du 05 mars 2019
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La régulation des plateformes dans les propositions européennes d’Emmanuel Macron

Dans sa tribune pour l’Europe (« Pour une renaissance européenne », Emmanuel Macron s’engage un peu plus dans la campagne à venir, avec une ribambelle de propositions sur les nouvelles technologies.

D’abord, la création d’une Agence européenne de protection des démocraties. Composée d’experts, elle aurait pour mission de protéger le processus électoral contre les cyberattaques mais également les manipulations.

Pour défendre « les libertés », il préconise de « bannir d’Internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence, car le respect de l’individu est le fondement de notre civilisation de dignité ».

Par ce biais, en creux, on peut anticiper un chantier à venir : la remise en cause de la directive de 2000 qui limite la responsabilité des plateformes sur les contenus diffusés par les internautes. Un écueil que devra d’ailleurs gérer la future proposition de loi contre la haine, portée par la députée LREM Laetitia Avia.

Le chef de l’État préconise également de « réguler les géants du numérique, en créant une supervision européenne des grandes plateformes ». Au menu, sanctions accélérées en cas d’atteintes à la concurrence et transparence des algorithmes. Il imagine aussi « sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles », et parmi elles « la protection des données ».

Il propose enfin de financer l’innovation « en dotant le nouveau Conseil européen de l’innovation d’un budget comparable à celui des États-Unis, pour prendre la tête des nouvelles ruptures technologiques, comme l’intelligence artificielle ».

Günther Hasinger, directeur scientifique de l’ESA, invite le public à une réflexion autour du programme Voyage 2050 qui couvrira la période 2035 à 2050.

Vous avez jusqu'au mois de juin pour répondre à un sondage (comptez environ 10 minutes) avec comme thème : « Quelles sont, selon vous, les questions les plus essentielles auxquelles nos futures missions devraient s’attaquer ? ».

« Nos missions sont financées par les États membres, c’est-à-dire leurs citoyens. Nous souhaitons encourager le public à s’approprier le programme de sciences spatiales et à s’y impliquer », explique le directeur.

Si le calendrier peut paraître large, l'agence spatiale européenne rappelle que « les missions révolutionnaires en sciences spatiales peuvent prendre jusqu’à vingt ans, de la conception à la production de résultats scientifiques, en passant par le développement et le lancement ».

Quelles missions pour l'Agence spatiale européenne en 2050 ? Proposez vos idées

C'est l'épilogue de quatre ans de procédures. En cause, l'itinérance 2G et 3G de Free sur le réseau d'Orange : Bouygues Telecom accusait le nouvel arrivant d'y brider volontairement ses débits. Le but étant de réduire le montant de la facture qu'il devait payer à son partenaire. Pour la filiale du groupe de BTP, ce serait de la concurrence déloyale.

Comme l'explique Les Echos, le tribunal de commerce de Paris a débouté Bouygues Telecom qui réclamait 718,5 millions d'euros. L'opérateur doit même payer 350 000 euros à Free pour les frais de justice.

Nos confrères ont pu consulter le jugement. Ce dernier explique que « les mesures proposées par Bouygues Telecom ne peuvent avoir une force probante supérieure à celle de l'Arcep ».

Concernant la notion de « fair use » (débit réduit au-delà d'une certaine limite), le tribunal ajoute qu'il « permet à Free Mobile d'assurer une utilisation équitable d'Internet entre les utilisateurs [...] plutôt que de valoriser très cher la data, comme l'a fait Bouygues Telecom dans ses offres ».

Bouygues Telecom peut faire appel de cette décision.

« Concurrence déloyale » : Bouygues Telecom perd son procès contre Free Mobile
Le noyau Linux 5.0 est disponible et supporte les écrans FreeSync

Le noyau Linux 5.0 est désormais disponible au téléchargement, du moins ses sources depuis le site officiel.

Les nouveautés sont nombreuses, notamment le support des écrans FreeSync pour les Radeon, à condition que Mesa 19.0 et une version à jour des pilotes xf86-video-amdgpu soient installés. Il s’agissait d’une demande de longue date.

Le pilote Nouveau pour GPU NVIDIA apporte un début de support pour les GeForce RTX. De quoi afficher les définitions natives des écrans, mais sans plus : pas d’accélération graphique encore, pas plus que de gestion de l’alimentation. Le pilote propriétaire reste donc la meilleure option pour l’instant.

Le nouveau kernel prend également en charge Adiantum, conçu par Google pour le chiffrement des appareils d’entrée de gamme dont les puces ne disposent pas de fonctions matérielles de chiffrement. Il a été pensé pour Android Go mais peut être utilisé avec d’autres systèmes de fichiers, comme EXT4.

