du 23 mai 2019
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Tesla : Consumer Reports tire à boulets rouges sur l'Autopilot

Dans le viseur de la puissante association de consommateurs : la fonction de changement de voie automatique ajoutée récemment à l'Autopilot. Elle serait « beaucoup moins compétente qu'un conducteur humain ». Pire, elle pourrait « créer des risques potentiels pour la sécurité des conducteurs ».

Parmi les nombreux griefs contre cette fonctionnalité : « elle a coupé [la route] des voitures sans laisser assez d'espace et a même dépassé des véhicules d'une manière qui enfreint les lois [...] En conséquence, le conducteur a souvent dû intervenir pour empêcher le système de prendre de mauvaises décisions ».

Consumer Reports en rajoute une couche : cette fonction est « incroyablement myope. Elle ne semble pas réagir aux feux de freinage ni aux clignotants ». Elle aurait également du mal à estimer correctement la vitesse des voitures arrivant derrière sur une voie de dépassement, très problématique lorsqu'il s'agit justement de changer de voie.

Bref, « surveiller le système est beaucoup plus difficile que de changer de voie soi-même, et revient à surveiller un enfant au volant pour la toute première fois. Comme tous les parents le savent, c'est bien plus pratique et moins stressant de conduire soi-même », explique Jake Fisher, directeur des tests autonomes chez CR.

Pour David Friedman, vice-président de CR, « Tesla montre ce qu'il ne faut pas faire pour arriver à l'autonomie automobile : mettre en service des systèmes de plus en plus automatisés sans approbation adéquate. Avant de vendre ces systèmes, les constructeurs devraient être tenus de prouver leur sécurité aux pouvoirs publics ».

Depuis plusieurs années, la FTC accuse le fabricant d'entraver le bon déroulement de la concurrence sur le marché des modems.

La juge Lucy Koh donne raison à la Federal Trade Commission : « Les pratiques de Qualcomm en matière de licences ont étouffé la concurrence sur les marchés des puces modem haut de gamme [...] pendant des années et ont nui aux concurrents, aux équipementiers et aux consommateurs », comme l'indique Reuters.

Elle demande donc au fabricant de renégocier ses contrats et d'octroyer à des prix raisonnables des licences à ses concurrents. Qualcomm a fait part de son intention de demander la suspension immédiate du jugement et de faire appel : « Nous sommes fermement en désaccord avec les conclusions de la juge, son interprétation des faits et son application de la loi ».

En bourse, cette condamnation a eu l'effet d'une douche froide avec une chute de plus de 10 % de l'action. De plus de 77 dollars, elle est descendue sous les 70 dollars.

Modems : Qualcomm jugé coupable d'abus de position dominante, la société plonge en bourse

L’application Premiere Rush, uniquement disponible sur iOS jusqu'ici, est désormais proposée sur Android. Tout du moins sur une sélection d’appareils puissants : Galaxy S10/10+, S9/9+, Note9, Note8, S10e, Google Pixel 3/3XL, 2/2XL et OnePlus 6T. La compatibilité grandira prochainement.

Les fonctionnalités sont les mêmes que dans la version iOS. Elles proviennent de Premiere et Audition et fournissent un flux simplifié avec édition audio et vidéo, correction des couleurs, nettoyage audio via machine learning, modèles Motion Graphics personnalisables, publication, etc.

Premiere Rush est bien entendu intégré dans le Creative Cloud d’Adobe. Toute action réalisée dans l’application est répercutée. Les projets peuvent donc être repris depuis d’autres appareils, pour être par exemple finalisés et publiés.

L’application peut être utilisée gratuitement (Starter) avec toutes les fonctions, mais un export limité à trois projets. L’abonnement lève la limite pour 9,99 dollars par mois pour un utilisateur unique, 19,99 dollars pour une équipe ou 29,99 dollars pour les entreprises. L’abonnement permet également de passer de 2 à 100 Go d’espace dans le cloud.

Adobe lance la version Android de Premiere Rush
Huawei : au tour d'ARM de couper les ponts

Depuis la signature d'un décret plaçant le Chinois sur liste noire, la liste des sociétés coupant leurs relations commerciales avec Huawei s'allonge de jour en jour.

Après Google, Qualcomm, Intel, Broadcom… c'est au tour d'ARM si l'on en croit un mémo repris par la BBC. Il demande à l'ensemble des employés d'arrêter « tous les contrats en cours, l'accès au support et les engagements en attente ».

ARM n'est pas une société américaine (elle est anglaise), mais le mémo précise que ses produits contiennent « une technologie d'origine américaine », qui peut donc être soumise au décret de Trump.

