du 09 avril 2020
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Déplacements en France avant et après le confinement, 11 % des résidents parisiens ont quitté Paris

L’Insee explique que « l’annonce du confinement le 16 mars puis sa mise en place à partir du 17 mars à midi se sont accompagnées de mouvements de population en France métropolitaine […] Cette situation exceptionnelle, pandémie et confinement, a conduit l’Insee à collaborer avec Orange pour élaborer une première description, provisoire, de la nouvelle répartition de la population sur le territoire ».

Voici les premiers éléments qui en ressortent : 

  • Près de 1,4 million de résidents métropolitains ont quitté un département où ils étaient de passage pour rejoindre leur département de résidence.
  • Un flux net de 620 000 à 810 000 personnes ont quitté la métropole. Il s'agit d'un solde entre des départs et des retours en métropole – résidents étrangers de passage en France qui rentrent chez eux a priori et réciproquement.
  • Les départements de sports d'hiver se sont vidés avec la fermeture des stations et les départs des skieurs et des travailleurs saisonniers vers le reste du territoire et l'étranger.
  • Paris intra-muros voit sa population présente en nuitée diminuer de 580 000 à 610 000 personnes, soit un quart de sa population présente en nuitée avant le début du confinement. 

Dans le cas de Paris, l’Insee apporte des précisions importantes. Les départs proviennent de trois situations différentes : 

  • 40 % de la baisse : des résidents d'autres départements français de passage à Paris sont partis
  • 33 % de la baisse : des Parisiens sont allés s'installer dans un autre territoire
  • 28 % de la baisse : des étrangers de passage à Paris sont repartis chez eux 

Au final, pour l’Institut national de la statistique et des études économiques, 11 % des résidents parisiens ont quitté Paris pour s’installer en province.

Le 3 avril dernier Christian Estrosi a annoncé vouloir serrer les vis : interdiction des locations type Airbnb, fermeture des supermarchés le dimanche, contrôle aux péages…

Surtout, il a suggéré qu’Enedis puisse vérifier que les résidences secondaires soient bien vides de tout occupant… en scrutant les consommations affichées sur les compteurs notamment Linky. Une finalité non prévue par le traitement automatisé. 

« J’ai sensibilisé les autorités de l’État afin qu’elles puissent solliciter Enedis pour vérifier que les résidences secondaires ne sont pas occupées pendant la période des vacances, afin de faire respecter la période de confinement » écrit-il sur Twitter

L’idée est critiquée par Patrick Santo, secrétaire général CGT énergie 06. Dans les colonnes de Nice Matin, il recommande au maire de Nice d’appuyer plutôt « notre demande pour rétablir les usagers sans électricité et sans gaz, qui ne peuvent payer leurs factures, afin de les aider à respecter le confinement nécessaire de la manière la plus digne possible. »

Christian Estrosi aimerait qu’Enedis vérifie que les résidences secondaires soient bien vides

Outre l'arrivée du sous-système Linux dans l'Explorateur de fichiers, cette nouvelle mouture de l'OS, actuellement en test, apporte plusieurs nouveautés.

La première concerne l'assistant de nettoyage du disque qui propose désormais des recommandations de fichiers à supprimer. Cela concerne des éléments déjà stockés en ligne, non utilisés, de grande taille, etc. C'est à l'utilisateur de choisir ceux dont il veut se débarrasser. 

Vous aimiez les Widgets ? Vous allez adorer la Microsoft News Bar. Celle-ci permet d'avoir sous la main les actualités regroupées par l'éditeur, mises en avant dans un élément à placer sur un côté de votre écran.

Encore un lieu où les médias en ligne vont se battre pour apparaître, à la manière de Google News ou de la section Actualités d'iOS, pouvant drainer des millions de lecteurs. Elle n'est pour le moment disponible qu'aux États-unis.

