du 12 mai 2020
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Sur le premier trimestre de l’année marqué par la crise sanitaire, le groupe affiche une croissance de 6,9 % de son chiffre d’affaires, dont 1,7 % en France, pour arriver à 1,382 milliard d’euros. Les services représentent toujours la plus grosse part (+4,2 % sur le fixe, +8,1 % sur le mobile) et compensent largement la baisse de 38,6 % sur la vente d’équipements.

Deux effets expliquent cette chute : le confinement et « une base de comparaison défavorable sur le chiffre d’affaires généré par la vente du Player de la Freebox Delta qui bénéficiait du lancement commercial au 1er trimestre 2019 ».

En trois mois, Free a recruté 13 000 abonnés sur le mobile pour arriver à 13,326 millions (moins qu’au 31 mars 2019 où ils étaient 13,391 millions). Sans surprise, le gros des recrutements se fait sur les forfaits à 9,99/19,99 euros (+100 000), tandis que l’abonnement à 2 euros perd 87 000 abonnés. La consommation 4G moyenne passe de 13,3 à 14,7 Go par mois.

Sur le fixe, Free revendique 47 000 clients de plus, avec une nouvelle fois un très bon score sur la fibre : 215 000 de mieux en trois mois, pour arriver juste sous la barre des deux millions de clients FTTH. Iliad indique qu’il s’agit pour « une majorité de nouveaux abonnés » et que le groupe « reste ainsi le 1er recruteur pour le 4e trimestre consécutif ». La société revendique désormais 15,4 millions de prises raccordables, en hausse de 1,5 million en un trimestre.

Le groupe se porte aussi bien en Italie avec quasiment un doublement des revenus : 150 millions d'euros (contre 81 millions au 1er trimestre 2019). 525 000 clients ont été ajoutés en trois mois, pour un total de 5,806 millions.

L’entreprise a évidemment été touchée par la crise sanitaire : « Au cours des 3 semaines d’activité en Italie et les 2 semaines en France concernées par les mesures de confinement sur ce 1er trimestre 2020, les recrutements de nouveaux abonnés ont été ralentis. En France, la baisse du churn permet néanmoins de neutraliser ce ralentissement ».

Le rythme des déploiements est moins soutenu, mais la situation sera plus marquée sur le second trimestre où va peser « le fort ralentissement du traitement des démarches administratives (autorisations de voirie et permis de construire) ». Enfin, Iliad confirme l’« absence de recours au chômage partiel » et maintien de 100 % de ses promesses d’embauche. 

En bourse, le titre prend 3 % de hausse pour le moment, pour arriver à 145 euros.

Iliad (Free) recrute sur le fixe et le mobile, le chiffre d’affaire en hausse

Fin mars, Microsoft annonçait l’abonnement Microsoft 365 (ex-Office 365) avec son application Safety de contrôle parental. Elle est désormais disponible en bêta fermée sur Android et iOS.

Elle permet aux parents et enfants d’avoir un bilan de leur temps d’écran et de fixer des limites horaires et/ou de durée par application. Mais aussi de bloquer les contenus pour adultes sur Edge et certains téléchargements depuis le Microsoft Store. 

Si vous souhaitez participer à la bêta, un formulaire est disponible ici. Pour rappel, Windows 10 propose déjà un contrôle parental via la création d’un groupe famille

Contrôle parental : l’application Microsoft Family Safety disponible en bêta fermée sur Android et iOS

Le service de Cloud Gaming en avait été retiré il y a quelques mois, il est à nouveau disponible sur iOS, iPadOS et tvOS. L'équipe dit avoir amélioré son application au passage.

On note que le lanceur, vanté lors de la conférence d'octobre dernier, n'est plus de la partie. Blade nous confirme de son côté avoir « retiré le lancement rapide des jeux, afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur le fait que Shadow n’est pas un service de cloud gaming, mais l’accès à un PC complet ».

Pour le moment, l'entreprise n'a pas mis à jour sa page de téléchargement. Cela devrait être fait dans la matinée.

Shadow est de retour sur l'App Store
Franck Riester : les décrets sur la publicité segmentée et les jours interdits de cinéma seraient sur la rampe

Lors d’une conférence avec les patrons des chaînes, Franck Riester a indiqué, selon les Échos, que les décrets relatifs à la publicité segmentée et sur les jours interdits de cinéma pourraient être publiés rapidement.

