du 09 septembre 2019
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Le cinéma et la presse d'information générale critiquent le projet de loi audiovisuel

Le ministre de la Culture a présenté ces derniers jours la prochaine loi sur l’audiovisuel, qui doit être officialisée en Conseil des ministres d’ici la fin de l’année. Les différentes organisations du cinéma ont salué l’initiative, tout en torpillant son contenu.

« À travers une méthode autoritaire, ce projet de loi est l’expression d’un État qui renonce à toute ambition culturelle, à la faveur des seuls diffuseurs » explique un communiqué signé du BLIC, BLOC, de l’UP et de l’ARP, quatre organisations représentatives. 

Pour les signataires, le texte « ne répond pas non plus aux enjeux industriels ». Ainsi, « il donne des réponses souvent théoriques à une recherche d’équilibres économiques complexe et qui, sous prétexte de rénovation, briseront les fondations du cinéma en France ». Ils suggèrent tous un report des arbitrages « pour permettre une véritable concertation ». 

Pascal Rogard, délégué général de la SACD, décrit la philosophie du texte. À ses yeux,  il s’agit de « défendre, coûte que coûte, les chaînes de télévision commerciales face à la révolution du numérique et à la concurrence des plateformes ». 

Le texte en gestation envisage l’ouverture de la publicité sur le cinéma, la fin des jours interdits, une baisse des taxes versées aux CNC, la publicité géolocalisée outre une troisième coupure pub à la télévision. 

Sur ce dernier point, voilà une « formidable nouvelle pour Netflix et les plateformes d’ailleurs et triste perspective pour les téléspectateurs et les créateurs qui verront l'intégrité de leurs œuvres altérée », égratigne l’intéressé. 

Même l'Alliance de la presse d'information générale (Apig) est vent debout contre l’avant-projet de loi, lui reprochant d’ouvrir la publicité ciblée sur les postes de TV. Une manière pour les diffuseurs de se tailler la part du lion, au détriment de ces acteurs. 

Présenté en juillet, le projet était en consultation publique jusqu'au 4 septembre. Il y a quelques jours, Didier Casas (Bouygues Telecom) et Xavier Niel (Free) s'en sont ouvertement pris aux conditions d'attribution. 

Le premier évoque une position « incompréhensible de la part du régulateur », tandis que pour le second « le processus de l'Arcep a été conçu pour détruire Free ainsi que Bouygues Telecom ».

Vendredi (soit deux jours après la fermeture de la consultation publique), le régulateur a convié « les régulateurs européens des télécoms à réagir sur le projet français d’attribution des fréquences de la bande 3,5 GHz dans un format inédit de "revue par les pairs" ». 

Pour l'Arcep, cette manière de faire « préfigure ainsi la mise en œuvre de cette démarche de revue par les pairs ("Peer review ") prévue en application du "Code européen" adopté fin 2018 ». Des représentants de 15 pays européens et de la Commission européenne étaient présents.

5G : l'Arcep demande aux régulateurs européens de « réagir » à sa procédure d'attribution

Il s'agit d'un dispositif « exceptionnel » selon le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Des visites guidées seront organisées sur les trois sites, suivant un programme bien précis : 

« À Saclay, des visites commentées autour de l'architecture Auguste Perret seront proposées.

À Grenoble, l'équipe du laboratoire et atelier de restauration du patrimoine culturel, ARC-Nucléart, dévoilera les techniques de conservation et de restauration de vestiges archéologiques et d'œuvres historiques ou ethnographiques.

À Marcoule, vous pourrez visiter l’espace d’information « InfoDEM » implanté dans l’ancien réacteur G1, le tout premier réacteur nucléaire construit à Marcoule en 1955. »

Les inscriptions sont obligatoires.

Les sites du CEA Saclay, Grenoble et Marcoule seront ouverts au public les 21 et 22 septembre
Finalement, Orange et Altice France s'accordent : BFM/RMC de retour sur les Livebox

Suite à la coupure du flux par Orange en fin de semaine, Alain Weill devait trouver une solution rapide. Il a finalement accepté de ne pas demander à être rémunéré pour l'accès à ses chaînes de la TNT gratuite, mais seulement pour les services associés.

Restait à formaliser l'accord avant que tout ne rentre dans l'ordre. C'est dans la journée de vendredi que tout s'est finalement mis en place. Les différentes chaînes du groupe ont ainsi fait leur retour sur les Livebox via le flux IP.

