du 27 février 2019
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Quand SpaceX se plaint d'Arianespace, l'ESA lui répond de « nettoyer devant sa porte »

La semaine dernière, nous apprenions que SpaceX avait envoyé une lettre au Département du commerce américain pour se plaindre que « les subventions de l'Union européenne et du gouvernement français réduisent artificiellement le prix des services de lancement d'Arianespace sur le marché international et permettent à leurs fusées d'être déloyalement compétitives ».

Une première réponse de l'Europe est arrivée par l'intermédiaire de Daniel Neuenschwander, responsable des transports spatiaux à l'Agence spatiale européenne. Sans surprise, la réponse ne fait pas dans la demi-mesure : « Je pense que vous feriez mieux de nettoyer devant votre porte avant de commencer à vous plaindre de quelqu'un d'autre », rapporte Reuters.

Nos confrères ajoutent que la loi « Buy America » empêche Arianespace de se positionner sur les lancements du gouvernement américain, « coupant ainsi un marché énorme à un moment où les lancements commerciaux sont en net recul ».

Ce n'est pas tout. Stéphane Israël (PDG d'Arianespace) expliquait il y a quelque temps que SpaceX « surfacture ses lancements quand il vend aux institutions américaines et les sous-facture quand il vient sur le marché européen ». Il s'agit pour certains d'une subvention cachée.

Contexte rapporte que Christian Quest a remis la semaine dernière sa démission à Nadi Bou Hanna, le numéro un de la Direction interministérielle au numérique (DINSIC). Contributeur notoire à OpenStreetMap, l’intéressé était jusqu’ici chargé de mission au sein de la mission Etalab, le service chargé d’accompagner les administrations dans leurs démarches d’ouverture de données publiques.

Ce départ serait « fracassant » selon nos confrères, Christian Quest ayant dénoncé au sein d’une « lettre ouverte » de démission la « feuille de route utilitariste et court-termiste » du successeur d’Henri Verdier, dans laquelle il ne retrouve « quasiment aucune des valeurs qui [l’]ont fait rejoindre Etalab ».

Christian Quest doit dorénavant rejoindre l’équipe de la députée Paula Forteza (LREM).

Remous autour d’une démission à la DINSIC

La société de Cupertino a mis à jour ses chiffres sur la fragmentation de son système d'exploitation. 80 % sont donc sur iOS 12, 12 % sur iOS 11 et 8 % sur une mouture plus ancienne.

Si l'on ne prend en compte que les terminaux lancés il y a moins de quatre ans, 83 % disposent d'iOS 12, tandis que 12 % sont toujours sur iOS 11. Il n'en reste donc plus que 5 % sur iOS 10 maximum.

Des chiffres bien loin de ceux d'Android. Oreo (8.x) n'est qu'à 21,5 % de part de marché, alors que la dernière mouture actuellement disponible (Android 9, alias Pie) n'est pas encore à 0,1 %. Plus de 50 % sont encore avec Android 6.0 Marshmallow maximum.

Mais la comparaison entre les deux systèmes d'exploitation n'est pas aussi simple : iOS est réservé aux terminaux Apple, qui gère aussi bien la partie logicielle que matérielle. De son côté, Android est un système qui se veut ouvert, avec des dizaines de fabricants. Malheureusement, ils abandonnent souvent trop vite leurs produits.

iOS 12 présent sur 80 % des terminaux mobiles Apple
SFR casse encore ses prix pour attirer des clients : 22 euros l'abonnement avec RMC Sport et beIN Sports

Est-ce le signe que le premier trimestre ne se passe pas comme prévu du côté des recrutements de la filiale d'Altice ? Officiellement non, ce serait même tout le contraire.

La marque au carré rouge préfère en effet communiquer sur une opération mise en place à l'occasion « du renouvellement de son partenariat avec Cristiano Ronaldo et de l’arrivée de Neymar comme ambassadeur ».

Une double dépense qui doit permettre à SFR de mettre un peu plus l'accent sur le sport, en espérant que les clients resteront après 12 mois. Il faudra par contre qu'ils acceptent de voir le prix de leur offre multipliée par 2,7, passant à 60 euros par mois.

En effet, outre la remise habituelle sur l'abonnement (21 euros par mois la première année au lieu de 41 euros), c'est le pack de chaînes sportives qui voit son tarif ratatiné, pour les nouveaux clients seulement.