L’article 13 du décret du 27 mars 1992 impose en effet aux chaînes nationales de diffuser leurs spots publicitaires « simultanément dans l’ensemble de la zone de service ». Impossible du coup de l'adapter selon localisation du téléspectateur.

En avril dernier, le ministre de la Culture avait défendu cette publicité « adressée » ou segmentée à la télévision. « Quand vous allez tous les jours sur Internet, c’est ce qui vous arrive » expliquait-il, avant d’assurer que « c’est quelque chose d’ailleurs qui est demandé la plupart du temps par les Internautes ».

Toujours le mois dernier, dans le contexte de fermeture des salles de cinéma, plusieurs organisations du cinéma avaient sollicité le report de l’ouverture de la publicité pour le cinéma et la télévision, objet d’un autre décret. Elles estimaient que « la levée de l’interdiction de la publicité en faveur du cinéma à la télévision amplifierait fatalement la capacité des majors hollywoodiennes, au vu de leurs moyens financiers, à truster les écrans publicitaires à forte audience pour soutenir leurs sorties au détriment des films de la diversité et des acteurs nationaux indépendants ».

Microsoft a récemment mis en ligne sa feuille de route pour sa messagerie en ligne. La principale nouveauté concerne la prédiction de texte lors de l’écriture d’un message, une fonctionnalité déjà intégrée dans Gmail.

Mais ce n’est pas la seule. Il est aussi question de Send Later pour décaler l’envoi d’un message, de la capacité de voir et d’attribuer des catégories aux tâches, l’ajout de réponses automatiques en français et italien, etc.

La liste est détaillée sur cette page.

Les nouveautés à venir sur Outlook en version web : saisie prédictive, envoyer plus tard, etc.

Le réseau social explique que SoftSKU – un mot-valise composé de soft pour software et SKU en référence à l’unité de gestion des stocks – est une fonctionnalité logicielle « qui personnalise un processeur de serveur afin de l'optimiser pour un microservice spécifique, sans nécessiter de matériel supplémentaire ».

Facebook a aussi développé un outil μSKU permettant de déployer et calibrer automatiquement SoftSKU. Lors de ses tests internes, la société annonce des gains de performances pouvant atteindre 7,2 %.

De son côté, Accelerometer est « un modèle analytique prédisant les gains de ces optimisations », et permettant d'ainsi acheter du matériel en fonction des gains que l’on pourrait en tirer.

Des informations plus détaillées sont disponibles ici pour SoftSKU et là pour Accelerometer.

Facebook revient sur Accelerometer et SoftSKU pour améliorer les performances des serveurs

Lancée le 2 mai pour les « entreprises de moins de 50 salariés ressortissantes des réseaux des CCI et des CMA », cette plateforme a déjà vendue 1,3 millions de masques « "grand public" lavables et réutilisables » jusqu’à 20 fois, ce qui permet au ministère de l’Économie et des Finances (partenaire de l’opération) de parler de « 26 millions d’usages ».

La plateforme est « désormais ouverte à 9,4 millions de structures dont les associations, micro-entrepreneurs, professions libérales et agricoles » et propose 10 millions de masques à la vente. Oui, il s’agit bien de 9,4 millions de structures pour 10 millions de masques, autant dire que tout le monde ne pourra pas être directement servi.

Le ministère détaille le fonctionnement : « après s’être connectées et identifiées sur la plateforme, les entreprises passent leur commande de masques en fonction de leur nombre de salariés […] Pour fluidifier la diffusion des masques, un délai minimal est fixé entre deux commandes passées par une même entreprise ».

Les tarifs débutent à 2,31 euros HT le masque par lot de 40 masques, livraison incluse.

Cette machine prend la forme d’un ordinateur portable avec un écran détachable (IPS, 1 920 x 1 200 pixels et luminosité de 400 nits). Elle est animée par un SoC MediaTek Helio P60T (huit cœurs), 4 Go de mémoire et 64 et 128 Go de stockage.

Comme son nom l’indique, elle fonctionne sous Chrome OS de Google. On retrouve aussi du Wi-Fi 5, Bluetooth 4.2, un port USB Type-C, etc. Tous les détails sont disponibles par ici

Aux États-Unis, le Chromebook Duet est vendu 279 dollars avec 64 Go de mémoire et 299 dollars avec 128 Go. Rien n’est pour le moment précisé pour la France.

Lenovo lance son Chromebook IdeaPad Duet hybride de 10,1" (SoC Mediatek), dès 279 dollars

La crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 touche tout le monde, et notamment les PME dont la situation est parfois délicate à cause du confinement.

