du 27 novembre 2018
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Quand la rapporteure de la loi contre la manipulation de l’information diffuse une « fake news »

« Paris 1940 ? Non non, Paris 2018 ! Honte à ceux qui piétinent ainsi la République. Qu’ils sachent que leurs manœuvres n’y changera rien (sic) : nous continuerons à transformer le pays et répondrons à la colère de ceux de nos concitoyens qui manifestent dans le respect de la loi ».

Sur Twitter, cette prose, suivie d’une photo d’un « gilet jaune » levant le bras droit en l’air sur les Champs Élysées, est signée de Naïma Moutchou.  

Problème, la députée LREM a été un peu rapide dans ses conclusions. FranceTvInfo a retrouvé la vidéo originale d’où est tirée cette capture. On y entend l’homme prononcer « Ave Macron », loin donc d’un quelconque salut nazi. « Il peut y avoir une part d’erreur, et il faut les limiter au maximum, a tempéré l’élue, pris la main dans le pot d’infox. Mais si on résonne (sic) comme ça on finit par ne plus rien dénoncer. »

Fait piquant, Naïma Moutchou fut rapporteure de la proposition de loi contre les fausses informations. Tout juste votée, elle permet au juge de l’urgence de réclamer la suppression sur les réseaux sociaux d’« allégations ou imputations inexactes ou trompeuses d’un fait de nature à altérer la sincérité du scrutin à venir » dans les trois mois d’une élection à venir.

Heureusement pour l’élue, et surtout pour Twitter, il n’y a aucune élection à venir dans cet agenda. De plus, le texte exige que les fausses informations soient « diffusées de manière délibérée, artificielle ou automatisée et massive » sur Internet.

Enfin et surtout, la loi n’a pas été publiée au Journal officiel puisqu’à peine votée. Comme indiqué dans ces colonnes, elle a été trainée devant le Conseil constitutionnel à la demande d’au moins 60 sénateurs centristes et LR.

Comme prévu, la sonde InSight s'est posée hier à la surface de Mars. Après les « sept minutes de terreur », elle a donné des signes de vie et de bonne santé. Pour rappel, cette descente fut fatale à Schiaparelli (ExoMars). C'est la huitième fois qu'un engin se pose à la surface de cette planète, se réjouit la NASA.

Pour fêter son arrivée, la sonde a d'ores et déjà envoyé des photos depuis le sol (ici et par exemple). Le cubesat MarCo B a également envoyé une photo de la planète Mars. Pour rappel, avec son jumeau MarCo A ils devaient suivre et relayer les transmissions d'InSight, mission remplie avec succès selon la NASA.

Maintenant qu'elle est en place, les opérations scientifiques vont pouvoir commencer, notamment avec la pose au sol de l'instrument SEIS grâce au bras robotisé. « Si jamais on détecte des séismes à la surface de Mars, ça peut relancer le programme d’exploration martienne de façon plus importante », explique Christophe Sotin de la NASA.

InSight s'est bien posée sur Mars, les premières photos sont arrivées

Dans un communiqué commun, l'Autorité des marchés financiers, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, et la Banque de France ont rappelé toute leur défiance envers le projet de vente de cryptomonnaie chez les buralistes.

Les régulateurs rappellent ainsi que « les risques associés à un investissement sur ces actifs spéculatifs, peu adaptés aux profils d'investisseurs particuliers non avertis » ou encore que « l'achat/vente et l'investissement en bitcoins s'effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé ».

Les autorités tapent également sur Keplerk, le prestataire utilisé par les buralistes pour ces opérations. « Sa diffusion par une société anonyme, PAYSAFEBIT SASU au capital de 50 000 euros, utilisant la dénomination commerciale KEPLERK, qui ne dispose d’aucune autorisation ni agrément par une autorité française ou étrangère, n’est pas de nature à fournir une quelconque garantie à la clientèle ». Ambiance.

Bitcoin chez les buralistes : mise en garde commune de l'AMF, l'ACPR et la Banque de France

Un temps annoncé pour février (puis régulièrement reporté), le texte de la secrétaire d’État aux Transports, Élisabeth Borne, a finalement été présenté hier en Conseil des ministres.

Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’évoquer, le projet de loi « d'orientation des mobilités » contient une batterie de mesures en lien avec le numérique : réforme du régime d’ouverture des données de transport, marquage obligatoire des vélos achetés dans le commerce, suppression de l’obligation d’installer un dispositif de « signalement sonore » sur les drones, etc.