Enfin, le format Raw CR3 de Canon est désormais supporté. La liste des correctifs est détaillée par ici

Windows 10 Build 19603 : News Bar, fichiers CR3, recommandations de nettoyage du disque
Chrome 81 remise TLS 1.0 et 1.1, suppression définitive en début d’année prochaine

C’est avec un peu de retard que Chrome 81 arrive, conséquence de la crise sanitaire actuelle.

La nouvelle version apporte surtout des nouveautés dédiées aux développeurs. Le support de l’API WebXR, dédiée à la réalité virtuelle pour les ordinateurs, s’améliore par exemple avec la prise en charge des reality sessions types et du hit testing.

Ce dernier est particulièrement important en environnement virtuel puisqu’il permet de placer des objets sur des points réels via la caméra. L’API récupère notamment l’orientation des points et calcule en fonction le placement d’un objet sur le support.

Chrome 81 continue également son voyage vers le tout HTTPS. Si la mouture 80 mettait automatiquement à jour les adresses HTTP vers HTTPS pour les ressources audio et vidéo, la nouvelle version le fait maintenant pour les images. Si les contenus n’existent pas, Chrome ne tiendra pas compte des replis en HTTP.

TLS 1.0 et 1.1 sont en outre mis à la retraite (deprecated). Si l’internaute visite un site utilisant l’une de ces deux vieilles versions du protocole, Chrome affichera une page d’alerte. Les développeurs peuvent modifier la règle SSLVersionMin pour désactiver cette alarme, mais uniquement jusqu’en janvier 2021. Après quoi le support de TLS 1.0 et 1.1 sera supprimé.

Signalons enfin la disponibilité dans les tests Origin de Web NFC pour les appareils mobiles. Comme son nom l’indique, l’interface de programmation autorise une page web à lire et écrire via NFC.

Enfin, Chrome 81 corrige 23 failles de sécurité, dont 3 critiques.

Comme d’habitude, les utilisateurs actuels de Chrome n’ont qu’à redémarrer le navigateur si la mise à jour a déjà été téléchargée. Ce que l’on peut vérifier dans l’À propos.

La plateforme de streaming s’est fendue d’un tweet pour donner de nouveaux détails et publier quelques photos (également disponible sur le compte officiel)

Pour rappel, « cette série comique de Greg Daniels avec Steve Carell suit l’équipe chargée de la création de la Space Force, une nouvelle branche de l’armée américaine ».

La fiction talonne de près la réalité, les États-Unis ayant envoyé leur premier satellite estampillé Space Force fin mars.

Space Force : la série Netflix avec Steve Carell sortira le 29 mai

Depuis hier dans le reste du monde, les utilisateurs se connectant à Twitter reçoivent une alerte. Il est précisé que le contrôle qu’ils pouvaient exercer sur le partage des données envoyées aux partenaires a été supprimé.

Traduction, l’option n’existe plus et Twitter envoie par défaut davantage de données à ses partenaires commerciaux pour la publicité. Ces informations peuvent inclure l’adresse IP et les identifiants des appareils mobiles.

Twitter insiste cependant : les nom, adresse email, numéro de téléphone et pseudo ne sont pas envoyés.

L’Union européenne, la European Free Trade Association et le Royaume-Uni ne sont pas concernés, grâce à des lois plus strictes sur les données personnelles, dont le RGPD qui impose un choix éclairé de l’utilisateur.

Twitter supprime le contrôle sur l’envoi de données aux partenaires, mais pas en Europe
WSL : Microsoft ajoute une zone « Linux » à l'explorateur de fichiers de Windows 10

Dans la Build 19603 qu'il vient de diffuser, l'éditeur concrétise un peu plus l'existence de Linux au sein de son système.

Depuis la mise en place du WSL, il est en effet possible d'installer certaines distributions pour les utiliser dans un terminal, Debian, Kali, Ubuntu, etc. Un dispositif renforcé au fil des mois, notamment pour l'accès aux fichiers depuis l'année dernière.