Entre autres nouveautés, signalons le retour des fichiers de swap dans Btfrs, l’intégration du pilote touch-screen pour les Raspberry Pi, une nouvelle police de console pour les écrans HiDPI et Retina, le support du Logitech High Resolution Scrolling, ou encore de multiples améliorations pour la gestion de l’énergie.

Si le noyau Linux 5.0 sonne comme une version majeure, ce n’est pas tout à fait la réalité. Toutes les moutures ont la même importance dans le cycle révisé, du moins en théorie. Le nouveau venu reste dans le haut du panier en matière de nouveautés, comme le note Phoronix.

Rappelons en outre que la disponibilité officielle ne signifie pas une mise à jour dans les jours suivants. Les distributions n’intègrent le plus souvent un noyau qu’au travers d’une nouvelle version. Sous réserve que les équipes de développement l’estiment stable. D’autres se focalisent sur les moutures LTS (Long Term Support), la dernière en date étant la 4.19.26.

La prochaine version du célèbre outil de protection de vos données et autres partitions se prépare. Une première bêta est désormais disponible.

Les nouveautés sont nombreuses à en croire les notes de version, mais on retient surtout les diverses protections mises en place pour limiter l'accès à la mémoire ou éviter les attaques de type cold boot.

Il est notamment question d'une fonctionnalité de chiffrement de la mémoire (ChaCha12, t1ha, ChaCha20) sur les machines exploitant un CPU 64 bits. L'impact sur les performances serait de moins de 10 % sur un processeur moderne.

Un nouveau générateur de nombres aléatoires accéléré matériellement est utilisé. Il est basé sur les travaux de Stephan Mueller sur Jitterentropy. RDRAND et RSSEED peuvent être utilisés en complément.

Les performances ont été revues à la hausse pour le mode XTS sur les machines exploitant SSE2. D'autres améliorations et correctifs sont bien entendu de la partie. Aucune date de disponibilité pour la version finale n'est donnée pour le moment.

VeraCrypt 1.24 : chiffrement mémoire, Jitterentropy, meilleures performances

En travaux depuis des années, l'API Web Authentication vise à standardiser l'accès aux dispositifs de connexion biométrique ou via des clés de sécurité (CTAPv2, FIDO2), utilisés seuls ou en complément à un mot de passe.

Déjà intégré à de nombreux navigateurs, utilisé par quelques services comme Hello dans Edge chez Microsoft, WebAuthn est désormais finalisé, annonce le W3C.

La certification FIDO2 récemment obtenue par Android devrait également faciliter l'adoption croissante de ce genre de solutions par les sites web et développeurs d'applications. Il n'y a désormais plus qu'à attendre des annonces en ce sens.

WebAutn finalisé : vers un web moins dépendant des mots de passe

La semaine dernière, le revendeur publiait un billet de blog expliquant « donner aux marques les moyens de réduire à néant les contrefaçons ». Plusieurs axes de développement sont mis en avant.

Une protection automatisée pour commencer, avec de l'intelligence artificielle et du machine learning bien évidemment. Les marques fournissent leurs logos et des « données clés » sur leurs produits, puis Amazon se charge d'analyser plus de 5 milliards d'objets en vente chaque jour.

Le second étage de cette fusée est un « outil de suppression des contrefaçons en libre-service ». Pour simplifier, il permet aux marques de supprimer elles-mêmes des articles qu'elles estiment être des contrefaçons. Un principe qui n'est pas sans rappeler ce qui existe déjà sur YouTube.

Project Zero n'est pour le moment disponible que sur invitation. Il est toujours possible de s'inscrire sur une liste d'attente par ici.

Avec son Project Zero, Amazon permet aux marques de retirer elles-mêmes des contrefaçons
Le ministère de l’Écologie s’apprête à abandonner les bulletins de paie papier

En vertu d’un décret cadre de 2016, les bulletins de paie (et de solde) des agents civils de l'État, des magistrats et des militaires ont vocation à être mis à la disposition des intéressés uniquement « sous forme électronique, dans un espace numérique propre », au 1er janvier 2020 « au plus tard ». À Bercy, la dématérialisation est ainsi de rigueur depuis juillet 2018.

Les ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ont quant à eux souhaité attendre davantage, puisqu’un arrêté paru ce matin au Journal officiel précise que les bulletins de paie ne seront plus fournis sur support papier :

  • À compter du 1er août 2019 pour les « fonctionnaires dont la paye sans ordonnancement préalable est assurée par les services du ministère de la Transition écologique et solidaire » (à l'exception notamment de la Direction générale de l'aviation civile et des services qui lui sont rattachés).
  • À compter du 1er décembre 2019 pour les agents contractuels et les ouvriers d'État « dont la paye sans ordonnancement préalable est assurée par les services du ministère de la Transition écologique et solidaire » (à l'exception là aussi de la Direction générale de l'aviation civile et des services qui lui sont rattachés, notamment).