Dans un communiqué, les deux sociétés indiquent que cet accord de distribution concerne BFM TV, RMC Découverte, RMC Story mais aussi les deux petites sœurs locales : BFM Paris et BFM Lyon Métropole. BFM Business, qui n'est pas diffusé via la TNT, n'est pas mentionné.

Il faut maintenant qu'Altice France s'accorde avec Free pour assurer son retour sur les Freebox. Une fois que ce sera fait, il sera temps de faire le point sur le montant des contrats signés, sans doute bien moins élevé qu'espéré au départ par Alain Weill.

Ce dernier donne néanmoins rendez-vous à ses concurrents/partenaires d'ici quelques années. Actant que son groupe n'était pas aussi puissant dans la négociation qu'un TF1, il espère bien « prendre du poids » d'ici là.

La sonde indienne était en orbite depuis plusieurs jours et avait réalisé ses dernières manœuvres avant de tenter un alunissage. 

Tout s'est déroulé suivant le plan, sauf que l’agence spatiale indienne (ISRO) a perdu tout contact durant la phase finale avant le « touchdown ». « Les données sont en cours d’examen », s'est contenté d'indiquer le président de l'ISRO.

Une mésaventure qui rappelle celle de la sonde Schiaparelli sur Mars

L'Inde perd le contact avec son atterrisseur quelques minutes avant son arrivée sur la Lune

L'affaire avait fait grand bruit en avril : une équipe de chercheurs publiait la toute première photo d'un trou noir. Il s'agissait de l'aboutissement d'une collaboration de huit télescopes sur quatre continents. 

Les 347 coauteurs des six articles de ce projet ont remporté le Breakthrough Prize dans le domaine de la physique fondamentale, considéré par certains comme « l'Oscar de la science ». Ils se partagent donc à parts égales les 3 millions de dollars de récompense. 

Deux autres catégories sont récompensées par le Breakthrough Prize : Alex Eskin en mathématique, tandis que Jeffrey M. Friedman, F. Ulrich Hartl, Arthur L. Horwich, David Julius et Virginia Man-Yee Lee remportent la palme en science de la vie. Tous les détails de leurs travaux sont disponibles par ici.

« Oscar de la science » : 3 M$ pour la photo du trou noir par l'Event Horizon Telescope
Sécurité sur iOS : Google et Apple s'écharpent par communiqués interposés

Fin août, l'équipe Project Zero publiait un billet de blog sur la sécurité d'iOS. Ian Beer de Google y décrit une attaque permettant de pirater un iPhone, en expliquant que « les techniques utilisées suggèrent qu'elle a été écrite aux alentours de la version 10 d'iOS. Cela suggère que ce groupe avait une capacité contre un iPhone entièrement patché pendant au moins deux ans ».

Fait rare, Apple s'est également fendue d'un billet de blog la semaine dernière pour rassurer ses clients et donner sa version de l'histoire, sans pour autant remettre en cause l'existence des failles. Tout d'abord, il ne s'agirait que d'une « attaque sophistiquée étroitement ciblée, et non "en masse" ». Moins d'une douzaine de sites autour de la communauté ouïghoure seraient concernés et des correctifs ont été déployés en février, une dizaines de jours après la découverte des brèches. Apple repproche ainsi à Google « d'attiser la peur » chez les utilisateurs d'iPhone.

De plus, « toutes les preuves indiquent que ces attaques n'étaient opérationnelles que pendant une brève période, environ deux mois, et non pas "deux ans" comme l'indique Google ». La société termine son communiqué en rappelant que « la sécurité est un voyage sans fin », ajoutant qu'elle l'assure de bout en bout, aussi bien sur le matériel que le logiciel ; ce qui n'est pas le cas de Google/Android.

Juste après le communiqué d'Apple, Google a réagit en défendant son billet de blog initial : « Project Zero publie des recherches techniques conçues pour faire progresser la compréhension des vulnérabilités, ce qui conduit à de meilleures stratégies défensives. Nous nous en tenons à notre recherche approfondie qui met l'accent sur les aspects techniques de ces vulnérabilités. Nous continuerons à travailler avec Apple et d’autres grandes entreprises pour assurer la sécurité en ligne ».

Enfin, même si Apple et Google n'en parlent pas, des sources de Forbes affirment que les sites en question ne ciblaient pas que les iPhone, mais aussi les terminaux Android et les ordinateurs sous Windows. 

Vendredi, l'ADLC rendait son verdict dans la saisine d'office qu'elle avait ouverte pour « s'assurer du respect des engagements pris par Altice France, lors du rachat de SFR, concernant la cession du réseau DSL de Completel » à Kosc. La réponse est claire : « aucun élément ne permet de caractériser le non-respect par Altice France de ses engagements ».