Avec l'arrivée de WSL 2, cela va d'ailleurs aller un peu plus loin. Un noyau Linux à part entière va ainsi être placé dans Windows 10, servant de base aux différentes distributions avec une couche de virtualisation. 

Mais voilà : tout gérer en ligne de commandes n'est pas simple. Désormais, lorsque WSL est installé, l'Explorateur de fichiers affichera une icône Linux dans sa barre de gauche, sous « Ce PC » et « Réseau ».

Chaque distribution installée sera vue comme un élément à part, présenté comme un espace réseau et accessible via la barre d'adresse.

Les dernières versions majeures d’Unicode étaient depuis plusieurs années publiées en début d’année (souvent en février/mars). 

L’équipe en charge du projet a par contre annoncé que l’année 2021 serait différente : Unicode 14.0 est officiellement et dès à présent décalé de six mois (de mars à septembre).

En cause, la pandémie de Covid-19 : « Dans les circonstances actuelles, nous avons entendu dire que nos contributeurs avaient beaucoup à faire et avons décidé qu'il était dans l'intérêt de nos bénévoles et des organisations qui dépendent de la norme de repousser notre date de sortie ».

Unicode 14 repoussé de six mois, en septembre 2021

Deux jours après son lancement aux États-Unis (et dans quelques pays), la plateforme de streaming revendiquait 10 millions d'inscriptions.

Dans un nouveau communiqué, elle affirme désormais avoir « 50 millions d'abonnés payants dans le monde dans les cinq mois après son lancement aux États-Unis ». Le service est disponible depuis deux jours en France et depuis deux semaines dans plusieurs pays d’Europe.

Pour rappel, Netflix revendiquait 167 millions d’abonnés payant au 31 décembre 2019, contre 140 millions fin 2018 et 110 millions fin 2017.

Disney+ revendique plus de 50 millions « d'abonnés payants »
Qwant annonce trois nouvelles embauches : marketing, revenus et exploitation

L'arrivée d'Hugo Venturini au poste de CTO (direction technique) est officialisée, avec celle de trois nouveaux responsables à ses côtés, sous la direction de Jean-Claude Ghinozzi.

Dans cette « Leadership Team » devant guider le « repositionnement de notre stratégie et de l'adaptation de notre modèle actuel d’organisation » on trouve tout d'abord Éric Bazin, nommé Directeur d'exploitation (Chief Operating Officer, COO).

Il « était jusqu’alors CFO de Betafence (Praesidiad Group), Directeur financier de Samsung France et Directeur FP&A de Microsoft France » précise le communiqué. Il encadrera les équipes en charge des finances, de l'administration, des RH et du juridique « et sera un conseil essentiel auprès du Conseil d’Administration ».

Autre ancien de Microsoft (Ads Business) et Facebook (accompagnement des institutions publiques dans l'utilisation des outils maison), Nam Ma Kim sera de son côté en charge du marketing, du positionnement de la marque et de sa feuille de route.

Enfin, Jean-Robert Mamin sera en charge des revenus (Chief Revenue Officer, CRO). Directeur général d’Axel Springer Media France, groupe de médias actionnaire de Qwant, il « a la responsabilité d’encadrer les équipes commerciales et partenariat, la gestion du business développement et des revenus ».

Tous sont arrivés avant la mi-mars, et vont donc sans doute prendre quelques semaines ou mois avant de préparer la relance du moteur de recherche, largement critiqués ces derniers mois. Il faudra ensuite annoncer clairement la nouvelle stratégie.

« D’autres annonces suivront dans les prochaines semaines pour renforcer notre structure managériale et poursuivre, avec l’ensemble des équipes en place, nos travaux au service de nos toujours plus nombreux utilisateurs » promet le PDG.

Suite et fin pour l'édition 2020 de ce salon organisé par Publicis et LVMH, à travers le groupe Les Echos-Le Parisien. Le journal économique nous apprend ainsi qu'il « tiendra finalement sa prochaine édition en mai-juin 2021 ».

