du 23 mars 2020
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Deux spécialistes du réseau s'attaquent à l'argument d'un Internet bientôt surchargé

C'est le très respecté Stéphane Bortzmeyer qui a tiré le premier dans les colonnes du blog de Framasoft, évoquant « L'Internet pendant le confinement ». Il y revient sur les différents soucis que peut rencontrer un internaute, qui relèvent le plus souvent d'un service dont les serveurs ne tiennent pas la charge, plutôt que d'un défaut de l'infrastructure du réseau des réseaux. Il met également en garde face à ceux qui pourraient tenter de profiter de la situation pour s'attaquer à la neutralité du net en Europe.

De son côté, Nicolas Guillaume, DG de Netalis et secrétaire de l'Association des opérateurs télécoms alternatifs (AOTA), est revenu sur la situation sur LinkedIn après un long fil Twitter, pour y évoquer son point de vue de FAI indépendant. Il y fustige le mélange des genres entretenu entre problématiques des réseaux fixes et mobiles, évoquant un niveau d'usage des interconnexions qui reste raisonnable et le travail des opérateurs qui consiste à être paré à de telles situations. 

Pour lui, les FAI qui jouent actuellement la carte de la crainte de la surcharge « se tirent une balle dans le pied et nous font collectivement passer pour des incompétents mal préparés à affronter des crises majeures ». Ce, alors que « nos amis des Big4 ont des capacités pour soutenir la charge et, pour certains, ils ne se privent pas d'en revendre souvent à prix d'or ». Il y voit plutôt le retour d'une problématique sur le financement des réseaux par les acteurs OTT.

Ainsi, « la perte de revenus au profit de toutes les nouvelles plateformes OTT qui déferlent dans nos pays et ne partagent pas de revenus avec les opérateurs d'accès » sera le cœur du sujet dans le cas de Disney+, pour ceux ayant fondé leur modèle économique sur les box et la revente de services aux abonnés. 

Le projet de loi sur l’État d’urgence sanitaire autorise le président du CNC à bouleverser la chronologie des médias. Les films présents en salle au 14 mars vont pouvoir sortir en vidéo à la demande à l’acte (ou e-cinéma) immédiatement, sans attendre le délai de 4 mois.

« Cette dérogation exceptionnelle serait examinée par le CNC au cas par cas, film par film » prévient le Centre. Plusieurs conditions sont posées : dépôt d’une demande par le titulaire des droits et concertation avec la filière des exploitants de salles.

Et pour les films non encore sortis ? « Les titulaires de droits sont libres de les exploiter sur tous supports dans le cadre de leur liberté contractuelle » rappelle-t-il. 

S’ils optent pour une première exploitation ailleurs qu’au cinéma, le CNC peut en principe réclamer restitution des aides normalement fléchées pour ces sorties en salle.

Toutefois en raison de la période exceptionnelle, le centre lance une concertation pour que certains films puissent ne pas être soumis à ce remboursement. 

Chronologie des médias : le CNC fera du cas par cas

La boutique en ligne affirme que ses activités se poursuivent, mais ajoute : « Compte tenu de la situation actuelle, nous accordons la priorité aux produits dont les clients ont le plus besoin. Certains autres produits peuvent être temporairement indisponibles, et les délais de livraison peuvent être plus longs que la normale ».

Les commandes sont toujours possibles, mais les délais peuvent augmenter significativement selon les produits. La société en profite pour revoir sa politique de retour : « si vous avez passé commande entre le 15 février et le 30 avril, vous aurez jusqu'au 30 mai pour retourner vos articles ».

Délais de livraison : Amazon privilégie « les produits prioritaires »

Ce n'est pas Black Mirror, mais on s'en rapproche. Plusieurs expérimentations visent à utiliser ces appareils pour faire passer des messages à la population.

« Restez chez vous, vous ne pouvez pas rester sur cette zone » pouvait-on ainsi entendre ces derniers jours près du Louvre à Paris. L'AFP précise que les drones pourraient aussi être utilisés à des fins de surveillance sur Paris.

