du 10 juillet 2019
Catégorie 0

Sélectionnez les catégories à afficher

Date

Choisir une autre édition

Firefox 68 : WebRender et cartes AMD, mode Strict renforcé et extensions recommandées

La version finale de Firefox 68 est disponible depuis hier soir, et avec elles de nombreuses améliorations.

L’une des principales est l’activation de WebRender pour les utilisateurs munis d’une puce graphique AMD sous Windows (les GPU NVIDIA étaient déjà pris en charge). Cette partie du moteur permet notamment de maintenir l’affichage des applications web à 60 images par seconde.

Le mode de lecture prend mieux en compte le thème sombre, en l’étendant désormais aux contrôles, barres latérales et d’outils.

Sous Windows, le BITS (Background Intelligent Transfer Service) est utilisé pour gérer les mises à jour en tâche de fond, comme Mozilla l’avait annoncé. Il s’agit pour rappel d’une étape intermédiaire, Firefox devant se doter dans quelques mois d’un agent dédié indépendant.

Mozilla met également en avant sa section « Recommandées » dans le panneau des extensions. Elles sont poussées après avoir été analysées, particulièrement la sécurité. Le panneau des extensions a pour l’occasion été remanié et une fonction de signalement permet aux utilisateurs de pointer celles au comportement douteux.

Toujours dans la sécurité, le réglage Strict tente désormais par défaut de bloquer les tentatives de cryptominage et de fingerprinting.

Les développeurs sont eux aussi servis. Firefox 68 supporte ainsi le type BigInt dans JavaScript, autorisant la gestion de très grands nombres. Les outils développeurs intègrent des vérifications pour les problèmes d’accessibilité et autres capacités, comme la simulation d’impression d’une page. Le navigateur s’aligne également sur Chrome pour la syntaxe du CSS scroll snapping.

Firefox 68 est en outre une version ESR (Extended Support Release). Elle remplace donc Firefox 60 et devrait se retrouver rapidement dans les distributions Linux n’utilisant que cette branche du navigateur, dont la récente Debian 10.

Enfin, la version iOS reçoit elle aussi une mise à jour, avec deux fonctions réclamées depuis longtemps : l’édition des marque-pages (qui reçoivent d’ailleurs une section Récents) et la possibilité d’obliger certains sites à toujours s’ouvrir en mode « desktop ».

Comme chaque deuxième mardi de chaque mois, Microsoft a diffusé hier soir ses mises à jour cumulatives pour Windows. Elles corrigent pour l’essentiel des failles de sécurité dans le système et ses différents composants.

Windows 10 en reçoit plusieurs, selon la branche actuellement installée sur votre machine :

  • May 2019 Update : passage à la version 18362.239
  • October 2018 Update : passage à la version 17763.615
  • April 2018 Update : passage à la version 17134.885

D’autres versions plus anciennes sont mises à jour, mais on ne les trouve que dans les entreprises bénéficiant de la LTSB (Long Term Service Branch).

Les deux moutures précédentes et leurs équivalents Server reçoivent également des correctifs :

Comme d'habitude, tous ces correctifs cumulatifs sont disponibles depuis Windows Update. Ils exigent un redémarrage du système après installation. 

Microsoft déploie son Patch Tuesday de juillet

Voilà une sortie que l’on n’attendait pas. Spotify vient de publier une version allégée de son client pour Android, adaptée aux vieux équipements et ne réclamant que 10 Mo de stockage.

Cette version est disponible dans 36 pays, mais pas encore en France. Elle se contente d'Android 4.3.

Elle se débarrasse de certaines animations et fonctions n’entrant pas directement dans le cadre d’utilisation principale : écouter de la musique sur son smartphone, etc. Il ne faudra donc pas compter sur le support du Chromecast.

L’application prend en charge les deux types de comptes (gratuits et Premium). En plus des habituels réglages sur la qualité sonore, elle propose l’instauration d’une limite de consommation de données à ne pas dépasser.

Spotify rejoint donc le lot grandissant d’éditeurs à proposer des versions Lite pour leurs applications, après notamment Facebook et Twitter. Ne reste plus qu’à attendre la disponibilité en France. Si elle sort bien un jour.

Spotify a maintenant une application légère pour les vieux Android
Le projet de loi sur l’économie circulaire présenté en Conseil des ministres

Brune Poirson, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, doit présenter ce matin en Conseil des ministres son projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

Le texte a notamment vocation à s’attaquer à la destruction des produits invendus (ordinateurs, livres, etc.) – pratique qui devrait être totalement interdite « au plus tard fin 2023 » (voir notre article).

Autre mesure attendue : le recours aux caméras de surveillance afin de lutter contre le dépôt illégal de déchets (décharges sauvages, etc.).