Le mois dernier, les organisateurs étaient confiants et annonçaient son maintien. 10 jours plus tard, ils évoquaient un éventuel report. Finalement, c'est la voie d'une annulation pure et simple qui a été choisie.

« Pour continuer de soutenir l'écosystème qui l'a vu naître, VivaTech souhaite accompagner les milliers d'entrepreneurs qui font de ce rendez-vous un moment incontournable dans l'agenda européen » précisent nos confrères.

Pour Julie Ranty, directrice générale, « la cinquième édition en 2021 sera le point d'orgue d'une dynamique et d'un enthousiasme retrouvés ». Souhaitons-le !

VivaTech attendra finalement 2021

L’annonce a été faite sur les forums du constructeur, qui explique que la puissance peut atteindre 30 watts (sans fil).

Ce n’est pas la première fois qu’un tel niveau est atteint. En septembre dernier, Xiaomi annonçait aussi un chargeur sans fil de 30 watts. Il fallait 25 minutes pour obtenir 50 % d’une batterie de 4 000 mAh et 69 minutes pour une charge complète.

Le Mi 9 Pro 5G en profite par exemple. Oppo n’est pas en reste et propose également la charge sans fil à 30 watts sur son Find X2.

OnePlus 8 intégrera la charge rapide sans fil Warp Charge 30 : 50 % de charge en 30 minutes
Covid-19 : une proposition de loi LR pour autoriser le suivi des personnes volontaires

Laurence Trastour-Isnart (LR) veut doter la France d’un « dispositif juridique nécessaire ». Selon elle, « grâce à la création d’une application, une personne contagieuse pourrait autoriser que les horaires de ses déplacements soient retracés par le biais de la géolocalisation. Il serait ainsi possible de croiser ces données avec l’ensemble des données des personnes utilisant ladite application ».

Tout juste déposée, sa proposition de loi autorise l’État à « recueillir les données relatives aux déplacements des personnes déclarées comme ayant contracté la maladie source de l’épidémie ». L’application serait soumise au consentement des usagers et utiliserait donc le service de géolocalisation des smartphones.

Les données « doivent permettre d’informer l’ensemble des personnes qui auraient pu se trouver en contact direct avec la personne contaminée et ainsi d’établir un principe de précaution renforcé à leur égard ». Le texte ne prévoit pas d’obligation d’information ou de modalités de stockage des données (de santé, notamment). Un décret viendrait préciser les détails de mise en œuvre... décret qui ne serait pas soumis à l’avis de la CNIL. 

« L’application ne devra pas permettre la mise en œuvre de sanctions applicables aux personnes n’ayant pas respecté le confinement ou les mesures prescrites par le Gouvernement, mais doit uniquement être un instrument de plus dans la protection de la santé des personnes ».

Faire de cet outil un instrument de coercition « bloquerait l’idée même de l’efficacité d’une telle application puisque les personnes seraient réticentes à l’utiliser et à autoriser l’accès aux données de géolocalisation nécessaires à son fonctionnement ».

La figure emblématique de l’entreprise vient d’être désignée par le conseil d’administration pour reprendre les rênes de Mozilla, qui se cherchait un nouveau directeur général depuis huit mois.

La société évoque un choix finalement logique, même si elle a considéré d’autres candidats pour ce poste. C’est sa grande connaissance de Mozilla et son « rôle stabilisateur » dans la structure qui ont prévalu.

Depuis août dernier, quand la recherche a commencé, Mitchell Baker est « devenue plus active dans les opérations courantes ». Au point qu’elle fut désignée directrice générale par intérim en décembre.

« Cet équilibre entre urgence, transparence et empathie, couplé à une connaissance innée de Mozilla et à des connexions dans les communautés influant la trajectoire de l’internet, font de Mitchell Baker la bonne personne pour diriger Mozilla et avoir un impact sur le futur ».