Des essais sont ainsi menés en ce sens. L'objectif : repérer plus facilement les citoyens qui ne respectent pas les mesures de confinement, Didier Lallement, Préfet de Police, étant venu voir les premiers essais samedi.

Des expérimentations similaires sont menées dans plusieurs zones, comme à Nice ou dans la Meuse. Il faudra ainsi voir si la faible autonomie de ces appareils permet tout de même de les utiliser efficacement, et comment la population réagit à ces « surveillants » d'un nouveau genre.

Des drones pour inciter au respect du confinement dans plusieurs villes
Smartphones Nokia : voici les 8.3 5G dès 599 euros, 5.3, 1.3, 5310 et le service de roaming HMD Connect

En fin de semaine dernière, le fabricant a dévoilé toute une série de nouveaux terminaux, ainsi qu’une offre de roaming data. Comme son nom l’indique, le Nokia 8.3 prend en charge la 5G, aussi bien SA (Standalone) que NSA (Non Standalone, sur un cœur de réseau en 4G). Il est animé par un SoC Snapdragon 765G, dispose d’un écran de 6,81"  et de quatre caméras Zeiss. Le détail des caractéristiques techniques est disponible ici.

Le Nokia 5.3 propose pour sa part un écran de 6,55" avec un Snapdragon 665 et 3 à 6 Go de mémoire vive. Enfin, le Nokia 1.3 est un smartphone d’entrée de gamme de 5,71" avec un SoC Qualcomm 215 épaulé par 1 Go de mémoire. Les deux premiers sont livrés avec Android 10 et la promesse de trois ans de mises à jour, tandis que le troisième fonctionne sous Android Go, une version allégée pensée pour les smartphones avec peu de puissance, comme c’est le cas du Nokia 1.3.

Le Nokia 8.3 5G sera disponible cet été pour 599 euros avec 6 Go de mémoire et 64 Go de stockage, contre 649 euros avec 8 et 128 Go. Comptez au moins 189 euros pour le Nokia 5.3 avec 4 et 64 Go, pour une disponibilité en avril. Le Nokia 1.3 sera lui aussi proposé le mois prochain, à 95 euros.

Après avoir ressuscité le Nokia 3310, HMD Global récidive avec le Nokia 5310. Ce téléphone d’un autre temps surfe sur la vague nostalgique et le fabricant met en avant deux atouts : un lecteur MP3 et un tuner radio FM. Ce feature phone est vendu 39 euros dès ce mois de mars.

HMD Global lance également un abonnement data en roaming valable dans 120 pays et baptisé HMD Connect (en bêta pour le moment). Le Starter Kit avec une carte SIM est vendu 19,95 euros et permet de profiter de 250 Mo à 1 Go de data suivant le pays où vous vous trouvez. Il est évidemment possible d’acheter des recharges pour augmenter la data, par palier de 5 euros.

Enfin, pour les amateurs de James Bond, le fabricant propose des « Kevlar Case » pour les Nokia 7.2 et 6.2. Elles seront vendues d’ici fin mars pour 19,99 euros.

Concrètement, la version 81 du navigateur ne sera pas publiée sur le canal stable pour le moment et aucun calendrier n’est précisé.

La société explique que cette décision a été prise suite à la mise en pause annoncée par Chromium et pour « minimiser l'impact sur les développeurs web et les organisations également touchés ».

« Nous continuerons de fournir des mises à jour de sécurité et de stabilité pour Edge 80. Les canaux Canary, Dev et Beta continueront d'être mis à jour comme d’habitude », précise Microsoft.

D’autres navigateurs basés sur Chromium pourraient suivre le mouvement (plus ou moins contraint), on pense notamment à Brave, Opera et Vivaldi.

Après Chrome, Microsoft met en pause les mises à jour de Edge

Interviewé dans le Figaro, Stéphane Richard a expliqué travailler avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour « voir comment les données peuvent être utiles pour modéliser [et] gérer la propagation de l’épidémie ».