Les seules exceptions admises concernent les fonctionnaires en congés exceptionnels (de type maladie grave ou congé parental) ou n’ayant pas accès à leur espace numérique sécurisé sur leur lieu de travail. Si ces agents souhaitent recevoir leurs bulletins sur support papier, il leur faudra en faire la demande expresse. La fin de la situation justifiant ces exceptions sera néanmoins synonyme de retour au format dématérialisé.

Quatre semaines seulement après son lancement, Apex legends compte déjà 50 millions d'adeptes. Une progression extrêmement rapide, puisqu'il a fallu quatre fois plus de temps au phénomène Fortnite pour atteindre le même palier.

Pour Electronic Arts et Respawn Entertainment, c'est évidemment une grande satisfaction, d'autant plus que l'éditeur a l'intention de vendre son premier pass de combat pour le jeu d'ici quelques semaines. De quoi entrevoir d'importantes retombées économiques.

Sur ce point, la présentation des prochains résultats financiers d'Electronic Arts en avril sera l'occasion d'avoir de premières estimations du succès du titre. Attirer des joueurs sur un titre free-to-play est en effet une chose, les convaincre de passer à la caisse en est une autre.

Apex Legends franchit le cap des 50 millions de joueurs

C'est une manière comme une autre de fêter 10 ans de collaboration entre les deux entités. Depuis 2009, les financements apportés à Iliad par la Banque européenne d'investissement sont ainsi de 850 millions d'euros. Ce nouvel accord de 300 millions s'inscrit dans le cadre du Plan Juncker, précisent les deux protagonistes.

La maison mère de Free en profite pour revendiquer « plus d’1 million d’abonnés Fibre répartis sur 10 millions de prises raccordables dans plus de 90 départements et confirme son objectif de disposer de 20 millions de prises raccordables à la fibre à fin 2022 ».

Lors de son dernier bilan, Bouygues Telecom faisait état de 7,2 millions de prises commercialisées, avec comme objectif d'arriver à 12 millions fin 2019 et 20 millions en 2022. Orange est par contre toujours en tête avec 11,8 millions de foyers raccordables et 2,6 millions de clients.

Cette annonce est également l'occasion pour Free de rassurer sur le fixe, le groupe ayant perdu des abonnés au cours des neuf premiers mois de l'année 2018. Dans le même temps, son cours en bourse a chuté, passant de plus de 200 euros à moins de 100.

L'annonce de ses résultats annuels le 19 mars avant l'ouverture de la bourse est donc attendue de pied ferme.

Déploiement de la fibre : nouveau prêt de 300 millions d’euros de la BEI à Iliad (Free)
Google Photos désactivé sur Android TV à cause d'un bug rendant les photos publiques

Bug étonnant que celui trouvé par @wothadei sur Twitter. En voulant accéder à TV connectée Vu via son enceinte Google Home, il s’est aperçu que de très nombreux comptes Google étaient reliés à la TV.

Conséquence, des photos privées d’autres personnes s’affichaient dans l’écran de veille du téléviseur. Un vrai problème de vie privée et de quoi sérieusement inquiéter les utilisateurs.

Google a cependant vite réagi. Répondant au tweet initial, la société a posé des questions pour mieux cerner le problème. Depuis hier 14h, Google Photos n’est tout simplement plus fonctionnel sur Android TV, pas plus que la diffusion à distance depuis Assistant.

La correction est donc en cours du côté de Google, Vu ayant confirmé à XDA Developers que le problème était bien logiciel, comme confirmé par Google au constructeur. Le bug central semble bien résider dans l’application Home, et pas dans Google Photos lui-même.

On ne sait cependant pas si Vu est le seul constructeur concerné, bien que le souci, à la forte visibilité, n’ait pas pour l’instant fait tache d’huile.

Fort heureusement pour eux, les streameurs sur Twitch ne sont pas présents 24 heures sur 24 sur la plateforme. Les spectateurs eux, sont par contre en permanence à la recherche de contenu frais à consommer. Pas de panique, la plateforme pense avoir trouvé une solution à ce problème.

Désormais, lorsqu'un spectateur se rend sur la chaîne d'un diffuseur ne proposant pas de live à un instant donné, il pourra directement avoir un aperçu du contenu proposé grâce à la mise en avant de lives précédemment enregistrés ou de highlights.

