SMS géolocalisés en cas d’attentat : réunions État/opérateurs à la rentrée

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Xavier Berne

Le député Luc Belot, qui milite depuis plusieurs mois pour que les opérateurs envoient automatiquement des SMS d’alerte aux personnes situées dans une zone dangereuse (attentat, catastrophe naturelle...) est-il en train de convaincre les autorités ? L’intéressé nous assure que le dossier « avance », des discussions étant prévues à la rentrée.

Les loupés de l’application officielle SAIP, qui n’a averti ses utilisateurs que bien après le drame de Nice, le 14 juillet dernier, sont manifestement passés par là. Avant la pause estivale, Luc Belot a pu rencontrer les services de la sécurité civile et des représentants du ministre de l’Intérieur.

Mi-juin, l’élu socialiste se plaignait de n’avoir eu aucun retour de la part de la Place Beauvau, alors qu’il plaide depuis le mois de mars pour des SMS géolocalisés que seraient contraints d’acheminer les opérateurs, aux frais de l’État, en cas de « dangers imminents » ou pour « atténuer les effets de catastrophes majeures » (tempêtes, inondations, tremblement de terre...).

L’intérêt d’un tel dispositif ? Sa portée bien plus large que celle de l’application SAIP, limitée aux possesseurs de smartphones sous iOS ou Android, l’ayant installée... Il pourrait également se révéler davantage précis : « On peut soit demander aux opérateurs d'envoyer un message d’alerte à tous les téléphones qui se trouvent autour d’une antenne, soit avoir, avec des systèmes de triangulation, une capacité à dire : entre trois antennes, je couvre telle rue ou tel bâtiment » expliquait Luc Belot.

Discussions « début septembre » entre autorités et opérateurs

« On avance sur ce dossier techniquement très complexe » confie aujourd’hui le parlementaire, suite à de « très bons contacts » avec les autorités. De nouveaux rendez-vous sont prévus « début septembre » avec les opérateurs et le cabinet de Bernard Cazeneuve – qui s’était initialement opposé à ce projet, sans que l'on sache réellement pourquoi (voir notre article).

« Techniquement tout est prêt », nous racontait le mois dernier un spécialiste des télécoms. « Simplement, la convention de remboursement a du mal à passer et voilà des années que les opérateurs expliquent au gouvernement qu’ils ne veulent pas autant de relations qu'il y a de préfectures. » La requête des acteurs de la téléphonie mobile ? L’instauration d’un portail commun, qui permettrait de centraliser les messages d’alerte. « Depuis cinq ou six ans, il y a des discussions sans fin sur le sujet. » Les événements tragiques ayant frappé notre pays ces derniers mois permettront peut-être de trouver une issue à ces tergiversations.


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