Le PDG d'Orange a tenu à préciser que les données de géolocalisation sont anonymisées. En outre et « malgré ça, cela demanderait des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL. Ainsi, il faudrait pouvoir garder des données sur une durée de temps longue, or actuellement nous devons les supprimer au bout d’un an, nous voudrions les garder deux ans. Ce sont des travaux tout à fait essentiels ».

Les données pourraient aussi être utilisées pour « mesurer l’efficacité des mesures de confinement, comme en Italie. Je le répète nous parlons de données anonymisées et agrégées. Leur utilisation est indispensable pour mesure le confinement et pour ajuster les dispositions en fonction des comportements. Il ne s’agit pas de traquer les gens individuellement. Il faut au moins savoir si les gens respectent les périmètres de confinement, ou s’ils se déplacent, sans pour autant savoir qui va où ».

Orange veut utiliser les données de géolocalisation pour « gérer la propagation de la pandémie »

Les organisateurs viennent de l'annoncer, un peu moins d'un mois après avoir annulé l'évènement qui devait se tenir du 16 au 20 mars.

Cette « GDC Summer » sera plus courte puisqu'elle durera trois jours et se tiendra au Moscone Center de San Francisco. Tous les détails sont donnés par ici.

La Game Developers Conference (GDC) annonce son « édition d'été », qui se tiendra du 4 au 6 août
Le Conseil d’État refuse le confinement total, mais exige des exceptions plus resserrées

Saisi par le syndicat Jeunes Médecins, le Conseil d’État, statuant dimanche 22 mars en urgence, a refusé d’ordonner le confinement total de la population. 

Le syndicat souhaitait l’interdiction totale de sortir de son lieu de confinement sauf autorisation médicale, l’arrêt des transports en commun, des activités professionnelles non vitales ou encore l’instauration d’un ravitaillement de la population.

Le Conseil d’État a reconnu que le premier ministre pouvait « en vertu de ses pouvoirs propres, édicter des mesures de police applicables à l’ensemble du territoire, en particulier en cas de circonstances exceptionnelles, telle une épidémie avérée ». 

Cependant, impossible d’ordonner une telle mesure sur l’ensemble du territoire national en raison des moyens dont dispose l’administration, « sauf à risquer de graves ruptures d’approvisionnement qui seraient elles-mêmes dangereuses pour la protection de la vie et à retarder l’acheminement des matériels indispensables à cette protection ».

Dans son ordonnance, la juridiction a toutefois estimé que les actuels décrets prévoyant des exceptions aux mesures de confinement étaient trop ambigus. Par exemple, celles relatives aux « déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie » apparaissent « trop larges ».

Pour le juge, elle rend possibles « des pratiques sportives individuelles, telles le « jogging » », ce qui ne devrait plus être le cas selon lui. Notons que plusieurs pratiques individuelles devraient être interdites, la liste n’étant pas limitative. Les autorisations relatives aux déplacements pour motifs de santé souffrent du même défaut

Seuls les cas urgents devraient en bénéficier. Il fustige aussi le maintien des marchés ouverts, qui « paraît autoriser dans certains cas des déplacements et des comportements contraires à la consigne générale ». Quant à la généralisation d’un dépistage, impossible en raison d’ « une insuffisante disponibilité des matériels ».

Le gouvernement a 48 heures pour revoir sa copie. Un nouveau décret devrait donc être publié demain au Journal officiel. 

Firefox 74 devait mettre fin au support de ces deux anciennes versions du protocole de chiffrement, une action annoncée de longue date. 

Mais en pleine pandémie, ce n'était pas forcément la meilleur chose à faire, admet la fondation dans ses notes de version, où cette nouveauté est désormais barrée.

De nombreux sites partagent en effet des informations essentielles et peuvent le faire en se reposant sur TLS 1.0/1.1. Les développeurs auront sans doute mieux à faire que d'effectuer une mise à jour.

Un nouveau retard que l'on peut regretter, mais compréhensible.

Retrait de TLS 1.0/1.1 : Mozilla fait machine arrière

Cette nouvelle mouture apporte son lot de correctifs et de petites améliorations. Ainsi, le paramètre --trusted-key accepte désormais une simple empreinte.