Le gros problème pour Huawei, c'est qu'il s'appuie sur ARM pour la conception de ses SoC Kirin. Sans licence ARM, il ne pourrait donc plus continuer à les produire. Après la privation des services Google (Huawei a toujours accès à Android AOSP), c'est un nouveau coup dur.

De son côté, un porte-parole d'ARM indique que la société « se conforme aux dernières restrictions établies par le gouvernement américain et entretient des discussions actives avec les agences gouvernementales appropriées pour s'assurer de rester en conformité ».

« Nous apprécions nos relations étroites avec nos partenaires, mais reconnaissons la pression qui pèse sur certains d'entre eux suite à des décisions motivées par des considérations politiques », indique pour sa part Huawei.

Le fabricant ajoute : « Nous sommes convaincus que cette situation regrettable peut être résolue et notre priorité reste de continuer à fournir des technologies et des produits à nos clients du monde entier ».

Elle se tiendra au McEnery Convention Center de San Jose (Californie). Il s'agit pour rappel de la keynote d'ouverture de l'événement dédié aux développeurs qui se tiendra du 3 au 7 juin.

Il devrait donc y être question des prochaines grosses versions des systèmes d'exploitation de la marque à la pomme, notamment iOS 13 et macOS 10.15.

WWDC 2019 : une licorne et une conférence le 3 juin à 19h

« Nous avons sur la 5G un retard de quelques semaines à deux mois », a annoncé le directeur général du groupe lors d'une assemblée générale, comme le rapporte Reuters.

Nos confrères ajoutent que l'équipementier a enregistré une perte inattendue sur les trois premiers mois de l'année à cause de retards de livraison sur les produits 5G.

Le directeur en profite pour faire une déclaration sur la situation de son concurrent Huawei sous le coup d'une exclusion des États-Unis : « Il y a peut-être une opportunité à long terme, mais au-delà de ça, c’est difficile à dire pour le moment ».

Nokia est en retard sur la 5G
LDLC lancera sa marketplace d'ici la fin de l'année

Comme nous l'avions remarqué lors de la publication des résultats trimestriels du revendeur, le chiffre d'affaires BtoC hors boutiques physiques est en baisse. Afin de redonner un peu de volume à son site, LDLC va l'ouvrir aux vendeurs tiers.

Olivier de La Clergerie, directeur général du Groupe LDLC, ne s'en cache pas : « Ce nouveau développement nous permettra, avec des ressources limitées engagées par le Groupe, d’enrichir notre offre, d’attirer de nouveaux clients et de générer des revenus complémentaires sur nos activités BtoC ».

La place de marché proposera des catégories de produits connexes : informatique, image & son, téléphonie & auto, jeux & loisirs, objets connectés ou papeterie. « L’objectif pour LDLC.com est d’atteindre, d’ici mars 2020, plus de 100 000 références supplémentaires ».

L'ouverture est prévue pour fin 2019 et les vendeurs tiers intéressés peuvent se rendre sur cette page afin d'obtenir de plus amples informations. On y apprend par exemple que l'abonnement mensuel pour y accéder est de 39 euros HT par mois, avec ensuite un « taux de commission variable en fonction des catégories ».

Il y a quelques jours, la société annonçait son intention de transférer sa cotation d'Euronext à Euronext Growth, un marché « plus approprié à la taille de l’entreprise ». Il « offre un accès au marché, avec des contraintes limitées, aux entreprises de  petite et moyenne capitalisation, qui entrent ainsi en relation avec une grande variété d’investisseurs », explique Euronext.

Le studio revendique un chiffre d'affaires de 1 630 millions de couronnes suédoises (environ 151 millions d'euros) sur le premier trimestre de l'année, en hausse de 158 % sur un an. La raison principale est simple : « la sortie en février de Metro Exodus ».

THQ Nordic en profite pour annoncer un « nouvel accord de développement avec 4A Games, les développeurs de la franchise Metro, pour leur prochain projet AAA ». Nous n'aurons pas plus de détails, ni même s'il s'agit d'un nouvel opus dans la franchise Metro.

En tout, 80 jeux sont en préparation, dont 48 titres non dévoilés pour l'instant.

THQ Nordic : les revenus explosent grâce à Metro Exodus, un nouveau titre avec 4A Games en préparation
Les détails de trois failles 0-day dans Windows publiés sur GitHub

Le mystérieux compte SandboxEscaper sur GitHub a publié récemment les détails de trois failles 0-day dans Windows.