Selon Twitch, cette modification doit permettre aux diffuseurs de convaincre des utilisateurs de découvrir leur chaîne même en dehors de leurs créneaux habituels de diffusion.

Twitch veut rendre plus séduisantes les chaînes hors ligne

« L'objectif de cette lettre ouverte n'est pas de trouver des excuses ou d'essayer de dénigrer les faits décrits dans l'article, mais d'admettre que nous n'avons pas toujours fait les choses correctement ».

C'est ainsi que Nik Storonsky, le PDG de Revolut, tente de calmer la tempête qui s'est abattue sur son entreprise, accusée de promouvoir une culture toxique auprès de ses employés, notamment en matière de temps de travail.

Le dirigeant ne cherche pas à minimiser les faits, mais assure que son entreprise a profondément changé entre les incidents décrits, qui auraient eu lieu il y a plus d'un an, et aujourd'hui. Si bien que le « turnover » serait passé sous la barre des 3 %.

Des progrès qui auraient été notamment permis par la mise en place d'études semestrielles sur le bien-être des employés et de nouveaux processus plus transparents pour l'évaluation des performances.  

Revolut fait son mea culpa
Facebook : des documents internes montrent en partie l'étendue du lobbying anti-RGPD

Dans l’affaire opposant le développeur de l’application Six4Three à Facebook devant un tribunal californien, d’étonnants documents internes au réseau social ont été révélés.

On peut y voir notamment comment Facebook a manœuvré pendant la gestation du RGPD, il y a quelques années quand il n’était encore connu que comme l’European Data Protection Directive.

Par exemple, demander au chancelier de l’Échiquier d’alors, George Osborne, de s’impliquer tout en lui proposant un voyage de visite des locaux de l’entreprise à son fils.

Sheryl Sandberg, directrice des opérations, aurait également eu pour mission de se servir de son livre féministe Lean In pour créer des liens avec des femmes d’influence, et tout particulièrement Viviane Reding, commissaire européenne et principale architecte du RGPD. L’entrevue, au cours d’un dîner, se serait particulièrement mal passée.

En tout, les documents détaillent comment l’entreprise s’est servi de ses réseaux d’influence pour une vaste campagne de lobbying à travers toute l’Europe, mais également aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Inde ou encore au Brésil.

Partout le même objectif : favoriser des lois pro-Facebook ou empêcher que d’autres freinent son activité. Les documents citent des centaines de noms de ministres, parlementaires et autres personnes d’influence politique.

Le plus étonnant reste un compte-rendu de certains entretiens avec l’ancien Premier ministre irlandais Enda Kenny, qui aurait assuré à Facebook que sa position serait améliorée quand l’Irlande prendrait la tête de l’Union européenne.

Kenny se serait montré particulièrement enthousiaste et reconnaissant de l’installation du siège social européen de Facebook à Dublin. L’ancien Premier ministre aurait eu des mots durs au sujet du futur RGPD, y voyant une « menace pour les emplois, l’innovation et la croissance économique » dans le Vieux continent.

Facebook ne nie pas l’authenticité de ces documents, mais cherche à nuancer, rappelant qu’ils ont été illégalement rendus publics, qu’ils « ne disent, à dessein, qu’un seul côté de l’histoire et omettent un contexte important ».

C'est la fin pour la PlayStation Vita. Sur son site japonais, Sony indique que les deux derniers modèles encore vendus de la console ont connu leurs dernières livraisons.

Malgré ses qualités, et quelques fonctions intéressantes comme la possibilité de déporter l'affichage d'une PlayStation 4 vers la console portable ou ses pavés tactiles sur la façade arrière, la Vita n'est jamais parvenue à faire son trou face à la 3DS.

Elle trouvera tout de même son public au Japon et chez les amateurs occidentaux de jeux nippons, mais cela ne lui permettra pas de franchir la barre des 20 millions d'unités vendues depuis son lancement fin 2011.

Son aïeule, la PSP, avait trouvé preneur dans plus de 80 millions de foyers. La facilité avec laquelle cette dernière pouvait lancer des jeux piratés ou émuler des jeux PlayStation avait probablement facilité son adoption. Une particularité dont la Vita n'aura pas profité.

Hiroyuki Oda, le vice-président de Sony Interactive Entertainment, indiquait l'an dernier qu'il n'était pour le moment pas question de développer une nouvelle machine pour succéder à la Vita, qui sera donc probablement la dernière console portable de la marque. L'arrêt de la production des cartouches de jeux est quant à elle prévue pour le 31 mars prochain.

Sony met fin à la production de la PS Vita au Japon

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