du 14 février 2019
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Mounir Mahjoubi :  « Démocratie en ligne ? Zéro anonymat ! »

« On ne va pas avoir un multipass quand on allume l’ordinateur ». Sur le thème de la levée d’anonymat, Mounir Mahjoubi a tenté de rassurer ce matin sur l’antenne de France Inter.

La proposition des trois députés LREM, qui souhaitaient qu’une pièce d’identité soit réclamée à chaque ouverture de compte sur les réseaux sociaux, n’a donc pas le vent en poupe à Bercy. Cependant, le secrétaire d’État en charge du numérique a une autre idée qui devrait être intégrée à la future loi contre la haine, présentée avant l’été.

À l’index, les pétitions, et toutes les respirations de la démocratie participative en ligne. « Aujourd'hui, on ne va pas continuer à avoir des pétitions qui sont signées par des comptes anonymes » tambourine-t-il au micro de nos confrères. « Si on veut que ces pétitions soient fortes, il faut qu’elles soient signées par des citoyens. Il faut qu’on mette en place un dispositif qui oblige les gens à s’authentifier ».

La Corée du Nord n’aura donc peut-être pas l’occasion de nous attaquer en concurrence déloyale car cette exigence ne sera pas généralisée : « Quand je joue à Fornite ou que je suis sur un site de rencontres, si j’ai envie de m’appeler Bisounours2020 [ou] Tête d’enclume, heureusement que j’ai le droit d’avoir mon compte comme je le souhaite ! Et puis, techniquement, il est impossible d’imposer aux personnes de donner une pièce d’identité pour aller sur Internet en général ».

En attendant, « démocratie en ligne ? Zéro anonymat ! Il faut que les gens parlent en tant que citoyens, disent qui ils sont » insiste ce spécialiste du numérique.

 Les premières briques de la future loi contre les contenus haineux

Dans un post sur Medium, Mounir Mahjoubi a détaillé les autres grandes lignes de la future loi contre les contenus haineux. Un texte très inspiré du rapport de la députée LREM Laetitia Avia, qui démultiplie les obligations sur les épaules des hébergeurs.

Ce futur arsenal, imposant de nouvelles normes techniques aux services en ligne, exigera un passage par la Commission européenne afin que soient jaugés ses effets sur le marché numérique en Europe.

  • Mise en place par les plateformes d’un avertissement présentant les risques encourus en cas de production de contenus haineux ou illicites
  • La plateforme devra préciser les contenus visés par ces alertes
  • Collaboration des réseaux sociaux avec les associations œuvrant dans l’éducation et l’information
  • Explications des standards de modération par les plateformes
  • Rapprochement entre l’État, l’association et ces intermédiaires pour cibler les contenus les plus problématiques
  • Ces standards seront audités et revus chaque année par un régulateur, non désigné (le CSA ?)
  • Ce régulateur supervisera les outils de signalement pour qu’ils soient plus facilement identifiables et mobilisables en quelques secondes par les utilisateurs.
  • Demander aux plateformes d’investir dans l’intelligence artificielle afin de prévenir la publication de contenus haineux (filtrage préventif, prédictif)
  • Mise en quarantaine des contenus considérés comme « illicites » sans être « manifestement illicites »
  • Possibilité d’appel pour les internautes dont les contenus ont été ainsi épinglés
  • Obligation de retrait en quelques heures des « contenus à risque », qui pèsera avant tout sur les gros acteurs
  • Obligation pour les plateformes de soutenir les victimes dans leurs démarches (plaintes, mise en relation avec des associations, des services d’écoute)
  • Délai impératif imposé aux intermédiaires pour révéler aux autorités l’adresse IP et les autres données de connexion des internautes
  • Obligation pour les grosses plateformes d’identifier les auteurs récurrents des « contenus haineux ou dangereux »
  • Nouvelles procédures calibrées pour lutter contre les sites miroirs. Le site Démocratie Participative est cité en exemple.

Au début de la semaine, Zimperium jetait un pavé dans la marre : les chercheurs en cybersécurité publiaient des détails sur une brèche permettant de prendre le contrôle à distance de la trottinette M365 et de modifier sa vitesse.

Xiaomi avait vaguement répondu à nos confrères que la faille était déjà connue publiquement, sans donner plus de détails sur un éventuel correctif. Il faut croire que la publication du billet de blog de Zimperium a changé la donne puisque Xiaomi a envoyé sa « réaction » à de nombreux médias, dont Next INpact.