RMC Sport est proposé habituellement à 9 euros par mois aux clients SFR, contre 15 euros pour BeIN Sports. Les deux sont déjà vendus sous la forme d'un bundle à 19 euros. C'est cette offre qui passe à 1 euro la première année, permettant cette promotion.

De quoi sans doute annoncer de gros chiffres lors des prochains résultats trimestriels. Les investisseurs seront alors sans doute plus attentifs au résultat net d'Altice France et à son niveau de rentabilité.

Le service veut proposer un accès aux sites de presse « plus propre » à ses clients. S'il est encore peu explicite sur le modèle économique, on se doute que c'est un abonnement qui viendra équilibrer le dispositif.

D'inévitables questions seront à poser, comme la mécanique de répartition des revenus ou les méthodes envisagées pour éviter que des médias drainent une grosse partie de l'abonnement en publiant des articles « à clic ».

Quoi qu'il en soit, Scroll a racheté l'application de recommandation Nuzzel il y a peu et vient d'annoncer travailler avec Mozilla sur des solutions pour l'accès à un web sans publicité, mais permettant aux médias de vivre.

Une volonté qui n'a rien de nouveau, d'autres s'y étant déjà cassé les dents. Surtout lorsqu'il s'agit de financer de grosses rédactions, où l'investigation a sa place et qui ne pourront pas se contenter de quelques dizaines de centimes par utilisateur et par mois.

Après s'être payé Nuzzel, Scroll s'associe à Mozilla pour un web financé, mais sans publicité

Annoncé la semaine dernière, le but de ce rapprochement est de proposer des puces DSP Ultra Low Energy (ULE) avec le logiciel de reconnaissance vocale de Snips. 

L'intégration de Snips dans des puces DSP permettrait ainsi de créer un réseau local de produits avec reconnaissance vocale, sans avoir besoin de passer par le cloud. Cette annonce s'emboîte parfaitement avec les fonctionnalités Commands, Flow et Satellite de Snips.

Reconnaissance vocale locale : Snips s'associe à DSP Group
THQ Nordic fait scandale avec une séance de questions/réponses sur 8chan, la poubelle d'internet

« Nous faisons une séance de questions/réponses sur 8chan, et nous n'avons aucune idée de pourquoi, Rejoignez-nous ! ». Il était 18h34 lorsque ce message est apparu sur le compte Twitter de l'éditeur THQ Nordic, et il n'a fallu que quelques minutes pour que l'affaire tourne au vinaigre.

Il semble en effet que Philipp Brock, le directeur marketing de l'éditeur, n'aie pas eu le recul nécessaire pour voir que l'imageboard 8chan est surtout connu pour être un repaire où sous couvert de liberté d'expression se mêlent suprémacisme blanc, Gamergate, contenu pédopornographique et autres joyeusetés.

Mais pas de souci, il assure une demi-heure plus tard qu'il a été contacté « de manière très amicale » par la plateforme et que « quelqu'un s'occupera des choses dégoûtantes ». Un doux euphémisme pour parler de ce que l'on peut retrouver sur ce site regroupant des utilisateurs ayant quitté 4chan en raison de son niveau de censure jugé trop élevé.

Deux heures plus tard, le responsable publie en son nom un mea culpa sur le compte Twitter de THQ Nordic, affirmant qu'il n'a « pas fait le nécessaire pour comprendre l'historique et la controverse autour du site ». « Je ne cautionne pas la pédopornographie, le suprémacisme blanc, ou le racisme sous quelque forme que ce soit ». Une soirée à oublier pour l'éditeur.

Mise en demeure notamment pour ciblage publicitaire sans consentement des personnes physiques, la société Vectaury vient finalement de voir cette procédure clôturée par la CNIL.

Ses solutions intégrées à des applications mobiles lui permettaient alors de glaner l'identifiant publicitaire du téléphone outre les données de géolocalisation. En scrutant les habitudes de déplacements, elle adressait alors des publicités très ciblées sur ces écrans.

Selon Exodus Privacy, des traces de son système se sont retrouvées dans les apps d'Auto Plus, Closer, Météo France, Nostalgie Radio, NRJ Radio, Rire & Chansons, Skyrock ou encore Télé Star.