Mitchell Baker redevient directrice générale de Mozilla Corporation

« L’application n’est pas prête, il y a beaucoup de difficultés techniques pour la développer. Il faudra a minima plusieurs semaines pour tout faire » indique le secrétaire d’État au Numérique. 

Sur France Inter ce matin, il a redit que l’application de « tracing » visant à suivre l’historique de proximité entre utilisateurs n’était qu’au stade de projet. Mais il sait déjà qu’elle ne remplirait qu’une seule fonction : « vous prévenir si vous avez été en contact avec une personne qui a été testée positive au coronavirus ». 

Elle sera temporaire et « ne durera pas au-delà de la crise ». Le secrétaire d’État assure que « personne n’aura accès à qui est contaminé, personne ne sera capable de retracer qui a contaminé qui ».

Selon le Point, toutefois, cette application serait disponible le 20 avril en France. 

L’application de suivi de contacts « n’est pas prête », insiste Cédric O
Mediatek propose du « Cheating As A Service » sur ses SoC

AnandTech a publié une longue enquête sur le cas des puces du fabricant. Lors de tests, nos confrères ont remarqué que le Reno3 Pro d’Oppo en version européenne (avec un SoC Helio P95) était largement au-dessus du Reno3 chinois avec un Dimensity 1000L censé être plus performant.

Pour en avoir le cœur net, ils ont demandé à UL une version « anonyme » de PCMark et le résultat est sans appel : « une différence de 30 % dans le score global, avec jusqu’à une différence de 75% dans les sous-tests », sur le même SoC évidemment.

La cause a été identifiée par AnandTech : un fichier power_whitelist_cfg.xml dans /vendor/etc permettant d’activer un « mode sport » sur certaines applications, notamment PCMark, GeekBench, AnTuTu et 3DBench.

Oppo n’est pas le seul fabricant concerné, ce fichier se trouvant dans des téléphones Vivo, Xiaomi, Realme, iVoomi et Sony, avec des réglages différents suivant les applications et les smartphones.

MediaTek répond timidement à nos confrères : « Nous travaillons en étroite collaboration avec les fabricants lorsqu’il s’agit de tester les terminaux équipés de nos chipsets, mais en fin de compte, les marques ont la flexibilité de configurer leurs propres terminaux comme bon leur semble ». 

Nos confrères expliquent enfin que MediaTek fait référence aux « exigences du marché » pour justifier sa démarche, comme s’il s’agissant d’une « norme de l’industrie »… ce qui toucherait au cœur du problème : « Ces mécanismes n’existeraient pas s’il n’y avait pas de demande des fabricants à MediaTek pour fournir une telle solution ».

Comme chaque début de mois, Google a mis en ligne son bulletin de sécurité pour Android, avec à la clé une longue liste de failles de sécurité corrigées.

13 failles critiques sont ainsi colmatées, dont 9 pour les seuls composants Qualcomm. Exploitées, elles permettraient à un paquet téléchargé et exécuté sur l’appareil de lancer arbitrairement un code malveillant, avec les conséquences que l’on imagine.

Comme toujours, les Pixel supportés (Pixel 2 et plus récents) reçoivent ces mises à jour en OTA. Il est recommandé d’aller vérifier la présence de la nouvelle version dans les réglages de l’appareil et de redémarrer.

Concernant les autres marques, la disponibilité de ces correctifs dépend de la rapidité avec laquelle seront traités ces correctifs. La plupart des grands constructeurs répercutent les changements dans les jours ou semaines qui suivent, du moins pour les appareils récents.

Android : le bulletin de sécurité d’avril disponible, de nombreuses failles corrigées

Le framework CSS/HTML/JavaScript prépare sa nouvelle version majeure, qui doit normalement arriver pour la fin du printemps.

Le changement était attendu et est d’ailleurs logique. Même si Internet Explorer 11 s’est stabilisé autour de 2 à 3 % de parts de marché, son utilisation n’est plus recommandée par Microsoft depuis un bon moment maintenant. L’arrivée du nouvel Edge enfonce le clou.