La première a été publiée mardi et est de type escalade de privilèges. Elle réside dans le Windows Task Scheduler et peut permettre à un utilisateur authentifié localement d’obtenir les droits SYSTEM.

La deuxième, également de type escalade, a été publiée hier. Elle se trouve cette fois dans le service Windows Error Reporting. Exploitée, elle pourrait autoriser un utilisateur à modifier des fichiers normalement hors d’atteinte.

La dernière, elle aussi publiée hier, affecte Internet Explorer 11. Elle pourrait permettre à un code JavaScript d’être exploité avec des privilèges plus élevés que ce que ne permet la sandbox.

Ces trois nouvelles failles viennent s’ajouter aux quatre autres dont les détails avaient été publiés au cours de l’année écoulée. Aucune des sept vulnérabilités ne peut être exploitée à distance.

Elles ne sont donc pas critiques, mais restent sérieuses puisqu’un pirate pourrait gagner des droits administrateur depuis un compte classique s’il devait en obtenir un à distance. En outre, ces failles peuvent être éventuellement exploitées en conjonction d’autres brèches pour obtenir cette fois un scénario d’attaque distante.

Microsoft n’a pas encore réagi à ces informations.

Après six ans dans la société et trois ans à sa tête, Mandelbrot explique qu'il quitte ses fonctions pour « des raisons personnelles ». Il en profite pour dévoiler le nom de son successeur : Andy Yang, un ancien de Reddit et de 500px.

S'il n'en est pas fait mention dans le message de David Mandelbrot, la société aurait procédé à des licenciements, c'est du moins ce qu'affirment des sources à The Verge.

Interrogés sur ce point, Mandelbrot et Indiegogo ont refusé de commenter.

Indiegogo : licenciements et départ du PDG David Mandelbrot

L'armée de l'air avait lancé un appel d'offres pour un montant de deux milliards de dollars pour développer des fusées capable d'envoyer dans l'espace des satellites de sécurité nationale.

Trois sociétés ont été retenues : United Launch Alliance (ULA), Northrop Grumman Innovation Systems et Blue Origin. SpaceX a donc été laissée de côté.

Aujourd'hui, la société d'Elon Musk se rebiffe et attaque en justice l'US Air Force l'accusant d'avoir « attribué à tort » les contrats à ses trois concurrents, comme l'explique CNBC.

SpaceX rappelle qu'elle dispose déjà de lanceurs commerciaux en service, contrairement aux autres.

Contrats avec l'US Air Force : SpaceX attaque le gouvernement américain
Le Conseil national des barreaux (CNB) étrille la loi Avia contre la cyberhaine

Réuni en assemblée générale les 17 et 18 mai dernier, le CNB déplore dans une motion « qu’une fois de plus, le législateur entende légiférer dans la précipitation, sans étude d’impact préalable sérieuse au regard des textes existants et notamment de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ».

Alors que la loi Avia sera examinée en commission le 5 juin, il tient à rappeler la nécessité de protéger les droits fondamentaux, en particulier la liberté d’expression. Il rejoint ici les remarques du Conseil d’État qui a plusieurs fois fait cette piqûre de rappel.

Le texte porté par l’élue LREM obligera les plateformes à supprimer dans les 24 heures les contenus manifestement haineux. De même, il étend les pouvoirs du CSA sur ces intermédiaires techniques afin de les accompagner dans ces traitements, voire les sanctionner en cas de non-respect de leurs obligations.

Dans cette motion, signalée par Contexte, le CNB « constate que la proposition de loi ne prévoit pas des sanctions graduées, respectueuses du principe de proportionnalité », déplore-t-il. Il dénonce pareillement l’absence de recours effectif à une autorité judiciaire, regrettant lui-aussi « qu’aucune sanction ne soit non plus prévue contre un retrait abusif ».

De manière plus exotique, il « s’oppose à toute mesure qui tendrait à interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux », alors que les intermédiaires ont déjà pour obligation de conserver un an durant les données de connexion des inscrits et contributeurs.

On passera sur les promesses de changer le monde (ou presque) avec une petite modification du design pour se concentrer sur l'essentiel.

Désormais, « le nom du site et son icône apparaissent en haut de la fiche de résultats » afin de mieux identifier la source. Les publicités suivent le mouvement avec « Ad » désormais affiché en haut comme les nom et icône des sites.

Bref, la mention d'une publicité est donc moins visible, permettant aux réclames de mieux se fondre dans le décor au passage… de quoi certainement augmenter un peu plus le taux de clic et donc les revenus de Google.

