Itinérance 4G Bouygues-SFR : l'extinction a déjà commencé, la fin prévue pour 2018

La mutualisation prend le relais 15
En bref
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Téléphonie
Sébastien Gavois

En plus de Free Mobile et Orange, Bouygues Telecom et SFR ont également transmis à l'ARCEP des informations sur leur contrat d'itinérance. Une extinction progressive a été mise en place depuis l'automne et durera a priori jusqu'à fin 2018.

Hier soir, Free Mobile et Orange annonçaient officiellement avoir signé un accord afin de procéder à un « désengagement progressif » de l'itinérance du premier sur le réseau du second. Cette opération débutera en janvier 2017 pour se terminer fin 2020. Une demande de l'ARCEP qui avait fixé le 15 juin comme date butoir pour lui formuler des propositions de contrats.

Mais les deux opérateurs n'étaient pas les seuls concernés : Bouygues Telecom et SFR ont également un accord qui permet à la marque au carré rouge de profiter d'une itinérance sur le réseau 4G de son concurrent, et ce, sur 15 à 20 % du territoire. Cela en attendant la mutualisation des réseaux mobiles des deux opérateurs, qui doit être effective d'ici la fin 2018. Là aussi, le gendarme des télécoms demandait qu'un contrat lui soit transmis pour le 15 juin dernier délai.

Si les deux partenaires n'ont pas publié de communiqué de presse, SFR nous indique qu'il a confirmé « par écrit [...] à l’ARCEP les termes de l'accord de mutualisation avec Bouygues Télécom, en précisant bien la fin de l’itinérance fin 2018 et en s’engageant sur des communications régulières pour montrer l’amélioration de la couverture et de la qualité dans les zones concernées ». Pour rappel, le régulateur souhaitait un arrêt entre fin 2016 et 2018, ainsi qu'une transparence accrue vis-à-vis des pouvoirs publics.

La marque au carré rouge nous précise qu'une « extinction progressive est déjà engagée depuis l’automne au fur et à mesure de l’allumage des sites communs ». Il faudra maintenant voir les conditions exactes et si elles seront du goût de l'ARCEP qui souhaitait que l'itinérance soit arrêtée indépendamment de l'avancée de la mutualisation (voir cette actualité).

Dans tous les cas, l'ARCEP a désormais quelques semaines pour se prononcer sur le cas des quatre opérateurs et demander des modifications si elle estime cela nécessaire. Si besoin, l'autorité de la concurrence pourrait également venir mettre son grain de sel.


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