Les Échos ajoutent que La Caisse des Dépôts a finalement décidé de ne pas injecter d'argent supplémentaire dans Kosc, qui en aurait pourtant bien besoin pour finir de payer le rachat de Completel à SFR (il resterait 15 millions d'euros selon nos confrères) : « Le contentieux avec SFR fait peser un risque financier très grand sur Kosc. Nous avons vu la situation se tendre et pensions que la décision de l'ADLC serait défavorable à Kosc. Il nous fallait agir en investisseur avisé », explique-t-elle à nos confrères.

La banque Rotschild aurait été mandatée par Kosc à la recherche d'investisseurs en urgence, ou bien d'un rachat le cas échéant, toujours selon nos confrères.

Débouté par l'Autorité de la concurrence, Kosc cherche des fonds et serait même en vente

Sur Terre, il ne faut pas confondre le pôle nord géographique du pôle nord magnétique. Le premier est le point le plus au nord de notre planète, là où méridiens et fuseaux horaires se croisent. Le second est un « point errant » où le champ magnétique terrestre pointe vers le bas. 

Dans les prochains jours, les boussoles des observateurs se trouvant sur le méridien de Greenwitch indiqueront le « vrai nord » en plus du nord magnétique, un événement rare dont la dernière occurrence s'est déroulée il y a 360 ans. The British Geological Survey (BGS), qui a annoncé la nouvelle, ajoute que cela n'aura évidemment aucune incidence sur la vie de tous les jours ou les systèmes de guidage par satellites. 

Sur Science Alert, un graphique permet de suivre l'évolution de l'écart entre les deux pôles.

Les boussoles sur Greenwich vont indiquer le « vrai nord » pour la première fois depuis 360 ans
La conservation généralisée des données de connexion devant la justice européenne

Trois affaires importantes sont audiencées aujourd’hui à partir de 9h30 devant la Cour de justice de l’Union européenne. La grande chambre de la juridiction examinera d’abord l’affaire « C-623-17 Privacy International ». 

L’ONG s’oppose aux autorités britanniques « au sujet de la légalité des activités de collecte et de conservation de données utilisées par ou pour ces derniers ». Le nerf de cette procédure ? La collecte indiscriminée de données afin d’aiguiser la connaissance des services de renseignement. 

« Le MI5 et le MI6 peuvent interroger directement les données [relatives au trafic et à la localisation] afin de trouver des informations sur des personnes présentant un intérêt pour le renseignement », résument les services de la cour. Pour Privacy International, ces opérations de collecte et de traitement « sont contraires au droit de l’Union ». 

Dans les affaires jointes « C-511/18 La Quadrature du Net » et « C-512/18 French Data Network », les deux organisations s’opposent cette fois à certains pouvoirs des services du renseignement français. 

Quatre décrets ont d’abord été attaqués devant le Conseil d’État, tous impliquant la loi Renseignement de 2015. Dans les grandes lignes, ils visent les modalités de désignation des services spécialisés de renseignement, la procédure contentieuse, les services ministériels pouvant être autorisés à recourir aux techniques de recueil et enfin les missions du groupement interministériel de contrôle. 

Plus largement, ces deux procédures visent à demander si l’obligation de conservation généralisée des données de connexion est justifiée sur l’autel du droit européen.  Enfin, dans l’affaire C-520/18 dite « Ordre des barreaux francophones et germanophones », c’est cette fois le droit belge qui est visé. 

« La loi belge de 2016 relative à la collecte et à la conservation des données dans le secteur des communications électroniques est-elle conforme au droit de l’Union ? » indique un communiqué de la CJUE. 

Derrière, quatre actions ont été menées. Dans la première affaire, l’Ordre des barreaux francophones et germanophones estime que la loi ne peut traiter identiquement les utilisateurs soumis au secret professionnel des avocats.

Dans la deuxième, « un professionnel actif dans le domaine de la fiscalité et une organisation assurant les intérêts de l’ensemble des professionnels comptables, juridiques et fiscaux, allèguent que la loi ne prend pas en compte le caractère fondamental du secret professionnel auquel ils sont soumis ».

Dans la troisième affaire, il est reproché à la loi d’obliger les intermédiaires à conserver (comme en France) les données de connexion durant un an, que les personnes soient suspectes ou non. 

Dans la quatrième affaire enfin, plusieurs personnes physiques considèrent que cette même législation est contraire à la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et à la directive vie privée et communications électroniques de 2002.