« Dès que nous avons été informés de la possibilité pour des hackers mal intentionnés, de prendre contrôle à distance des trottinettes en marche, nous avons commencé à travailler sur une solution pour y remédier et bloquer l’accès à toute application non autorisée », affirme le fabricant.

« En parallèle, les équipes produits et sécurité de Xiaomi préparent une mise à jour OTA qui sera disponible au plus vite », mais sans donner plus de détail. Bref, une tentative d'éteindre l'incendie en agitant les bras.

Faille sur la trottinette Xiaomi M365 : le fabricant prépare une mise à jour OTA « au plus vite »

Confirmant une information sortie hier dans Le Figaro, Netflix a indiqué à l'AFP avoir franchi la barre des 5 millions d'abonnés en France. C'est 1,5 million de mieux que lors du dernier décompte non officiel sorti par Libération en avril dernier.

Très symboliquement, les deux entreprises ne jouant pas vraiment sur le même créneau, le géant américain dépasse donc Canal+ (4,75 millions) dans l'Hexagone.

Si pour l'heure l'histoire est belle pour Netflix, de grosses turbulences s'annoncent à l'horizon avec l'arrivée de Disney et  NBC Universal sur son plus gros marché : les États-Unis. La situation risque donc d'évoluer pour le géant américain, qui a besoin de toujours plus de recettes pour abreuver ses abonnés en contenu frais. Des contenus qui lui coûtent d'ores et déjà plusieurs milliards de dollars chaque année.

Netflix passe le cap des 5 millions d'abonnés en France

Thomas Zurbuchen, responsable scientifique de la NASA n'y va pas par contre quatre chemins : « Je déclare la mission Opportunity terminée », lâche-t-il pendant une conférence de presse.

Opportunity a largement dépassé les attentes. Arrivé sur mars il y a 15 ans (en 2004 donc), il était « conçu pour ne durer que 90 jours martiens et parcourir 1 100 mètres », mais il a « a largement dépassé toutes les attentes en termes d'endurance, de valeur scientifique et de longévité ». « En plus de dépasser 60 fois son espérance de vie, il a parcouru plus de 45 km », explique la NASA.

Il était silencieux depuis le mois de juin l'année dernière suite à une importante tempête de sable. Pendant des mois des tentatives de contacts ont été menées, sans aucune réponse de la part du rover martien.

Quoi qu'il en soit, la relève se prépare avec la mission ExoMars 2020 et le rover fraîchement baptisé Rosalind Franklin.

La NASA jette l'éponge et fait ses adieux au rover Opportunity sur Mars
Nintendo Direct : ce qu'il fallait retenir, entre Tetris battle royale et Link's Awakening

Hier à 23 heures précises, Nintendo a diffusé son premier Nintendo Direct de l'année. Il était entièrement consacré à la Switch, ce qui ne devrait surprendre personne au vu du succès de la console et de la fin de carrière de la 3DS qui approche à grands pas. Comme d'habitude, l'ensemble de la présentation est visible sur YouTube, et voici le gros des annonces à retenir.

Super Mario Maker aura le droit à une suite en juin 2019 sur Switch. Parmi les nouveautés, on remarquera une nouvelle interface, ainsi que l'ajout d'éléments provenant de Super Mario 3D World. Nintendo prépare également la mise à jour 3.0 de Smash Bros Ultimate qui amènera de nouveaux personnages dont Joker de Persona 5, et d'autres surprises dont on ne sait encore rien.

Les amateurs de casse-tête trouveront leur compte avec le portage Switch de Captain Toad : Treasure Tracker, qui pour l'occasion se pare d'un mode coop gratuit. Le jeu est disponible dès maintenant sur le Nintendo eShop. Autre portage, celui de Dead by Daylight, prévu pour cet automne. Nintendo s'offre également un battle royale exclusif : Tetris 99, où 99 joueurs s'affrontent sur Tetris en espérant être le dernier en vie.

Square Enix était également aux avant-postes pour annoncer que Dragon Quest XI S devrait enfin débarquer sur Switch à l'automne après avoir été annoncé… en 2015, sur ce qui s'appelait encore la NX. Raffinement ultime, cette version permettra de basculer entre graphismes type Super NES et l'Unreal Engine 4. Final Fantasy IX est quant à lui désormais sur la console, alors qu'il faudra attendre le 26 mars pour Final Fantasy VII.  

