à ses clients de s'ouvrir les portes des lignes de production en 10 nm du géant californien.


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