Mais la plus grande évolution vient de la mise en place des options --include-key-block et --auto-key-import afin de faciliter un premier échange chiffré.

Plutôt que de se reposer uniquement sur auto-key-retrieve pour récupérer automatiquement la clé publique d'un tiers depuis un serveur qui doit spécialement avoir été mis en place, l'idée est de proposer un mécanisme plus simple.

La première option permet d'inclure la clé publique avec la signature lorsque celle-ci est générée. La seconde de l'importer automatiquement lorsqu'elle est détectée. 

Ainsi, lors d'un échange d'email exploitant un tel mécanisme, si la clé publique n'est pas présente sur votre machine, elle est automatiquement récupérée et utilisable pour répondre de manière chiffrée, sans plus d'efforts. 

Une pratique qui s'inspire en partie des règles Autocrypt, à suivre par les développeurs dans la conception de leurs outils, afin de simplifier la vie des utilisateurs de chiffrement. Il faut maintenant attendre que des plugins comme GpgOL pour Outlook soient mis à jour.

GnuPG 2.2.20 simplifie la réponse chiffrée après un premier message signé

Le message avait été initialement lancé sur Twitter par Aude Nyadanu (cheffe de projet à Assistance Publique - Hôpitaux de Paris), mais face au nombre important de retours la communication passe désormais par un formulaire en ligne.

Parmi les profils recherchés : « trois DataScientists avec compétences Spark, Python (si possible expérimentés), un data engineer expérimenté connaissant les formats de données OMOP et FHIR, un dev fullstack, un expert SolR ».

Hôpitaux de Paris (AP-HP) cherche des volontaires en informatique, dev, data science, etc.
Streaming vidéo : les réductions de débits se multiplient en Europe

L'appel de Thierry Breton et la décision prise par Netflix et YouTube dans la foulée font des émules. Ainsi, Disney+ fera de même dans les pays où le service sera lancé le 24 mars, annonce l'entreprise. Une réduction d'au moins 25 % est ainsi annoncée, et pourra évoluer selon le niveau de surcharge éventuellement constaté.

En France, le lancement a tout simplement été repoussé, à la demande du gouvernement. Celle-ci faisait suite aux requêtes de certains FAI français, dont Orange. Sur Twitter, Jean-Luc Vuillemin, directeur Réseaux et Services internationaux d'Orange, précise que ses équipes sont « en contact avec les opérateurs de CDN concernés et on va essayer de modéliser les flux et de lancer les upgrades nécessaires… ». 

De son côté, Facebook indique qu'il « va réduire temporairement en Europe les débits binaires pour les vidéos sur Facebook et Instagram », sans préciser si WhatsApp est concerné, alors que la messagerie est touchée par l'explosion de ses usages vidéo.

Apple aurait également réduit la qualité de son service tv+ rapporte 9-to-5 Mac, alors qu'Amazon a fait de même pour Prime Video selon Reuters. Pourtant, ces services sont loin d'être massivement utilisés, mais il s'agit sans doute de faire bonne figure face à la concurrence.

Nos confrères du Figaro y voient un besoin plus global, malgré les positions de certains experts : « la plateforme Amazon, extrêmement utilisée par les Français confinés chez eux pour faire leur courses, commander leurs livres ou du matériel électronique, se conforme également à cette nécessité d’économiser cette ressource devenue rare: le trafic Internet ».

Le célèbre jeu, dérivé de Limite Limite, profite de cette période où chacun doit rester chez soi pour proposer une version en ligne permettant de jouer entre amis. 

Les règles ont été légèrement adaptées : les parties se jouent à cinq, avec des amis et/ou des « robots », chacun devant voter pour sa réponse préférée, ce qui permet de gagner des points. 

L'interface n'est pas parfaite, mais on retrouve l'esprit du jeu, surtout si l'on mixe cela avec une visioconférence. Pour participer, aucune inscription n'est nécessaire : seulement de choisir un pseudo (cinq caractères). 

Pour rejoindre votre salle de jeu, vos amis n'auront qu'un code à taper. Pour rappel, Blanc Manger Coco est réservé aux adultes, son objectif étant de « rire de tout, grâce à des combinaisons de mots à l’esprit transgressif ». 