Toujours du côté des productions nippones, Fire Emblem : Three Houses est encore repoussé. Promis pour janvier 2017, puis courant 2018, puis en fin d'année, il est désormais attendu pour le 26 juillet 2019.

Last but not least : Nintendo a annoncé le lancement cette année d'un remake de Link's Awakening, sorti en 1993 sur Game Boy. Le style sera évidemment plus fouillé et coloré qu'il y a 26 ans, mais certaines bases resteront, comme la vue de dessus, mais avec un brin de 3D, s'il vous plaît.

Il a été mis au point par une équipe de bioroboticiens de l'Institut des Sciences du Mouvement de Marseille et s'inspire « de la fourmi du désert qui se guide à la lumière du ciel ».

Le Centre national de la recherche scientifique a mis en ligne une vidéo de présentation d'AntBot avec une interview de leurs créateurs. AntBot fait également l'objet d'une publication scientifique dans Science Robotics

AntBot : le CNRS présente un robot « capable de se déplacer sans GPS »

Il ne s'agit pas encore de précommander le smartphone, mais bien de s'inscrire pour ensuite avoir un accès anticipé aux précommandes.

Samsung ne donne aucun détail sur sa nouvelle gamme de smartphones, si ce n'est que les expéditions débuteront le 8 mars. L'enregistrement permet aussi d'obtenir un bon de 50 dollars à valoir sur l'achat d'accessoires.

À une semaine de l'événement Unpacked du 20 février, les fuites se multiplient (ici et ), y compris sur le site officiel de Samsung France qui affichait le nom des trois variantes (encore disponible dans le cache de Google) : Galaxy S10e, S10 et S10+.

Samsung permet de « réserver » son Galaxy S10 aux États-Unis

Ce plan vise aussi bien des centres de données que des bureaux à travers le pays, « avec des extensions majeures dans 14 États ».

Ces investissements permettront également « d'embaucher des dizaines de milliers d'employés » affirme le groupe. Le géant du Net aura alors des bureaux dans 24 États sur les 50 que compte le pays.

Google va investir plus de 13 milliards de dollars aux États-Unis
Lima ferme ses portes, plus de 80 000 utilisateurs sur le carreau

Un mois après Holî, une autre start-up française ferme ses portes : Lima. Il s'agit d'un petit boîtier externe qui voulait jouer dans la cour des NAS, mais en misant sur la simplicité d'utilisation : on y branche un disque dur ou un SSD externe en USB, on le relie à sa box et c'est terminé.

Lima avait été lancé sur Kickstarter en 2013 avec grand succès : 1,2 million de dollars récoltés sur 69 000 demandés. En juin 2014, la start-up levait 2,5 millions de dollars et fin 2014, les premiers boîtiers étaient envoyés, tandis que Lima sortait de bêta en décembre 2015. Un boîtier Ultra était lancé un an plus tard (fin 2016), mais les clients grognaient à l'époque contre le manque de mises à jour logicielles.

Son PDG Severin Marcombes a pris la parole sur Medium pour expliquer que « cette fois, c'est un au revoir ». « Je suis triste d’annoncer que Lima ferme ses portes. Malgré les efforts considérables déployés par l’équipe pour l'éviter, nous avons eu des problèmes de financement dont nous n’avons pas pu nous remettre », ajoute le fondateur.

Sur son site, Lima indique que son infrastructure sera progressivement fermée à partir du 1er mars 2019. Conséquence : « Si Lima se synchronise avec vos appareils sans serveurs, nos serveurs sont toujours nécessaires pour que vos appareils se retrouvent et établissent une connexion ».

« Malheureusement, à la fermeture de nos services, votre Lima s’arrêtera progressivement de fonctionner ». Lima conseille fortement à ses clients « de cesser d’utiliser Lima et d’exporter leurs données ». Un guide est disponible par ici.

Les continents ne seront pas les mêmes : la conférence de Xiaomi se déroulera en Chine, celle de Samsung aux États-Unis (à San Francisco).

Si la date du 20 février est mise en avant dans les deux cas, les conférences ne se dérouleront pas en même temps à cause du décalage horaire : 16h d'écart entre San Francisco et la Chine.

