du 04 mars 2020
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Coronavirus (Covid-19) : Google annule sa I/O, Amazon AWS sa conférence à Paris, Adobe son Summit

Nouvelle journée, nouvelle vague d'événements reportés ou tout simplement supprimés… et pas des moindres. La plus grosse annonce, à plus d'un titre, est sans doute la décision de Google de ne plus tenir sa conférence I/O 2020. 

Tout d'abord parce que c'est un temps fort de l'écosystème de la société. Ensuite parce qu'elle était prévue du 12 au 24 mai. Ainsi, c'est avec plus de deux mois d'avance que le géant américain prend les devants. Sans doute pour éviter tout risque, mais cela va commencer à poser certaines questions pour les événements prévus après les mois de mars et avril, qui concentraient pour le moment le gros des annonces d'annulations ou de reports.

Quid du Computex, de l'E3 ou de Vivatech, devant se tenir en juin ? Pour le moment les organisateurs font le dos rond, attendant sans doute de voir comment la situation va évoluer d'ici le mois prochain avant de se positionner.

Quoi qu'il en soit, Google précise que les participants seront bien entendu remboursés d'ici le 13 mars et que des mesures seront prises dans les prochaines semaines. Sans doute pour un accès en ligne aux ressources préparées pour l'occasion. Concernant la keynote d'ouverture, en général lieu de nombreuses annonces, elle devrait tout de même être mise en ligne. Des détails complémentaires devraient être annoncés d'ici peu. 

Pour rappel, Google avait précédemment annulé son Cloud Next au profit d'une édition en ligne. La même opération va être menée pour la participation de l'entreprise initialement prévue à la Game Developers Conference (GDC), elle aussi reportée.

De son côté, Adobe annonce l'annulation de son Summit 2020, qui devait se tenir du 29 mars au 2 avril prochain. Là aussi un remboursement est évoqué, sans aucune date de report prévue. 

Plus proche de nous, l'AWS Summit de Paris, prévu pour le 17 mars, ne se tiendra pas non plus. Il sera remplacé par un événement virtuel dont les modalités doivent être annoncées sous peu. Un AWSome Day Online, sponsorisé par Intel, est déjà prévu pour le 19 mars. Il devrait donc se tenir après cette date. L'AWS Education Day du 3 mars a par contre été maintenu, sans doute du fait de sa moindre envergure. 

Dans une vidéo qui ne sera pas sans plaire aux fans de la saga Half-Life, 505 Games annonce la nouvelle, précisant que certaines optimisations spécifiques à cette plateforme ont été faites.

Ainsi, le célèbre jeu d'Hideo Kojima pourra fonctionner à un débit d'images plus important que sur console, gèrera les définitions « Ultra-wide » et proposera un mode Photo.

Il est disponible sur l'Epic Game Store et Steam pour 60 euros, avec des bonus en cas de précommande

Death Stranding sera disponible sur PC le 2 juin

Le célèbre projet « d'écoute des extraterrestres » de l'université de Berkeley, misant sur le calcul distribué à une époque où il n'était pas exploité pour « miner » des crypto-monnaies, franchit une grande étape. C'est ce que l'on peut lire sur le site consacré à SETI@Home (Search for Extraterrestrial Intelligence).

Il indique que dès le 31 mars, plus aucun élément à calculer ne sera envoyé. Les chercheurs précisent que cela représentait un travail important de gérer la distribution des données, alors qu'ils ont désormais tout ce qui leur est nécessaire et doivent se focaliser sur l'analyse des résultats avant une publication dans une revue scientifique.

Pour autant, ce n'est pas la fin du projet, qui pourra reprendre si d'autres programmes de recherche nécessitent de le remettre en place. D'ici là, l'équipe recommande à ceux voulant mettre leur puissance de calcul à profit de le faire pour d'autres projets exploitant la Berkeley Open Infrastructure for Network Computing (BOINC). Une liste est disponible par ici

Il y a quelques jours, c'est l'équipe du projet Folding@Home de Stanford qui demandait à ceux acceptant de mettre leur puissance de calcul à sa disposition de le faire afin d'aider ses équipes à mieux comprendre le coronavirus (Covid-19).

SETI@Home se met en pause, Folding@Home veut aider face au Covid-19
La France insoumise veut interdire la reconnaissance faciale dans la vérification d’âge

Le projet de loi audiovisuel (ou relatif à la « souveraineté culturelle à l’ère du numérique ») permettra à l’Arcom, futur nom du CSA, d’exiger des plateformes la mise en place d’un système de vérification d’âge. 

En commission des affaires culturelles, la France insoumise entend interdire par défaut les technologies de reconnaissance faciale que ce soit à l’entrée des services de médias audiovisuels à la demande (comme Netflix) que des plateformes de partages de vidéos (comme YouTube). 

« Nous voulons garantir l’interdiction de la reconnaissance faciale des mineurs dans les moyens employés par les plateformes en matière de vérification d’âge et de contrôle parental » expliquent les députés du groupe.