Instagram a décidé de les aider à sa manière avec… un « nouveau sticker "Aidons nos commerces" » dans lequel il est possible de mentionner une société. Selon le réseau social, cela permet aux utilisateurs d’« exprimer leur soutien aux entreprises dans les stories ».

Sur Facebook et Instagram cette fois-ci, les professionnels ont accès à des informations en temps réel et des outils autour de la maladie Covid-19. D’autres nouveautés sont en place, notamment dans la Business Inbox de Messenger.

Tous les détails sont donnés ici.

Facebook et Instagram proposent de nouveaux outils et stickers pour aider les petites entreprises
Cyberhaine : des amendements au Sénat pourraient ressusciter devant les députés

La proposition de loi « contre la haine en ligne », défendue par Laetitia Avia (LREM) sera en lecture définitive demain, 13 mai, à l’Assemblée nationale. « Lors de la lecture définitive, l’Assemblée délibère dans un cadre strictement délimité » rappelle cette fiche de synthèse de la chambre basse. 

« Elle statue, sur proposition de la commission, soit sur le texte établi par la commission mixte paritaire, s’il y en a un, soit sur le texte qu’elle a adopté au cours de la nouvelle lecture. Dans ce dernier cas, elle ne peut adopter d’autres amendements que ceux adoptés par le Sénat lors de sa nouvelle lecture ».

Puisqu’il y a eu échec de cette commission mixte paritaire, celle chargée d’arbitrer les différences avec la version du Sénat, l’Assemblée va voter sur la version déjà adoptée par les députés, seule jugée satisfaisante par le groupe LREM. C’est aussi la plus « rugueuse » en matière d’obligation de retrait.

La procédure parlementaire offre tout de même la possibilité de faire revivre des amendements déjà adoptés au Sénat.  Selon nos informations, les COM-6, COM-7, COM-10, COM-11 et COM-15 pourraient être concernés. Ils ont été évoqués hier lors d’échanges entre la députée LREM et des associations de défense puis les intermédiaires (moteurs, hébergeurs).

Le COM-6 traite de la question du message de substitution que Twitter ou Facebook devrait placer après avoir retiré un contenu. Le COM-7 évoque celle de la conservation des messages dans les serveurs, pour les besoins de la justice. 

Le COM-10 concerne la possibilité pour les seules associations reconnues d’utilité publique de défendre les intérêts d’un enfant devant une plateforme, en son nom. Le COM-11 a trait à l’obligation pour les plateformes de placer les moyens nécessaires à la suspension des comptes des utilisateurs inscrits à leur service ayant fait l’objet d’un nombre élevé de notifications suivies de retrait de contenus (« fermes à trolls »).

Enfin, le COM-15 vise les modalités d’entrée en vigueur du texte.

Le logiciel payant permettant de déployer des forums de discussion a été informé de la présence d’une faille de sécurité. Un correctif « Patch Level 1 » a été déployé pour les versions 5.5.6, 5.6.0 et 5.6.1, il est donc plus que recommandé de se mettre à jour.

Aucun détail supplémentaire n’est donné pour le moment. Sur Twitter, Charles Fol affirme être à l’origine de cette découverte et promet plus de détails durant la conférence SSTIC qui se déroulera virtuellement du 3 au 5 juin.

vBulletin corrige une faille critique

La messagerie éditée par CloudMagic a connu une vie pour le moins agitée. Après avoir doublé ses tarifs en 2018 et finalement annoncée sa fermeture, la société a été rachetée par Essential… qui a mis la clé sous la porte il y a quelques semaines.

Finalement, plusieurs repreneurs se sont manifestés pour Newton Mail ; et les deux « gagnants » sont Maitrik Kataria et Justin Mitchell. Ils expliquent que le service continuera d’être proposé au même tarif de 50 dollars par an.

Pour ce (re)relancement, trois mois d’abonnement sont offert aux clients actuels, tandis que les anciens bénéficient d’une remise de 20 % s’ils reviennent. 

Mais Kataria et Mitchell s’engagent également à ouvrir le code source de l’application et à proposer une solution pour de l'auto-hébergement afin que le service puisse fonctionner « indéfiniment ». Aucun calendrier n’est précisé. 

Newton Mail renaît encore de ses cendres et va devenir open source
Au Conseil constitutionnel aujourd’hui, l’accès « open bar » de la Hadopi

C’est à 15h que sera examinée l’affaire « 2020-841 QPC ». Derrière la référence, une demande de question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par La Quadrature du Net, French Data Network, Franciliens.Net et la Fédération des fournisseurs d’accès à internet associatifs.