Celle de Samsung est prévue pour 11h00 à San Francisco, ce qui nous donne 3h00 du matin le 21 février en Chine. La présentation de Xiaomi aura donc déjà eu lieu.

Xiaomi présentera son Mi 9 le 20 février, la même date (ou pas) que le Galaxy S10

Le gouvernement vient d’officialiser la nomination de Nicolas Gaudemet au poste de directeur de cabinet du secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi. L’intéressé remplace Aymeril Hoang depuis le 7 février dernier (même si cette désignation n’est intervenue qu’aujourd’hui au Journal officiel).

Auteur d’un roman, Nicolas Gaudemet est présenté par le site de La Fnac comme un « spécialiste des médias et des industries culturelles », ayant notamment travaillé « dans l'audiovisuel public, chez Orange, puis comme directeur des livres, de la musique et de la vidéo de la Fnac ».

Il devient le quatrième directeur de cabinet de Mounir Mahjoubi depuis son entrée au gouvernement, en mai 2017.

Mounir Mahjoubi change (encore) de directeur de cabinet
Facebook répond à Mozilla : l'API d'accès aux données publicitaires sera ouverte

Récemment, plusieurs acteurs se sont retrouvés le bec dans l’eau fin janvier : leurs extensions spécialisées dans la collecte de données sur les publicités de Facebook ne fonctionnaient plus. Le résultat d’un blocage décidé par le réseau social.

Concert de critiques des concernés (dont ProPublica, Mozilla et WhoTargetsMe), exprimant de vives inquiétudes sur le manque de transparence des publicités sur Facebook, assises sur des capacités de ciblage très précises.

Facebook prépare bien une Ad Archive, mais elle est beaucoup moins complète que ce que permettaient d’obtenir les extensions. Surtout, son API d’accès est soumise à conditions et ne peut être exploitée que dans quelques pays où des élections sont en approche.

Ce qui avait poussé Mozilla quelques jours plus tard à en appeler à la Commission européenne, dans l’espoir de faire bouger les lignes. Il a trois jours, une lettre ouverte avait été publiée dans le même sens, par Mozilla et 32 organisations (pour la plupart européennes). Si l’on en croit le père de Firefox, la manœuvre est une réussite.

À compter de fin mars, l’API de Facebook sera donc ouverte à tous : il n’y aura plus de limites territoriales, pas plus que d’obligation à disposer soi-même d’un compte Facebook. Les journalistes, chercheurs et autres pourront ainsi puiser dans la banque de données.

« L’industrie ne peut ignorer son propre potentiel pour renforcer ou saper le processus démocratique. La seule transparence ne résoudra pas les problèmes de désinformation, mais c’est une première étape critique », indique Alan Davidson, vice-président de Mozilla et responsable vie privée.

Rien n’est pour autant gagné. Il faut attendre maintenant la fameuse API, qui sera à n’en pas douter examinée sous toutes les coutures. Surtout, l’API ne servira qu’à manipuler les données issues d'une base dont les créateurs d’extensions disaient déjà le mois dernier qu’elle était incomplète.

Facebook s’est pourtant engagée récemment à augmenter encore le niveau de transparence. Attaquée de toutes parts, la société doit se défendre des responsabilités qu’impose un niveau d’ubiquité jamais atteint par une société privée.

Et si certains se demandent pourquoi l’entreprise n’annonce pas d’efforts plus ambitieux, c’est probablement parce que ses intérêts sont contraires, coincés entre son image publique, la confiance des utilisateurs et le besoin que les annonceur continuent à affluer, attirés par un ciblage précis de la clientèle.

Apple propose l’authentification à deux facteurs depuis longtemps pour les comptes développeurs. Ces dernières années, elle est même obligatoire pour les nouveaux comptes.

À compter du 27 février, elle le sera également pour tous les comptes déjà créés et ne l’ayant pas déjà activée. Si un développeur ne s’en occupe pas avant, il passera alors par la procédure à la première tentative de connexion à cette date.

Ce mouvement ne devrait pas affecter grand monde. On peut raisonnablement espérer que la plupart des développeurs ont activé cette protection simple, au vu des données hébergées, notamment les certificats et profils.

Pour rappel, la solution 2FA d’Apple ne passe par une application de type Authenticator. Il faut posséder au moins un appareil de la marque, qui servira alors à valider la tentative de connexion en affichant un code à six chiffres. C’est la même technique que pour le grand public.