Pendant le confinement, jouez à Blanc Manger Coco en ligne

L'entreprise, qui héberge de nombreuses sociétés à travers le monde, vient de l'annoncer à ses clients. Cette décision prend effet ce lundi, dès 8h.

Ses datacenters (International Business Exchange, IBX) en Allemagne, France, Italie et Espagne ne sont « pas fermés mais les entrées y sont restreintes » nous précise l'entreprise. De quoi rendre plus délicate la tâche des clients en cas d'incidents.

Mais « en cas de criticité, l’accès sera maintenu aux clients et tiers concernés par l’éventuel incident ». Ce, dans une période où les infrastructures sont très sollicitées et où les défauts peuvent avoir de fâcheuses conséquences.

En cas de besoin, les clients sont invités à recourir à l'assistance Smart Hands, sans que sa tarification n'ait été revue. Cela avait par exemple été le cas chez Telehouse qui annonçait dès le 10 mars rendre gratuits « les gestes standards sur vos équipements », invitant ses clients à réduire les déplacements sur site.

Face à cette décision d'Equinix, certains se posent déjà la question de leur responsabilité en cas de défaillance et de maintenance plus longue que prévue à leurs contrats.

Equinix restreint l'accès à ses sites IBX, notamment en France
En Asie, des quarantaines sous bracelet électronique

L'AFP raconte comment les Hong-Kongais de retour au pays sont accueillis par des policiers qui les dotent de bracelets électroniques au poignet, reliés à une application qu'ils doivent télécharger avant d'être confinés pendant deux semaines en quarantaine à domicile.

L'objectif est de permettre aux autorités de vérifier en temps réel où ils se trouvent, et de s'assurer qu'ils ne propagent pas le coronavirus. Environ 5 000 étaient prêts à être utilisés, et 55 000 autres ont été commandés, selon les autorités.

À Taïwan, les porteurs potentiels du virus sont dotés d'un smartphone équipé d'un GPS et sont surveillés par les autorités au travers de l'appli de messagerie Line. Le tracker est directement relié aux services de police et des messages sont envoyés à ceux qui ne respectent pas leur quarantaine. Les contrevenants risquent un million de dollars taïwanais (30 000 euros) d'amende et la publication de leur nom.

La Corée du Sud a une application similaire, mais son utilisation n'est pas obligatoire. Singapour, de son côté, a affecté des enquêteurs à la surveillance des quarantaines et à la reconstitution des déplacements des malades. La cité-État, comme Hong Kong, publie même l'adresse et le numéro du bâtiment où vivent les personnes en quarantaine.

La néo-banque explique que la « décision de mettre à jour [son] style visuel n’a pas été prise à la légère », même si l’on ne peut pas dire que des changements profonds s’opèrent.

Nous avons en effet toujours Revolut écrit en gros avec un fond bleu, mais dans une police différente et avec une couleur plus soutenue. La mise en place sera progressive au cours des prochains mois.

Revolut change de logo, en douceur

Webedia surfe lui aussi sur la pandémie Covid-19 et adapte son service AlloCiné afin d’aider les parents à trouver des contenus en fonction de l’âge de leurs enfants : à partir de 3 ans, 6 ans, 10 ans et 12 ans.

La page vous permet de trier les vidéos en fonction de certains critères : des thèmes (évasion, rire en famille, prince et princesse), des « exigences » (zéro violence, écologie, récit d’apprentissage), des genres (animation, aventure, comédie...) et des périodes (1990-1999, 2010-2019...).

AlloCiné Kids : une rubrique permettant de trouver des films adaptés aux plus jeunes

C’est via un tweet que la société explique qu’il n‘y aura pas du tout de conférence I/O cette année. Prévu du 12 au 14 mai, l’événement physique avait été annulé début mars

« À l'heure actuelle, la chose la plus importante que nous puissions tous faire est de concentrer notre attention sur l'aide aux personnes face aux nouveaux défis auxquels nous sommes tous confrontés », explique Google.