Désormais, le courroux de la CNIL est donc à conjuguer au passé. Lors de l’installation des applications concernées, une bannière recueille le consentement « libre, spécifique, éclairé » des personnes. Elles sont informées de la finalité du traitement (la publicité ciblée géolocalisée), des données collectées, et de leurs droits, dont celui de refuser ces traitements sans être bloqués sur l’application désirée.

Publicités ciblées et RGPD : Vectaury se remet d’aplomb devant la CNIL

La plateforme a choisi de jouer la carte de la transparence pour expliquer dans un court billet les raisons derrière l'arrêt de ce programme, prévu pour le 31 mars prochain.

Lorsqu'un jeu est vendu plus cher dans certains pays, GOG offre aux joueurs un avoir du montant de la différence entre le montant qu'ils ont versé, et celui qu'ils auraient payé aux États-Unis. En moyenne GOG assure rendre ainsi « 12 % du prix des jeux aux acheteurs, mais cela peut monter jusqu'à 37 % ». Une pratique qui profitait surtout aux joueurs européens.

L'entreprise explique que si elle était capable jusqu'ici de couvrir cette différence grâce à sa marge, « tout en maintenant un mince profit », la donne a désormais changé. « En augmentant la part versée aux développeurs de jeux, nous réduisons mécaniquement la nôtre. Et en tant que magasin en ligne nous ne pouvons pas vendre des jeux à perte ».

Présentée ainsi par l'éditeur, la nouvelle fait écho aux licenciements évoqués hier. GOG semble donc vouloir faire tout son possible pour retrouver le chemin de la rentabilité, dont la bataille rangée entre Steam, l'Epic Games Launcher et les autres plateformes de distribution semble l'avoir éloignée.

GOG met un terme à son programme de « prix équitables »

Le fabricant présentait son smartphone haut de gamme en décembre. Aujourd'hui, c'est au tour de sa technologie Gaming+ de faire parler d'elle.

Selon Honor, elle « réunit une série de mises à jour qui améliorent nettement les performances, la qualité des graphismes et la définition des images dans les jeux ». Le constructeur annonce un gain de 20,34 %, mais sans entrer dans les détails techniques.

Grâce à cette mise à jour, « la version Fortnite Vulkan est dorénavant disponible sur le Honor View20 ». De plus, « des  jeux populaires tels que QQ Speend et Arena of Valor sont aussi optimisés pour des rendus haute définition rendant l’image encore plus détaillée et offrant une expérience de jeu incomparable ». De belles promesses à vérifier.

Le constructeur annonce aussi de nouveaux partenaires autour de sa caméra 3D TOF placée à l'arrière du smartphone. Il rappelle qu'elle est « dotée de capacités de mesure de profondeur, de reconnaissance squelettique et de détection de mouvement en temps réel ». L'accord du jour avec Brave Jelly concerne le jeu piloté par le mouvement en 3D.

Honor : Gaming+ pour le View 20, nouveaux partenariats autour de sa caméra 3D TOF
Flutter 1.2 : nombreuses améliorations pour la bibliothèque d'interfaces

Google propose depuis hier soir la version 1.2 de sa bibliothèque Flutter, dédié à la création d’interfaces mobiles pour les applications Android et iOS.

En dépit de sa numérotation, cette mouture est bien la première évolution de la version 1.0, sortie il y a trois mois. Les améliorations y sont nombreuses, Google décrivant une hausse des performances, de la stabilité et de la qualité du framework central.

Les widget sets Material et Cupertino (respectivement pour Android et iOS) ont été enrichis, notamment Cupertino qui se rapproche d’une fidélité au pixel près. De nouvelles fonctions d’animations sont disponibles, de même qu’un plus grand nombre d’évènements clavier/souris pour préparer la voie à un meilleur support des systèmes fixes.

Flutter 1.2 prépare également la voie aux achats in-app, corrige de nombreux problèmes dans video player, webview et maps, supporte les Android App Bundles et intègre le SDK Dart 2.2, le langage étant toujours pour l’instant le seul pris en charge.

Google lance dans la foulée en préversion une suite d’outils de développement basés sur des technologies web, utilisable aux côtés des extensions disponibles pour Android Studio et Visual Studio Code.

On y trouve un inspecteur de widgets (exploration de l’arbre hiérarchique), une vue timeline pour examiner une application image par image, un débogueur source-level (qui permet notamment de définir des breakpoints et d’examiner la pile des appels) et une vue logging pour vérifier les évènements enregistrés.

