Opera : version 39 bêta pour ordinateurs et bloqueur de pubs sur mobiles

Quand il n'y aura plus rien 22
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Vincent Hermann

Opera vient de publier plusieurs nouvelles versions de son navigateur. Opera 39 bêta permet ainsi de personnaliser le flux d’actualité. Sur Android, iOS et Windows Phone, de nouvelles moutures ajoutent le bloqueur de publicités déjà disponible sur les ordinateurs.

Après une version 38 qui se faisait fort de réduire drastiquement sa consommation via des mesures visant à couper tous les calculs énergivores, une version 39 bêta d’Opera est disponible. Elle comporte moins de nouveautés aussi visibles que le bloqueur de publicités, mais permet néanmoins de renforcer certaines fonctionnalités.

Des améliorations bienvenues de l'existant

Opera 39 améliore par exemple l’extraction des vidéos, qui permet pour rappel de sortir un contenu d’un site pour l’afficher dans une fenêtre à part. La fonction est ainsi compatible avec plus de sites, tout en prenant en charge la lecture/pause par simple clic n’importe où dans la vidéo. Le flux d’actualités prend lui aussi du galon, avec des possibilités de personnalisation. Les sources peuvent être désélectionnées et sont également plus simples à ajouter. La disposition générale se veut plus claire, et une section Top 50 fait son apparition, adaptée à chaque pays.

Le bloqueur de publicités s’enrichit lui aussi en offrant la possibilité d’ajouter des listes personnalisées. La prise en compte est immédiate et ne requiert pas de redémarrer le navigateur. Un client VPN complet fait également son apparition. Il est toutefois sous le coup d’un test A/B et tous les testeurs n’y auront pas droit. S’il est présent, notez qu’il peut être activé pour l’ensemble des onglets ou uniquement pour la fenêtre de navigation privée, une option pratique.

opera

Le blocage publicitaire sur Android, iOS et Windows Phone

Du côté des systèmes mobiles cependant, le bloqueur de publicités débarque chez à peu près tout le monde, même si ce n’est pas spécialement dans la même édition. Sur Android, c’est par exemple Opera qui reçoit une mise à jour majeure. Non seulement le bloqueur est bien là, mais le navigateur récupère au passage la base Chromium 50, prend en charge les notifications web, permet d’appliquer des réglages site par site et supporte les fenêtres multiples.

Cette version Android est largement mise en avant l’annonce de l’éditeur publiée hier soir. Le blocage des publicités rendrait Opera 14 % plus rapide dans le chargement des pages web en moyenne face à une Chrome qui sert décidément de mètre étalon. Sauf que cette fois, quitte à parler des publicités, Adblock Browser tombe dans la boucle, Opera se voulant 79 % plus rapide. Le navigateur norvégien se veut également 84 et 240 % plus économe que Chrome et Adblock Browser respectivement.

L’éditeur cite enfin une étude de PageFair qui montre que l’utilisation des bloqueurs de publicités sur les environnements mobiles a grimpé de 90 % pendant 2015. Une manière de rappeler que son navigateur répond clairement à une demande, 419 millions de personnes ne voulant désormais plus des contenus publicitaires (estimation de l’étude), le double que sur les ordinateurs.

Sur iOS, c’est par contre Opera Mini qui reçoit la fameuse fonctionnalité, de même que sur Windows Phone (également pour Windows 10 Mobile). Les nouveautés se limitent donc à cet ajout, si l’on met de côté des résolutions de bugs et optimisations diverses. Dans les trois cas, la fonction de blocage se situe toujours dans le menu « O » puis dans paramètres. L’option est toujours rangée dans la partie réservée aux économies de bande passantes (Opera Turbo).

Tout bloquer à tout prix

On notera tout de même que si l’éditeur se fait une fierté d’intégrer son bloqueur de publicités directement au sein de son moteur de rendu – avec les avantages de performances que cela suppose – on pourra regretter qu’une telle barrière soit avancée comme une solution unilatérale à un problème nettement plus complexe. Opera balaye d’un revers de la main tout interrogation plus subtile sur l’état de ce marché et les moyens de l’améliorer pour qu’il puisse contenter utilisateurs et entreprises. Des questions que se pose par exemple Mozilla, qui a une vision plus nuancée de l’ensemble.

Dans tous les cas, ceux qui souhaitent récupérer l’une des nouvelles versions pourront le faire depuis l’un de ces liens :


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