L’abandon de ce support par Bootstrap devrait faire gagner du temps à une partie des développeurs, qui pouvaient jusqu’à présent consacrer du temps à la compatibilité avec ces très vieux navigateurs.

Bootstrap 5.0 prévoit également, entre autres nouveautés, la suppression de jQuery au profit du seul JavaScript, une bibliothèque d’icônes SVG, l’abandon de Jekyll pour Hugo, d’importantes mises à jour pour JavaScript et la correction de nombreux soucis mineurs, notamment pour les classes.

Bootstrap 5.0 supprimera le support d’Internet Explorer 10 et 11
Suivi de contacts : la CNIL vigilante sur la tentation du « solutionnisme technologique»

Lors de son audition à l’Assemblée nationale, devant la mission d’information sur le Covid-19, Maris-Laure Denis l’a assuré une nouvelle fois : 

« Les textes qui protègent les données personnelles ne s’opposent pas à la mise en œuvre de solutions de suivi numérique, individualisé ou non, pour la protection de la santé publique ». 

Inutile en conséquence, sous l’aiguillon de l’urgence, de vouloir sortir du cadre. La présidente de la CNIL appelle néanmoins à la « vigilance contre la tentation du «solutionnisme technologique» ». 

Difficile, « d’évaluer les bénéfices effectifs qui pourraient être tirés de l’utilisation de tels dispositifs, d’autant plus que les usages peuvent varier tant au niveau des données collectées que des finalités poursuivies ».

Le traitement des données de localisation exige ou bien une anonymisation ou bien une loi spécifique, en vertu de la directive de 2002 dite ePrivacy. 

S’agissant du RGPD, qui s’appliquera dès lors que des données personnelles sont traitées plusieurs principes s’appliquent : exigence d’une base légale, encadrement des données de santé, respect de la finalité, de la proportionnalité, de la sécurité, etc.

«  Si l’on met en place un tel traitement, on doit savoir exactement pourquoi on le fait ». Ainsi,  « il faudra garantir, si un dispositif était mis en œuvre que les données ne pourront pas être traitées ultérieurement à des fins sans rapport avec la gestion de la crise sanitaire ».

Au regard du principe d’adéquation, « il faut que l’instrument mis en place apparaisse réellement utile pour traiter la crise sanitaire ». Et pour le principe de nécessité, « l’utilisation de telles données ne doit pas être une solution de confort ». Il ne doit pas y avoir « d’alternatives efficaces ».

Pour la CNIL, « les autorités publiques devraient d'abord privilégier le traitement des données de localisation anonymisées, par rapport à un suivi individuel qui s’avère plus intrusif ». Le principe de proportionnalité exige aussi que les données soient conservées durant le temps strictement nécessaire.

« Il faut donc concevoir des dispositifs permettant d’assurer une maîtrise des personnes sur leurs données » et « privilégier le stockage des données en local, sur le terminal de l’utilisateur, lorsque cela est possible ».

« Si un suivi individualisé des personnes était mis en œuvre, il faudrait d’abord, à droit constant, qu’il soit basé sur le volontariat, avec un consentement réellement libre et éclairé - et le fait de refuser l’application n’aurait aucune conséquence préjudiciable » 

Hangouts Meet est présenté par le géant du Net comme un service proposant « des visioconférences sécurisées pour votre entreprise ». Il est inclu dans les abonnements G Suite et G Suite for Education.

Dans un billet de blog, la société profite des déboirs de Zoom pour mettre en avant son offre et ses mesures de protections. Mais c’est également l’occasion d’officialiser un changement de nom : au revoir Hangouts Meet et bonjour Google Meet. 

Le géant du Net précise à Android Police que le changement de nom et de logo se feront progressivement. Aucune raison n’a été précisée.

Hangouts Meet devient Google Meet

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