Devant le Conseil d’État, tous sollicitent en chœur l’abrogation d’un des décrets Hadopi, pris en application des lois de 2009.  Ce décret du 5 mars 2010 est celui relatif au « système de gestion des mesures pour la protection des œuvres sur internet ».

En pratique, un traitement de données avec lequel la commission de protection des droits de la Hadopi mitraille ses avertissements aux abonnés non sécurisés. Il consiste à l’interconnexion des IP relevées par les organismes de défense des industries culturelles avec les coordonnées des abonnés gérées par les FAI.  

C’est à cette occasion que les associations avaient soulevé une « QPC » pour épingler les trois derniers alinéas de l’article L.331-21 du Code de la propriété intellectuelle. 

Très généreuse, la disposition autorise la Hadopi à obtenir « tous documents, quel qu'en soit le support, y compris les données conservées et traitées par les opérateurs de communications électroniques ». Un véritable accès « open bar » dont profitent aussi les agents de la Hadopi. 

Accès qu’avait déjà censuré le Conseil constitutionnel s’agissant par exemple de l’Autorité de la Concurrence ou de l’Autorité des marchés financiers, respectivement en 2015 et 2017.

Si le Conseil constitutionnel devait censurer cette disposition, l’effet sera alors dramatique pour la haute autorité puisque est attaqué ici le pont avec les fournisseurs d’accès. Soit le cœur de son système d’information pour l'envoi des avertissements.

Le juge pourrait certes déporter dans le temps l’effet de cette annulation, le temps que l’exécutif rectifie le tir. Un tel déport serait toutefois un beau et surprenant cadeau fait au gouvernement. Voilà des années qu’il est alerté de cette fragilité.

Et n’a rien fait pour la corriger.

Depuis des mois, le réseau social multiplie les initiatives pour tenter de limiter la propagation de fausses informations, notamment sur le versant politique. Désormais, c’est au tour des messages autour du coronavirus d’être au centre des attentions.

« À partir d’aujourd’hui, nous ajouterons de nouvelles étiquettes et des avertissements afin de fournir un contexte et des précisions sur certains Tweets contenant des informations contestées ou trompeuses liées à Covid-19 ».

Cela peut prendre la forme d’un lien renvoyant vers des faits vérifiés sur la maladie, ou bien d’un message d’avertissement précisant que les informations contenues dans le tweet sont en contradiction avec des règles de sécurités d’experts. Twitter peut aller jusqu’à supprimer un tweet dans certains cas. 

La société explique qu’elle va continuer à s’appuyer « sur des partenaires de confiance pour identifier le contenu » pouvant poser problème, sans donner plus de détails. 

Twitter renforce sa lutte contre la désinformation sur le coronavirus
En commission, les « boîtes noires » de la loi Renseignement privées de prolongation

« Par exception au premier alinéa du présent a, la date d’entrée en vigueur de l’article 25 de la loi n° 2015‑912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement et de l’article 5 de la loi n° 2017‑1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ne peut être reportée ».

La Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi sur les dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de covid-19 a adopté un amendement LREM aux effets importants. 

Il supprime la possibilité pour le gouvernement de reporter d’une année par ordonnance l’expérimentation des boîtes noires. Pour mémoire, ce traitement vise à détecter à l’aide d’algorithmes plongés dans un bassin de données de connexion, l’existence d’une possible menace terroriste. 

Le texte avait été adopté dans la loi Renseignement en 2015, avec une première clause de rendez-vous.  Initialement, les services du renseignement pouvaient tester ce dispositif seulement jusqu’à la fin 2018. La loi renforçant la sécurité intérieure avait toutefois repoussé cette échéance à 2020. 

Dans l’actuel projet de loi sur les mesures d’urgence, le gouvernement s’est offert la liberté de repousser ce test d’une année supplémentaire. Liberté que lui refuse donc la commission.

« Entourée de nombreuses garanties et contrôlée par la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNTCR), indique l’amendement LREM, ce dispositif est applicable jusqu’au 31 décembre 2020 en application de l’article L. 851‑3 du code de la sécurité intérieure, le Gouvernement devant adresser au Parlement un rapport sur son application au plus tard le 30 juin ».

« Il n’est pas souhaitable d’habiliter le Gouvernement à proroger cette technique de renseignement par ordonnance » ont plaidé plusieurs députés LR. Selon eux, « un débat législatif ad hoc est nécessaire ». 

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