Développeurs Apple : l'authentification à deux facteurs obligatoire le 27 février

Le ministère chinois des ressources humaines et de la sécurité sociale a annoncé la reconnaissance de 15 nouvelles professions le mois dernier. Parmi elles, deux sont directement liées au sport électronique.

La première, « opérateur e-sport », regroupe l'ensemble du personnel nécessaire à la production d'évènements, ainsi que ceux œuvrant sur les aspects commerciaux et marketing.  

La seconde, « professionnel de l'e-sport », concerne les joueurs, analystes et autres coachs prenant part aux performances sportives. Elle concerne également les personnes qui exercent le « boosting » à titre professionnel, une pratique encore très répandue, y compris sur des titres sans lien direct avec le sport électronique (voir notre enquête sur World of Warcraft).

L'e-sport devient un « vrai métier » en Chine

Lancé en avril dernier, Blueprints permet à tout un chacun de créer simplement des Skills (compétences) pour Alexa sans avoir besoin de savoir coder.

Désormais, les Skills peuvent être publiées sur le Store et partagées avec la communauté, qui peut à son tour les utiliser et noter. Elles prendront place aux côtés des 80 000 compétences déjà disponibles. Une vidéo de présentation est disponible par ici.

Avec Blueprints, n'importe qui peut publier des Skills Alexa sur le Store d'Amazon
Android Things repositionné sur les seuls écrans et enceintes connectés

Quand Android Things a été présenté pour la première fois fin 2016, les ambitions étaient claires : fournir à tous les objets connectés une plateforme que les développeurs connaitraient déjà.

Des ambitions fracassées sur la pierre très anguleuse de la réalité, puisqu’il a fallu deux ans pour qu’Android Things soit disponible. Pendant ce temps, d’autres plateformes se sont développées.

Les plans de Google ont donc changé. Android Things n’est plus dédié à toute la sphère IoT, mais à seulement deux catégories de produits : les enceintes et écrans connectés. Une réduction drastique du champ des possibilités.

Parallèlement, les développements de Google ont également évolué avec l’émergence de son Assistant. L’éditeur a justement annoncé le mois dernier Google Assistant Connect, qui permet d’intégrer le composant dans pratiquement n’importe quel type d’appareil.

Si l’idée de Google est de fournir avant tout des services, mettre l’accent sur l’Assistant donc effectivement plus de sens, en particulier la souplesse d’intégration sur d’autres plateformes.

Un peu à la manière d’un Microsoft se focalisant sur des technologies transverses, Google renonce dans ce domaine à l’intégration verticale. La course aux assistants vocaux impose ses priorités. Pour rappel, le repositionnement récent de Cortana chez Microsoft n’a rien d’un hasard.

À la manière des livres dont vous êtes le héros (l'éditeur a d'ailleurs attaqué Netflix en justice) cet épisode interactif vous laisse le choix entre différentes actions. Elles ont évidemment une conséquence sur la suite de l'histoire et son dénouement.

Michael Veale, chercheur en apprentissage automatique et protection des données, a demandé à la plateforme de lui envoyer les données qu'elle avait sur lui au titre du droit d'accès, prévu et rappelé par le RGPD.

Dans le lot, ses choix devant Black Mirror: Bandersnatch. On y retrouve également des informations sur le lecteur utilisé (site web dans le cas présent), la date, l'heure et si l'utilisateur avait déjà fait ce choix auparavant.

S'il n'est pas surprenant que Netflix connaisse vos choix, le chercheur explique que la plateforme ne lui a pas demandé son autorisation. De plus, rien n'est précisé sur la durée de conservation. Michael Veale avait regardé l'épisode le 29 décembre dernier.

Black Mirror : Netflix conserve les choix que vous avez faits sur Bandersnatch

Cette fonctionnalité n'a pas été annoncée par Google et n'est pas disponible pour le moment. Des lignes de code dans la dernière mouture de l'application laissent penser qu'elle pourrait arriver, comme l'explique 9to5Google.

Rien n'est par contre précisé sur la fréquence à laquelle sera fait ce nettoyage ni son périmètre d'action. Dans tous les cas, cette fonctionnalité plairait certainement à certains utilisateurs si elle était (enfin) proposée.

Pour rappel, vous pouvez retrouver l'histoire de vos déplacements et les supprimer manuellement par ici.

Google Maps pourrait supprimer automatiquement des historiques de position

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