Nous reviendrons plus en détail sur le contenu de ce projet de loi lorsque celui-ci aura été dévoilé officiellement.

Le ministère de l’Intérieur a publié l’édition 2019 de « l'état de la menace liée au numérique ».  Ce document dresse « un panorama complet des enjeux, des menaces et des réponses apportées » par la place Beauvau.

À cette occasion, Christophe Castaner a soulevé la question de l’identité numérique.

« La liberté, justement, voilà tout le paradoxe d’internet. L’anonymat protège tous ceux qui répandent des contenus haineux et permet à des faux comptes de se multiplier pour propager toutes sortes de contenus » expose-t-il. 

À ce « paradoxe », M.Castaner a cette réponse : « Nous ne pouvons pas laisser les publications illicites se multiplier. Nous devons donc relever le défi de l’identité numérique pour que chaque Français, dès 2020, puisse prouver son identité et savoir avec qui il correspond vraiment ».

Des propos qui semblent être un écho à ceux d’Emmanuel Macron qui, maintes fois, s’en est pris à « l’anonymat » sur Internet. En février 2019, interpellé dans le cadre du « grand débat » sur la thématique du harcèlement scolaire, le chef de l’État avait par exemple exposé : « Moi, je ne veux plus de l’anonymat sur les plateformes Internet ». 

Au Palais des congrès de Souillac dans le Lot, le même avait relevé, par « hygiène démocratique du statut de l’information », la nécessité d’ « aller vers une levée progressive de toute forme d'anonymat et (…) vers des processus où on sait distinguer le vrai du faux et où on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses ».

En novembre dernier, cette fois lors de son discours pour l’« appel de Paris », il avait encore considéré que « nos gouvernements, nos populations ne vont pas pouvoir tolérer encore longtemps les torrents de haine que déversent en ligne des auteurs protégés par un anonymat devenu problématique ». 

Le document du ministère n’explicite pas en quoi l’identité numérique sera utilisée pour lutter contre les contenus haineux. Il est surtout indiqué que « l’élaboration de solutions d’identité numérique permettra, à partir de 2020, la mise en oeuvre d’un parcours d’identification numérique sécurisée pour les personnes physiques ou morales ».

Contre les « publications illicites », M.Castaner propose « l’identité numérique »

En avril, après une longue bataille autour de leurs services de vidéo à la demande, Amazon et Google enterraient la hache de guerre. Les effets se font désormais ressentir.

Google annonce ainsi sur son blog que l’application Prime Video est maintenant disponible à travers les appareils Chromecast. Un déploiement a même commencé pour les produits Android TV, d’abord dans un cadre limité, puis progressivement sur d’autres modèles.

Tout utilisateur muni d’un smartphone ou d’une tablette sous Android 5 ou iOS 11 peut par ailleurs diffuser le flux Prime Video vers un Chromecast.

Bien entendu, l’accord est réciproque. L’application YouTube est ainsi disponible sur les Fire TV Stick (2e génération), Fire TV Stick 4K, Fire TV Cube, Fire TV Stick Basic Edition et les TV connectées Fire TV de Toshiba, Insignia, Element et Westinghouse.

Ce support sera élargi plus tard dans l’année. Les applications YouTube TV et YouTube Kids y seront également déployées.

La disponibilité a commencé hier soir.

Amazon et Google restaurent leurs accès réciproques à Prime Video et YouTube
Twitter déclare la guerre aux propos haineux contre les groupes religieux

Le réseau social a officialisé ses nouvelles règles globales concernant les discours haineux à l’encontre des communautés et groupes religieux. Les règles sont « simples » : tout propos signalé sera supprimé après confirmation.

La nouvelle règle cible les propos parfois très virulents contre les populations concernées. Twitter donne d’ailleurs quelques exemples :

  • Nous devons exterminer les rats. Les XXX sont répugnants
  • Les XXX sont des virus. Ils rendent le pays malade.
  • Les XXX devraient être punis. Nous ne faisons pas assez pour se débarrasser de ces sales animaux.
  • Nous ne voulons pas plus de XXX dans ce pays. C’en est assez de ces vers !

Twitter ajoute que tout tweet du genre publié avant ces nouvelles règles doit être effacé par son auteur. Cependant, les signalements ne seront pas pris en charge, le nouveau règlement n’étant pas rétroactif.

« Pendant que nous cherchons à étendre le périmètre de ce changement, nous vous tiendrons informés de ce que nous apprenons et comment nous le gérons dans nos règles. Nous continuerons également à fournir des mises à jour régulières sur tous les autres travaux en cours pour faire de Twitter un endroit plus sûr pour tout le monde », précise le réseau social.