Pendant ce temps, le développement d’Android 11 continue, sans retard sur le calendrier pour le moment. La seconde version de la Developer Preview a ainsi été mise en ligne il y a peu.

Google I/O : même la version en ligne n’aura pas lieu
En Pologne, une application, des selfies et de la géolocalisation pour surveiller les mises en quarantaine

Le gouvernement polonais propose une application pour les citoyens placés en quarantaine. Le principe ? Après avoir installé l’app, un SMS officiel est envoyé à une fréquence aléatoire. L’utilisateur a alors 20 minutes pour prendre un selfie. Les données sont géolocalisées pour s’assurer du respect des contraintes d’isolement.

L’individu doit se trouver dans un périmètre de 100 m autour de son lieu déclaré (les conditions générales d’utilisation). Passé ce délai, la personne recevra un rappel. À défaut de réaction, la police sera avertie et pourra verbaliser (5 000 PLN, soit un peu plus de 1 000 euros).  

« Nous enverrons des demandes-surprises. L'idée est exactement la même que pour les visites inopinées de policiers » explique le ministre du numérique, Marek Zagórski. « Il n'est pas possible pour les personnes non mises en quarantaine d'utiliser l'application. Son système est connecté à une base de données de numéros de téléphone des seules personnes devant subir une telle mesure ».

« Kwarantanna domowa » (« Quarantaine à domicile »), nom de l’application, permet ainsi de confirmer l’endroit où ces individus se trouvent. Selon cette page, elle repose aussi sur la reconnaissance faciale. En outre, l’application permet d’organiser le portage de repas ou l’aide psychologique des personnes infectées. 

Pandémie oblige, de nombreux acteurs proposent des contenus éducatifs pour les plus jeunes (mais pas que). Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives répond présent et publie une liste de « ressources et activités inédites, gratuites et disponibles en ligne sur de nombreux thèmes et pour tous les âges ».

Pour le moment, il s’agit surtout de regrouper sous une même bannière des contenus déjà publiés comme le jeu Le Prisonnier quantique, la web-série ScienceLoop, les vidéos sur Les équations clefs de la physique.

Mais aussi des fiches pratiques sur des expériences que l’on peut réaliser à la maison : fabriquer une pile avec un citron, reconstituer une éruption volcanique, comprendre l'effet de serre, le principe de la congélation, etc.

Des « sciences à la maison » avec le CEA

L’OMS explique qu’il est « conçu pour répondre aux questions du public sur le coronavirus, donner des informations rapides, fiables et officielles 24/24, dans le monde entier ». 

Le service ne fonctionne qu’en anglais pour le moment, mais permet de centraliser des informations officielles sur un réseau social largement utilisé. Il suffit d’envoyer un « hi » au +41 79 412 32 36 (numéro de l’OMS) pour que le chatbot entame la conversation et fournisse une liste de propositions.

Vous pouvez ainsi avoir les chiffres sur les cas confirmés (qui ne prennent donc en compte que les personnes testées, forcément très en dessous de la réalité) et les décès liés à Covid-19.

L’Organisation mondiale de la santé lance un chatbot sur WhatsApp

« Face à l'épidémie, le gouvernement lance un appel aux associations et aux volontaires pour aider ou proposer une mission », le service se proposant de faire le lien.

Quatre missions vitales sont mises en avant : aide alimentaire et d’urgence, garde exceptionnelle d’enfants, lien avec les personnes fragiles isolées et solidarité de proximité.

Réserve civique : une plateforme officielle pour mettre en relation associations et volontaires
Linux Mint : la Debian Edition 4 est là

Linux Mint Debian Edition (LMDE) 4 est enfin disponible, après l’arrivée la semaine dernière de la version finale sur les serveurs de la distribution. Quelques jours supplémentaires pour s’assurer que tout allait bien et la distribution est officiellement proposée au téléchargement.

Rappelons que cette Debian Edition est en quelque sorte une « solution de secours » au cas où Ubuntu, pour une raison ou une autre, viendrait à disparaître. Pour autant, elle reste proposée au même rang que les autres, et donc pleinement supportée.