Fluter continuera son développement pour les plateformes mobiles à raison d’une numérotation impaire pour les bêtas chaque mois, et des versions paires pour les moutures stables environ une fois par trimestre. La branche 1.3 débarquera donc prochainement.

Parallèlement, le projet Hummingbird travaille sur le portage de Flutter vers le web, tandis qu’un autre, Flutter Desktop Embedding, avance sur la prise en charge de macOS et Windows. Les ambitions de Google sont donc claires : proposer une unique bibliothèque d’interface pour toutes les plateformes principales.

Si l’on en croit Android Police, les signes s’accumulaient depuis des semaines. C’est maintenant chose faite, Duo a sa version web, particulièrement simple à paramétrer.

Et pour cause : il n’y a pratiquement rien à faire. Il suffit de se rendre sur le site et d’être connecté à son compte Google. Pas de confirmation par téléphone ou QR code.

Cette version web affiche la liste des contacts compatibles, gère l’audio et la vidéo, donne un aperçu avant de passer l’appel et permet d’afficher des notifications en cas de réception d’appel. Ce dernier peut toujours être pris sur le smartphone.

Le déploiement de cette version web semble se faire en même temps pour tous les comptes, y compris en France.

Google Duo a maintenant sa version web

Outbrain, connu pour ses blocs publicitaires farcis d'appâts à clics, vient de signer un accord pour l'acquisition de Ligatus, spécialiste de la publicité « native » et jusqu'ici propriété du groupe Gruner + Jahr, une filiale du géant allemand Bertelsmann.

Le montant de l'opération est gardé secret, tandis que la transaction (un échange d'actions) devrait être finalisée dans le courant du deuxième trimestre 2019. Elle permettra à Gruner + Jahr de monter au capital du spécialiste américain de la publicité.

Outbrain se paie Ligatus
 OVH lance son service gratuit Kubernetes managé

OVH vient de lancer son offre Managed Kubernetes Service pour l’orchestration des conteneurs logiciels. Disponible initialement sur le centre de données de Gravelines (EMEA, France incluse), il s’appuie sur les instances Public Cloud d’OVH et sera progressivement déployé dans les autres régions.

Gratuit, le service est déployé et maintenu par OVH, intègre des volumes persistants et un répartiteur de charges et est certifié conforme par la CNCF (Cloud Native Computing Foundation). Les clients auront le choix entre les versions 1.11 et 1.12, dans les deux cas sans adaptation maison.

Puisque le service repose sur le Public Cloud, la tarification se fait uniquement sur les ressources de calcul et de stockage. Sur la page officielle, OVH donne en exemple une infrastructure reposant sur trois nœuds de travail B2-7 et un volume persistant de 100 Go pour un total de 74 euros HT par mois.

Détail intéressant, OVH gère son service Kubernetes managé avec… Kubernetes. La société expliquait déjà son approche le 25 janvier dernier dans un billet de blog intitulé « Kubinception ». Elle indique avoir testé différentes approches, mais seule celle-là lui a donné satisfaction pour gérer des infrastructures de tailles très variables.

Telegram continue d’enchainer les versions. Après une 5.3 qui faisait la part belle aux fonds d’écrans, la 5.4 ajoute plusieurs nouveautés importantes, dont le support des comptes multiples sur iOS.

La fonction existait déjà sous Android. Elle permet la prise en charge de trois numéros de téléphone, l’interface permettant de basculer facilement d’une liste de messages à une autre. Les notifications signalent que numéro est concerné.

Les petites vidéos (de courte durée) se lancement désormais automatiquement, l’utilisateur devant quand même appuyer dessus pour déclencher le son.

Cet apport s’accompagne d’une révision complète de la gestion des téléchargements automatiques. Ils peuvent être maintenant paramétrés finement, l’utilisateur choisissant comment l’application doit réagir face à des photos, vidéos et fichiers, et selon quel contexte, Wi-Fi ou cellulaire. Ces choix peuvent être personnalisés ou pris dans une liste prédéfinie (bas, moyen, haut).

C’est dans le même panneau que l’on trouvera la lecture automatique justement des vidéos et des gif. Notez qu’en plus de cette granularité, Telegram essaye de fournir des paramètres par défaut en rapport avec le pays d’utilisation.

Telegram 5.4 permet une gestion fine des téléchargements automatiques

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