La proposition de loi contre la haine en ligne adoptée par une forte majorité de députés

En France, la proposition de loi visant à lutter contre la haine sur Internet a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, hier. Aucune surprise, la quasi-totalité des groupes ayant fait connaître son choix de voter en sa faveur. 

Selon le scrutin public, 434 députés ont voté « pour », 33 « contre ». C’est au sein de la France Insoumise que les opposants ont été les plus nombreux (15).

Remarquons au passage l’abstention de 15 socialistes, face à 12 « pour », toujours dans ce camp.

Seuls deux élus LREM se sont abstenus. 280 ont voté en faveur de la proposition de loi Avia.

Le texte est maintenant en route pour le Sénat où il doit être débattu à la rentrée. Le « Téléphone Sonne » de France Inter a consacré son émission d’hier au sujet, émission à laquelle nous participions avec Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, et l’avocat Éric Morain. Pour réécouter le podcast

Apple vient de procéder à un remaniement de ses gammes de MacBook.

Le MacBook 12" et l’ancien MacBook Air sans écran Retina disparaissent, simplifiant l'offre du constructeur. Ce qui explique pourquoi la première machine se retrouvait à 899 euros dans de nombreuses promotions. Il s’agissait sans doute d’un déstockage massif.

Le modèle Air Retina reprend la capacité True Tone des autres machines. Elle permet pour rappel d’adapter la colorimétrie selon de la luminosité de la pièce. La machine perd au passage 100 euros pour commencer à 1 249 €. Il faut toujours 150 € pour passer du SSD 128 Go au 256 Go.

Le MacBook Pro 13" d’entrée de gamme intègre la Touch Bar, Touch ID et la puce T2. La gamme Pro s’en retrouve unifiée. Son ancien processeur Core i5 à deux cœurs 2,3 GHz de 7e génération (Turbo Boost 3,6 GHz) est remplacé par un i5 à quatre cœurs de 1,4 GHz (Turbo Boost 3,9 GHz). Le prix de départ ne change pas : 1 499 euros.

Notez que les dispendieux MacBook Pro 15" voient leurs tarifs baisser de 100 euros. Le premier modèle (Core i7 à six cœurs 2,6 GHz de 9e génération) est ainsi disponible à partir de 2 699 euros. Pour ce prix, le SSD n’est toujours que de 256 Go.

Apple simplifie ses gammes de MacBook en éliminant deux machines

La cour d’appel fédérale du deuxième circuit de New York a tranché : à l’unanimité des trois juges, Donald Trump ne peut pas bloquer sur Twitter les personnes qui le critiquent.

Le raisonnement derrière la décision était prévisible. Les juges ont en effet considéré que les sujets abordés par le président américain sont en grande majorité liées aux affaires de l’État.

Le juge Judge Barrington D. Parker note en particulier que le premier amendement de la constitution américaine empêche tout représentant du gouvernement utilisant les réseaux sociaux d’en exclure des personnes.

Intéressant retour de flammes, après de multiples tentatives de faire bloquer le compte de Trump, suite à des tweets particulièrement agressifs qui avaient fait exploser le nombre de signalements. Twitter avait affirmé qu’aucun chef d’État ne pouvait être suspendu du réseau puisque leurs communications étaient par définition d’intérêt public.

Comme rapporté par le New York Times, on se dit déçu au département de la Justice. La porte-parole Kelly Laco a déclaré que les options étaient à l’étude pour de prochaines étapes. 

On ne sait pas encore si le département compte faire remonter l’affaire devant la Cour suprême. Au vu de l’ampleur et des implications, elle serait compétente puisque intervenant dans les litiges importants liés à la Constitution. Ses jugements sont sans appel.

Donald Trump ne peut pas bloquer les personnes le critiquant sur Twitter

Lumen Database est une importante base de données des notifications reçues par les grandes plateformes, aux fins de retrait ou déréférencement. 

Depuis quelques semaines, elle ne révèle plus directement les URL faisant l’objet de notifications par les ayants droit ou les autorités publiques. 

Concrètement, il faut désormais communiquer une adresse email différente pour chaque demande, ou obtenir un accès privilégié en tant que « chercheur » auprès de l’équipe derrière ce projet indépendant (l’Electronic Frontier Foundation, l’USF Law School et l’UC Berkeley). 

En 2014, ChillingEffects.org, son ancêtre, avait été vertement critiqué par la Copyright Alliance.

Selon le lobby d’ayants droit (MPAA, RIAA,...), « en n’enlevant pas les informations sur les URL litigieuses identifiées dans les requêtes [ChillingEffects, devenu Lumen Database] est effectivement devenu le plus grand répertoire d'URL hébergeant des contenus illicites sur Internet ».

Lumen Database occulte l’URL des contenus notifiés aux grandes plateformes

Aucune entrée pour les catégories selectionnées.