Opera propose son VPN gratuit sur Android, avec envoi de données « anonymes »

Doctor Opera and mister SurfEasy 19
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Guénaël Pépin

Opera annonce la disponibilité sur Android de son service de VPN, conçu par sa filiale SurfEasy. Comme sur iOS, elle doit aussi supprimer le pistage publicitaire, peu importe le navigateur, en échange de l'envoi de données « anonymes » et de la possibilité de voir arriver des réclames.

Opera vient de publier son application Opera VPN pour Android, qui promet de « protéger » l'internaute des yeux indiscrets et de lui ouvrir les portes de cinq emplacements géographiques (Allemagne, Canada, États-Unis, Pays-Bas et Singapour).

L'application doit ainsi bloquer le pistage publicitaire, peu importe le navigateur utilisé et contient un outil d'évaluation de la sécurité des réseaux Wi-Fi (réseau public ou privé, chiffrement, nombre d'autres terminaux, risque de sniffing...) pour éviter les mauvaises surprises.

Des fonctions qui diffèrent entre Android et iOS

Cette version Android suit de trois mois l'édition iOS, dont la communication était bien plus centrée sur le blocage publicitaire, pour des fonctions de base similaires.

Les différences se situent plus dans les détails, l'interface sur iOS proposant explicitement une option de blocage de publicité, absente de la version Android. Cette dernière bloque les trackers via son « Guardian ». L'outil de test de Wi-Fi de la dernière application n'existe pas dans l'édition iOS.

Ce service gratuit est fourni par sa filiale SurfEasy (une société rachetée l'année dernière), bien moins connue que la marque « Opera » accolée au VPN. Malgré leur gratuité affichée, les deux applications ne sont pas sans contrepartie pour la société.

Collecte des données et de « probables » publicités

Au lancement de la version iOS, SurfEasy expliquait dans un billet de blog qu'elle collecte « des données anonymes » sur l'usage du téléphone. Ces informations sont ensuite fournies à des « tiers » qui veulent connaître les usages sur mobile. Bien entendu, SurfEasy préfère comparer l'opération à un large sondage sur l'ensemble de ses utilisateurs qu'à une collecte de données sans garantie sur leur finalité.

Dans ses conditions d'utilisation, valables pour les applications Android et iOS, le service évoque bien que « SurfEasy peut partager, vendre et/ou distribuer des données anonymisées agrégées à des tiers ». Lors de la sortie du VPN sur iOS, la société indiquait aussi que « des publicités feront sûrement leur apparition dans l'application à l'avenir », un comble pour un service qui se propose justement de bloquer les publicités affichées sur les sites web.

Un double discours qui a déjà valu quelques ennuis à l'éditeur du navigateur Brave. Reste donc à déterminer si les publicités seront proposées uniquement dans l'interface de son application ou si elles pourront apparaître sur les pages web visitées. Concernant Android, rien n'est précisé pour le moment. Bien entendu, un service de VPN payant, sans pistage ni publicité est aussi proposé.


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