Seagate licencie 1 600 employés pour ralentir sa chute

Wall Street applaudit, le personnel un peu moins 55
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Crédits : Claudio Arnese/iStock/ThinkStock
Finances
Kevin Hottot

Entre le recul constant du marché du PC, et les baisses de prix régulières sur les SSD, les disques durs n'ont plus vraiment la cote. Seagate en fait directement les frais et se voit contraint de lancer un plan visant à se séparer de 1 600 employés.

Les temps sont durs pour Seagate. Le spécialiste américain de la fabrication de disques durs voit ses ventes reculer et ses bénéfices s'effacer trimestre après trimestre. Entre janvier et mars 2016, la société a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 2,59 milliards de dollars, contre 3,33 milliards un an plus tôt, une baisse de 22 % qui n'est pas passée inaperçue. Le résultat net s'en est fortement ressenti, passant d'un bénéfice de 291 millions de dollars à 21 millions de dollars de pertes. 

Sur les marchés financiers, l'action Seagate a naturellement dévissé. On observe ainsi une baisse de 52 % en un an, malgré une augmentation du dividende, et un recul de 34,6 % sur six mois. La société n'est plus valorisée qu'à 7,7 milliards de dollars, bien loin de son pic à plus de 20 milliards enregistré en 2014, une réaction était donc attendue par les investisseurs. 

Elle prend la forme d'un plan de licenciement, annoncé officiellement aux autorités américaines cette semaine. Cette restructuration va mener à la suppression de 1 600 postes, soit environ 3 % des effectifs totaux de l'entreprise, et sera bouclée avant l'automne.

L'opération a un coût estimé à 62 millions de dollars que l'entreprise estime pouvoir récupérer en un peu plus de six mois, les économies résultantes s'élevant à 100 millions de dollars par an. Cela ne suffira néanmoins pas à retrouver le niveau de rentabilité affiché jusque l'an dernier chez Seagate. Une annonce qui s'accompagne de la nomination d'un nouveau directeur général : William Mosley, qui occupait anciennement le poste de responsable des opérations et de la technologie. Un changement de poste qui a le bon goût de ne pas être agrémenté d'une augmentation de salaire.

Si la nouvelle n'est pas très glorieuse sur le plan de l'emploi, le constructeur peut trouver un motif de satisfaction du côté de Wall Street. Les investisseurs ont salué l'opération avec une hausse de plus de 14 % de la valeur de l'action de l'entreprise en l'espace de deux jours.


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