« Pensés comme des moyens de garantir la sécurité des enfants, ces dispositifs et le système de collecte de données ne sont en fait pas contrôlés dans le cadre de plateformes privées, déterritorialisées, qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique, si ce n’est parfois celui des États. »  

Dans l’amendement AC242, Frédérique Meunier et deux autres députés LR préfèrent tout simplement supprimer l’obligation d’instaurer ce système de vérification d’âge sur Dailymotion, YouTube et autres solutions concurrentes : 

« Un tel dispositif, à défaut d’être parfaitement vain, impliquerait une surveillance particulièrement intrusive de l’ensemble des utilisateurs de ces plateformes - le Gouvernement ayant plusieurs fois fait allusion à son application de reconnaissance faciale Alicem en tant que dispositif approprié pour vérifier l’âge des internautes ».

Selon ces élus, « un traitement de données personnelles aussi intrusif ne saurait être aucunement justifié par la protection des enfants ». Pire, ces dispositifs « seraient contre-productifs, laissant croire aux responsables des enfants que l’éducation de ceux-ci pourrait être utilement déléguée à des algorithmes dont la défaillance est pourtant systématiquement démontrée, et ce alors que cette éducation, pour l’intérêt des enfants, ne doit revenir qu’aux seuls humains ». 

La modification était apparue dans la version iOS en septembre dernier. Il aura fallu du temps, mais elle est maintenant disponible pour le système mobile de Google.

La fonction permet pour rappel, depuis le panneau des listes, d’en épingler une ou plusieurs. Pour chaque liste ainsi accrochée, l'écran d'accueil affiche un onglet supplémentaire. Il suffit alors d’un glissement tactile latéral pour passer de l’une à l’autre.

L’annonce sur Twitter a surtout provoqué un déferlement de réponses comportant pour beaucoup la même question : à quand la possibilité d’éditer un tweet ? Mais l’éditeur s’était exprimé à ce sujet, affirmant y avoir longuement réfléchi, avant de rejeter l’idée.

Twitter pour Android permet d’épingler les listes

La complexité de l’ajout aura donné bien du mal aux vastes équipes de Facebook. Mais les ingénieurs ont travaillé d’arrache-pied et y sont parvenus : les moutures Android et iOS de WhatsApp ont enfin un mode sombre.

L’application adopte automatiquement le thème du système sur Android 10 et iOS 13, sans pouvoir choisir un mode définitivement. Sur Android 9 et antérieurs, on peut en revanche le faire, le système n’ayant pas de bascule automatique. Sur les versions d’iOS antérieures à la 13, le mode sombre n’existe tout simplement pas.

Facebook explique s’être concentré sur deux aspects : la lisibilité et la hiérarchie des informations, afin de soulager les yeux en environnement sombre. Pour le bien des utilisateurs, les couleurs sont donc fixes, n’invitant à aucune personnalisation. Les bulles des messages envoyés sont vert foncé, celles des messages reçus anthracites. 

Ce tour de force d’ingénierie n’est visible que dans la dernière version de l’application.

WhatsApp a enfin son mode sombre
En commission, la publicité sur écran partagé étendue aux compétitions d’esport

L’article 9 du projet de loi sur l’audiovisuel a déjà été adopté en commission des affaires culturelles. Il autorise la publicité télévisée sur écran partagé dans les retransmissions de manifestations sportives. Elle consiste à diffuser de tels messages en même temps qu’un contenu, par exemple dans une fenêtre (voir cet article). 

En pratique, sa réglementation sera assurée par l’Arcom, Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, après consultation publique et avis du Comité national olympique et sportif français. Elle déterminera ainsi « les retransmissions de manifestations sportives à l’occasion desquelles les messages publicitaires ou de télé‑achat peuvent être séparés du reste du programme par des moyens spatiaux ».

Elle fixera également « les conditions de cette séparation, sans préjudice des règles relatives au temps maximal consacré à la diffusion des messages publicitaires ou de télé‑achat ».

Des députés de la France insoumise s’étaient opposés à cette technique au motif que « les spectateurs ont le droit de suivre une manifestation sportive en plein écran sans être soumis à des injonctions d'achat et de consommation ». Et ceux-ci de dénoncer une « pollution » galopante… Leur amendement a toutefois été rejeté. 

En commission, toujours, cette technique a même été étendue aux compétitions de jeu vidéo. « Avec la reconnaissance croissante de l’esport au sein de notre société, il apparaît juste de lui accorder les mêmes facilités de développement que le sport ». Cet amendement LREM est donc passé comme une lettre à la poste pour « autoriser la publicité télévisée sur écran partagé dans les retransmissions de manifestations esportives ». 

L’entreprise du Massachusetts, célèbre pour ses robots humanoïdes ou reproduisant le monde animal, s’associe à un spécialiste des véhicules autonomes à vocation industrielle. Un tournant pour Boston Dynamics, qui cherche davantage à générer des revenus.