Recherches sur mobile : Google met mieux en avant le nom du site, contrairement aux publicités
Newsguard étend à la France sa chasse aux fake news

NewsGuard est une entreprise américaine fondée par Steven Brill (fondateur du magazine The American Lawyer et professeur de journalisme à Yale) et Gordon Crovitz (ancien directeur de la publication du Wall Street Journal).

Son objectif est de labelliser les sites d’informations. Via une extension disponible pour Chrome et Firefox, l’utilisateur peut voir un bouclier de couleur à côté d’un lien pour obtenir rapidement un signal visuel de confiance : de vert à rouge, selon que le site inspire confiance ou pas, sur la base de neuf critères. Les sites parodiques sont en jaune.

Les sept personnes employées en France ont déjà labellisé une soixantaine de médias, couvrant selon l’entreprise 70 % du paysage médiatique dans l’Hexagone. L’entreprise vise 90 % d’ici la fin du mois prochain. Alice Antheaume, directrice de l’école de journalisme de Sciences-Po, y fait office de conseillère éditoriale.

L’initiative est louable, mais n’est pas sans critique. Notamment des sites ayant obtenu un bouclier rouge, dont Russia Today France et Sputnik.

RT pointe par exemple que le conseil consultatif de NewsGuard comprend notamment un ancien directeur de la CIA (Michael Hayden), un ex-secrétaire général de l’Otan (Anders Fogh Rasmussen) et plusieurs anciens membres des administrations Bush et Obama.

Le sujet est déjà complexe et l’entreprise risquée (on se souvient des débuts très difficiles du Decodex du Monde). Mais sous un angle plus politique et vu par deux médias russes, NewsGuard ne serait finalement qu’un outil de propagande de plus.

Notez que Publicis est l’un des investisseurs de NewsGuard, en ayant participé à la levée de fonds de 6 millions de dollars en mars 2018. On comprend pourquoi : NewsGuard vend des statistiques aux agences de communication. Objectif, éviter aux marques qui en font la demande de faire apparaître leurs publicités sur des sites « problématiques ».

La chasse aux fake news reste une activité complexe. On peut rapidement tomber dans la lutte d'influences, toute personne physique ou morale pouvant arguer d'un biais dans la grille de lecture. Newsguard a beau se vouloir transparent, le sujet d'une labellisation de l'information reste polémique.

La Las Vegas Convention and Visitors Authority (LVCVA) valide ce contrat avec la société d'Elon Musk, comme le rapporte The Verge.

Le but est de construire deux tunnels et trois stations pour les véhicules et les piétons. Il servira notamment à relier les halls d'exposition du Las Vegas Convention Center utilisés durant le CES.

Sur Twitter, Elon Musk pense qu'il sera opérationnel d'ici la fin de l'année (sans préciser avec combien de mois/années de retard). Plus prudente, la LVCVA pense l'utiliser pour le CES 2021, selon nos confrères.

Boring Company : 48,5 millions de dollars pour construire deux tunnels à Las Vegas

Deadline explique que Constantin Film a acheté les droits à Avalanche studio et Square Enix.

Nos confrères affirment que le film gardera l'esprit du jeu : « Rico Rodriguez participe à une course contre la montre pour arrêter The Black Hand, un groupe de mercenaires meurtrier ». Le tournage pourrait débuter en 2020 si un réalisateur et un acteur pour le personnage principal sont rapidement trouvés.

Derek Kolstad (John Wick) adaptera Just Cause en long métrage
Des visages en mouvement à partir de quelques images, voire d’une seule

Egor Zakharov, Aliaksandra Shysheya, Egor Burkov, Victor Lempitsky, chercheurs au Samsung AI lab et à l’Institut Skolkovo des sciences et de la technologie, ont exposé leurs travaux visant à recréer des vidéos photoréalistes à l’aide de quelques images, voire d’une seule.

Effectuer une telle synthèse est considéré comme difficile, rappellent-ils. « Les têtes humaines sont d’une grande complexité photométrique, géométrique et cinématique », tenant à la fois à la modélisation, mais aussi à la forme de chaque élément.

De plus, il y a une très faible tolérance de l’œil humain « vis-à-vis des erreurs, même mineures, dans la modélisation de l'apparence des têtes humaines ». C’est le phénomène de « vallée dérangeante » (uncanny valley), « théorie scientifique (…) selon laquelle plus un robot androïde est similaire à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses » (Wikipedia).

Les débouchés sont multiples (vidéoconférence, jeux vidéo, industrie des effets spéciaux). Le résultat est à contempler sur cette vidéo, avec une mention spéciale pour la mise en mouvement du visage de Mona Lisa.

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