SpaceX : mission CRS-9 réussie, des détails sur le premier étage qui sera réutilisé

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Nouvelle Techno
Sébastien Gavois

SpaceX récupère encore un premier étage, celui de la mission CRS-9. Hans Koenigsmann, vice président de la société, en profite pour donner des détails sur le premier lancement d'une fusée avec un premier étage recyclé, même si rien n'est signé pour l'instant.

SpaceX vient de réussir un nouveau lancement. Baptisée CRS-9, il s'agit de la neuvième mission de ravitaillement de la station spatiale internationale sur la quinzaine prévue pour le compte de la NASA. Un peu plus de huit minutes après le décollage, le premier étage est retourné sur la terre ferme sans encombre. C'est la deuxième fois que SpaceX récupère un module de propulsion de cette manière, les autres tentatives s'étant déroulées sur une barge en mer.

C'est devenu une opération quasiment routinière pour la société d'Elon Musk, même si la mission du mois de juin avec les satellites EUTELSAT/ABS s'est soldée par un retour en flamme du premier étage à cause d'un « appauvrissement de l'oxygène liquide » qui a « provoqué l'arrêt du moteur au début juste au-dessus du pont ». Quoi qu'il en soit le hangar des fusées réutilisables se remplit de plus et plus, mais aucun lancement n'a pour le moment eu lieu avec un module de propulsion recyclé.

Elon Musk avait déjà annoncé qu'il visait septembre ou octobre pour cette opération. Lors du briefing de prélancement de la mission CRS-9, Hans Koenigsmann (vice résident de SpaceX), indique que le choix du premier étage qui repartira dans l'espace a été arrêté : il s'agit du deuxième à avoir été récupéré (qui est aussi le premier à avoir atterri sur une barge en pleine mer). Pour rappel, le tout premier module récupéré est conservé comme une pièce de musée par la société.

Les raisons de ce choix ne sont pas précisées, mais ce morceau de fusée a pu être examiné de près pendant plus de trois mois déjà, ce qui devrait permettre à SpaceX d'assurer des vérifications nécessaires au bon déroulement du lancement. Celui-ci sera en effet suivi de près et une explosion en plein vol serait dommageable pour l'image de marque de la société.

Reste maintenant à trouver un partenaire qui accepte de prendre ce genre de risque, ce qui n'est pas encore signé explique Hans Koenigsmann : « Nous sommes en pourparlers en ce moment, mais nous n'avons pas finalisé les négociations à l'heure actuelle ».


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