Après la France, le Royaume-Uni cherche sa fédération de l'e-sport

Souhaitons-leur que ça marche mieux que pour le foot 6
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Kevin Hottot

Comme la France, le Royaume-Uni cherche à se doter d'une fédération afin de pouvoir mieux encadrer le sport électronique. Si dans l'hexagone les travaux sont déjà bien avancés, outre-Manche, le premier coup de pelle a été donné hier.

Sous l'impulsion du gouvernement britannique, le Royaume-Uni vient de démarrer ses travaux afin de créer un cadre propice au développement du sport électronique. Première étape de ce lourd chantier, l'établissement d'une fédération regroupant les principaux acteurs de cette nouvelle industrie du divertissement. 

Une association pour bien démarrer

C'est hier qu'est née l'ébauche de cette fédération, sous le nom de British eSports Association. Ses locaux sont basés à Pinewood Studios, dans la banlieue ouest de Londres. Cette zone regroupe de très nombreux studios de cinéma, dont le célèbre plateau 007 sur lequel ont été tournés de nombreux James Bond. 

À la tête de cette association on retrouve Chester King, le PDG d'International eGames Group, l'entreprise qui organise les eGames, une compétition de jeu vidéo se tenant en marge des Jeux olympiques de Rio. Tournoi qui a souvent été décrit à tort comme les Jeux Olympiques de l'e-sport, celui-ci n'ayant aucun lien avec le Comité International Olympique. Chester King sera accompagné par Andy Payne, officier de l'ordre de l'empire britannique et ex président de l'UKIE, l'équivalent local de notre Syndicat national du jeu vidéo (SNJV).

Le reste de la liste des membres n'a pas encore été arrêtée. L'association vient en effet d'entrer dans une phase de consultation de trois mois, durant laquelle elle cherchera a obtenir les retours des acteurs locaux de la discipline. Par la suite, un comité sera nommé « en veillant à ce qu'il représente complètement les intérêts des individuels, des équipes, des éditeurs de jeu et des diffuseurs ». 

D'ambitieux objectifs

La British eSports Association a d'ambitieux objectifs pour les années à venir. Parmi eux, il est question de la fondation d'un centre national d'entrainement destiné aux cyberathlètes, afin de pouvoir « former les futurs champions britanniques ». Une ambition que la France n'a pas eu.

Dans le rapport Durain-Salles sur la pratique compétitive du jeu vidéo, l'idée de créer des « pôles de formation espoirs semblables à ceux existant pour le sport » a en effet été mise de côté. Le gouvernement français préférant privilégier des aménagements du temps scolaire et universitaire sur le modèle des sections sportives ou musicales pour permettre aux futurs champions d'obtenir leurs diplômes avant de voir plus grand.


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