Le plus gros changement dans LMDE 4 est bien sûr le passage de Debian 9 à 10, entrainant une foule de changements, dont de nombreux importants comme le chiffrement du dossier personnel, le support de NMVe, de SecureBoot et des sous-modules Btrfs, un nouvel installeur, etc. L’interface se configure automatiquement en 1 024 x 768 dans VirtualBox (une amélioration particulièrement bienvenue).

La Debian Edition n’est proposée qu’en version Cinnamon. La mouture récupère donc toutes les améliorations de Cinnamon 4.4 dans Linux Mint 19.3. Notez que même s’il s’agit de l’environnement par défaut, rien n’empêche l’utilisateur d’en installer et utiliser un autre.

Il est possible de mettre à jour depuis LMDE 3, sans devoir passer par une réinstallation « propre », mais il faudra suivre un petit guide, mélange de recommandations classiques (comme la création d’un instantané pour revenir à un précédent état en cas de problème) et d’instructions plus précises, notamment des manipulations sur les paquets multimédias.

La distribution s’adresse finalement aux aficionados de Debian appréciant la philosophie de Mint, qui transpire à travers une interface léchée (sa marque de fabrique depuis le début) et une prudence certaine dans le choix des paquets (uniquement des versions LTS pour Ubuntu par exemple).

La nouvelle mouture du système décentralisé de gestion des versions est là, avec d’importantes évolutions techniques, mais pas toutes pour tout de suite.

Le plus gros changement est sans conteste le passage au protocole Transport v2 par défaut. On note aussi des améliorations générales de performances, des couleurs plus vives dans le CLI, des corrections de bugs divers ou encore une consommation de mémoire plus faible pour la fonction git name-rev.

Certains travaux continuent également, comme l’autocomplétion des sous-commandes dans Bash/CLI. Les développeurs préparent toujours le terrain pour l’utilisation des empreintes (hash) SHA-256 pour les noms d’objets.

Des améliorations ont donc été à nouveau portées dans Git, puisque l’algorithme sera utilisé à terme par défaut, conduisant à une hausse significative de la sécurité des données et des vérifications plus sûres de leur intégrité. 

Git 2.26 disponible, les travaux continuent pour l’arrivée de SHA-256

La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations propose ce document d’une cinquantaine de pages regroupant 50 conseils et recommandations de professionnels. 

De nombreux domaines sont abordés comme le travail à la maison, les écrans et les enfants, faire un peu de sport chez soi, les repas, etc. Le guide n’est proposé que via Google Drive.

Marlène Schiappa propose un « Guide des parents confinés »
Développer dans Visual Studio Code sur iPad ? Oui, c’est possible

Un jeune développeur russe s’est amusé à créer une instance de Visual Studio Code sur un serveur loué 3 dollars par mois, via un composant nommé code-server, disponible en open source (sous licence MIT). Il n’y a pas de rendu graphique à effectuer, le serveur peut donc être peu puissant.

L’idée lui est venue suite à l’arrivée dans iPadOS du support des souris en Bluetooth. L’environnement de développement n’étant pas disponible « nativement » sur iOS mais bâti sur Electron, il lui semblait logique de pouvoir le faire fonctionner à distance depuis un simple navigateur.

C’est le cas, l’expérience s’était bien déroulée. La réponse est donc : oui, on peut développer dans Visual Studio Code en ouvrant l’IDE dans Safari. La souris fonctionne bien (à l’exception de la molette dans la zone d'édition) et la tablette pourrait donc servir de solution de dépannage. 

Il note quand même quelques petits soucis, comme l’absence de reprise dans Safari des fontes achetées dans iFont et l’absence de touche Echap, pénalisante dans le développement, mais compensée par la combinaison Ctrl + [.

Paradoxe de la situation, Apple interdit dans les conditions d’utilisation de son Store la vente/distribution d’environnements de développement, mais encourage à considérer l’iPad (particulièrement le Pro) comme une solution alternative aux ordinateurs portables.

Tant que l’utilisation se fait dans un simple onglet de Safari néanmoins, la firme n’a rien à dire.

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