Une vidéo montre le robot Handler de l’entreprise interagir avec une plateforme mobile OTTO 1500, elle aussi indépendante. Le Handler est une sorte de petite grue sur deux roues, se servant d’un contrepoids (incluant très probablement la batterie) pour ajuster son équilibre en permanence.

Il ne s’agit donc pas pour les deux sociétés de créer une gamme de produits communs, mais de rendre interopérables leurs solutions respectives.

Boston Dynamics s’associe à OTTO Motors pour l’automatisation des entrepôts

C'est le 2 mars que le service confirme rencontrer des problèmes de disponibilité sur l'ensemble de ses fonctionnalités. 24h plus tard, l'équipe évoque un retour partiel, puis complet.

Une défaillance arrivée dans une période complexe, puisque face à la crise du coronavirus (Covid-19), de nombreuses valeurs étaient en baisse. 

Dans un billet de blog, les fondateurs reviennent sur la situation survenue « ces deux derniers jours », évoquant une défaillance de leur gestion des DNS suite à un effet « Thundering herd » résultant d'une charge inhabituellement élevée.

Ils disent travailler désormais au renforcement et à une meilleure redondance de leur infrastructure. Une attention qu'ils auraient sans doute dû avoir plus tôt pour un service si critique dans pareille situation. 

Un sujet qui devrait être porté par certains clients dans les jours à venir. 

La plateforme de trading AskRobin tombe en rade pendant plus d'une journée
Have I Been Pwned n’est plus à vendre

Troy Hunt l’a annoncé lundi soir : après avoir passé onze mois à chercher un acquéreur, il renonce à l’idée. Son service restera donc indépendant. Il permet pour rappel de savoir si des identifiants et mots de passe ont été volés au cours d’une attaque.

Dans un long billet de blog, il revient sur le projet Svalbard (du nom de l’archipel arctique où se trouve notamment la Réserve mondiale de semences), nom donné à son projet de vente. Il explique comment le long processus fut parsemé d'embûches.

Il évoque ses critères de sélection stricts, notamment sur la manière dont seraient gérées les données, et comment il a abouti à une seule entité, non nommée mais présentée initialement comme « idéale ». Cette structure aurait cependant modifié son modèle commercial dans les derniers temps. Le jugeant finalement inadapté, Troy Hunt a annulé l’opération.

Il n’est pas prévu d’autre campagne de recherche, et Have I Been Pwned restera indépendant, même si Hunt ajoute que la structure doit se renforcer, notamment au travers de partenariats. 

Puisqu’il s’agit d’une entreprise, des liens ont déjà été tissés avec d’autres, notamment la fondation Mozilla (dans Firefox Monitor) et Cloudflare. Troy Hunt ajoute que cinq nouveaux gouvernements participent : l’Autriche, l’Irlande, la Norvège, la Suisse et le Danemark. Un sixième devrait être annoncé dans les jours qui viennent.

Sur les onze derniers mois, le service a enregistré 77 nouvelles fuites de données, pour un total de 1,7 milliard d’enregistrements. Environ 400 000 personnes se sont également inscrites au service.

Enfin, Hunt précise avoir dans ses cartons un projet sur lequel il travaille depuis deux ans et ayant trait à la manière dont l’industrie traite le flot des fuites de données. Il n’en dit cependant pas plus pour l’instant.

La procédure commencera ce soir, suite à la découverte d’un bug important dans le processus de revérification. Sur les 116 millions de certificats générés à ce jour, 3 048 289 commenceront à être révoqués entre 21h et 4h demain.

Dans le lot, environ un million sont des duplicatas. Une adresse spécifique a été mise en place pour permettre aux utilisateurs, entreprises et autres de vérifier s’ils sont concernés.

En parallèle, des emails sont envoyés à toutes les adresses utilisées lors des créations de comptes. Si vous êtes touché(e) par le problème, il faudra peut-être renouveler le certificat.

Let’s Encrypt l’a peut-être déjà fait automatiquement, si le renouvellement est intervenu durant les derniers jours (après la découverte du bug).

Let's Encrypt : trois millions de certificats révoqués à cause d'un bug

L'industriel, dont les services sont notamment utilisés par Apple, prévoit une baisse de ses revenus de 15 % au premier trimestre, rapporte Reuters.

Alors que le nombre de nouveaux cas de coronavirus (Covid-19) est désormais peu élevé en Chine, l'entreprise espère un retour à la normale d'ici la fin du mois de mars. Une prévision qui dépendra de l'évolution de la situation dans les semaines à venir.

Le secteur s'attendait à un retour à la normale plus tôt. Mais comme nous l'évoquions dans une analyse, la reprise n'a été que partielle pour le moment et les défis restent nombreux pour que tout rentre dans l'ordre.

Foxconn espère un retour à la normale de sa production en Chine d'ici fin mars

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