Les arrêts ne seront rendus que dans plusieurs mois. Derrière, c’est tout l’édifice de la surveillance en Europe qui pourrait trembler. 

Selon des informations de L'Express, Bouygues Telecom aurait attaqué Free devant le tribunal de commerce de Paris le 31 mai pour « pratiques commerciales trompeuses ». Dans sa ligne de mire, la Freebox Delta et surtout son boîtier multimédia Devialet dont le prix d'achat étalé sur 48 mois « n'était pas détaillé dans l'offre à destination du grand public », affirment nos confrères. Bouygues Telecom réclame 170 millions d'euros.

Mais, toujours selon nos confrères, il s'agirait plus d'une réponse du berger à la bergère d'une affaire de 2015 (toujours en cours) : Free avait attaqué Bouygues Telecom pour concurrence déloyale sur la communication faite autour de sa Bbox à 19,99 euros par mois. En cause, l'absence selon Free du tarif de la location de la box (3 euros par mois) et du surcoût en zone étendue (8 euros par mois pour certains) dans la proposition commerciale de son concurrent.

Freebox Delta : Bouygues Telecom réclamerait 170 M€ à Free pour pratiques commerciales trompeuses

Historiquement, il fallait disposer d'un terminal Apple pour suivre en direct les conférences du fabricant. En 2015, le navigateur Edge permettait d'en profiter sur Windows 10. Cette année, la conférence sera également sur YouTube, une première. 

iPhone 2019 : la conférence Apple du 10 septembre sera retransmise sur YouTube

La fondation Wikimédia explique avoir été victime « de pannes intermittentes » vendredi et ce week-end à cause d'une attaque DDOS. Le dernier message date de samedi matin : « Nous continuons de travailler pour restaurer l'accès ». Un communiqué laconique a aussi été mis en ligne, mais il ne donne aucune information supplémentaire. 

La France était touchée, mais aussi l'Italie et le Royaume-Uni si l'on en croit les nombreux retours sur Twitter avec le hashtag #WikipediaDown. Selon le compte italien de Wikipédia, l'attaque visait les serveurs à Amsterdam.

Aucune mise à jour n'a été faite depuis, mais la situation semble être revenue à la normale.

Wikipédia a été victime « d'une attaque malveillante qui l'a mis hors ligne »
Iliad : grogne d'investisseurs contre la politique de rémunérations de certains hauts dirigeants

Selon le Financial Times, repris par Les Echos, « la société de Xavier Niel a distribué une rémunération en actions d'une valeur de plus de 55 millions d'euros à cinq de ses principaux dirigeants ».

Au total, 23 salariés auraient profité d'une « politique d'attribution gratuite d'actions représentant 5 % des parts de Free Mobile », entre 2010 et 2011. Iliad a autorisé le 14 juin dernier l'échange de titres de l'opérateur contre des actions Iliad, pour un montant total de 97 millions d'euros. 

Selon nos confrères, « plus de la moitié de cette somme (55 millions d'euros) est donc allée à cinq hauts dirigeants d'Iliad : le président du conseil Maxime Lombardini, le directeur général délégué Rani Assaf, le secrétaire général Cyril Poidatz, le directeur général délégué Antoine Levavasseur et le directeur général Thomas Reynaud ».

Le problème pour certains investisseurs serait que cette manière de faire a eu pour effet « de dissocier les intérêts des cadres, entre ceux dont la rétribution est liée à la performance de Free Mobile, et l'ensemble de l'encadrement, actionnaires, eux, de la maison mère cotée Iliad ».

Pour rappel, le cours de l'action a perdu plus de 60 % depuis le début de l'année dernière. Depuis le début du mois, la chute est de 15 % suite à la publication de résultats plutôt décevants avec une baisse du nombre d'abonnés sur le fixe et le mobile. 

Comme prévu, la distribution est disponible depuis samedi, mais avec un peu de retard sur le calendrier initial. « Cette mise à jour ne constitue pas une nouvelle version de Debian 10 mais seulement une mise à jour de certains des paquets qu'elle contient », explique l'éditeur. La liste des correctifs est disponible par ici.

Dans la foulée, des mises à jour pour Debian 9 (Stretch) étaient aussi mises en ligne : la 9.10 le 7 septembre, suivie de la 9.11 le lendemain « afin de résoudre un problème critique de l'installateur qui a été découvert durant le test de l'image ».

La liste des principaux miroirs de Debian est disponible par ici.

Debian 10.1 (Buster) et 9.11 (Stretch) sont disponibles

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