Il crée également un cadre juridique applicable notamment pour les trottinettes électriques et gyropodes. Différentes dispositions touchent par ailleurs aux véhicules autonomes.

Nous aurons ainsi l’occasion d’y revenir plus en détails d’ici aux débats parlementaires, qui devraient débuter l’année prochaine, au Sénat.

Le projet de loi Mobilités présenté en Conseil des ministres
Non, la 4G n'est pas plus rapide que le Wi-Fi

Une étude d'OpenSignal, qui propose des outils de mesure de débit, statistiques et autres des cartes de couverture, s'est intéressée aux performances moyennes des réseaux sans fil.

Reprise par plusieurs sites, on peut souvent y lire que le Wi-Fi serait largement dépassé par la 4G. Un point étonnant alors que l'on peut déjà atteindre un débit d'1 Gb/s via cette technologie, avec des solutions déjà bien présentes à plus de 500 Mb/s dans la pratique. Des débits qu'il est rare d'atteindre avec un smartphone 4G, à moins de se trouver dans des conditions idéales.

OpenSignal a analysé les performances relevées par ses utilisateurs avec leur réseau mobile 4G, ainsi que celles des connexions Internet fixes, à travers une connexion Wi-Fi. L'étude le mentionne d'ailleurs : « l'expérience sur un smartphone en Wi-Fi ne dépend pas que de la qualité du réseau Wi-Fi, mais également du réseau fixe utilisé pour accéder à Internet ».

Ainsi, elle montre surtout que les réseaux mobiles peuvent être une bonne alternative à des réseaux fixes, même si chacun peut avoir ses intérêts, notamment en termes de limites d'usage et d'encombrement.

C'est pour cela que plusieurs opérateurs cherchent à proposer des solutions afin de combiner les deux, ce qui est déjà possible.

Le fabricant vient d'annoncer une nouvelle version de son barebone DeskMini. Le boîtier (213 x 154,5 x 81,9 mm) comprend toujours une carte mère Micro STX, mais avec un chipset Z390 aux commandes cette fois-ci.

Elle dispose d'un socket LGA 1151 et accepte les processeurs Intel Core de 8ème ou 9ème génération (TDP de 95 watts maximum). Deux barrettes de DDR4 SO-DIMM peuvent être installées. Un emplacement pour module MXM permet de profiter d'une GeForce GTX 1060 ou 1080 suivant les cas.

La connectique est complète avec de l'USB 3.1 Gen 2 (Type-A et Type-C), trois sorties vidéo, un port Ethernet Gigabit, deux S-ATA, un M.2 pour le Wi-Fi (2230 clé E) et trois M.2 pour des SSD (2280 PCIe et S-ATA).

Aucun prix ou date de disponibilité n'est par contre précisé. Toutes les caractéristiques techniques sont disponibles par ici.

ASRock DeskMini GTX Z390 : un mini PC avec GPU MXM, USB 3.1 Gen 2 et quatre M.2

En plus d'interdire l'équipementier chinois, les États-Unis enjoindrait ses « alliés » à faire de même. Mais qu'en est-il de la position de la France ?

Selon un conseiller ministériel à Bercy cité par les Échos, « il n'y a pas assez de raisons suffisantes pour justifier une interdiction totale. Si Huawei installe une antenne-relais à Nantes, ce n'est pas pareil qu'une antenne en face de l'Élysée... Nous avons une analyse fine de la situation ».

Du côté de Huawei, le numéro deux français (Zhang Minggang) marche dans les pas de son directeur : « Nous sommes extrêmement vigilants et depuis très longtemps, bien avant la 5G. Il y a des garde-fous partout sur nos équipements. Une fois qu'ils sont installés chez le client, nous n'y avons plus accès, sauf quand l'opérateur nous demande d'en faire la maintenance ».

L'enjeu est important puisque les fréquences 5G devraient être libérées l'année prochaine avec une ouverture commerciale des réseaux dès 2020.

Équipements Huawei en France ? Pas « de raisons suffisantes pour justifier une interdiction totale »
Parrot continue sa descente aux enfers

Le fabricant le reconnaît lui-même dès la première ligne de son communiqué : les résultats sont « décevants »… et c'est peu de le dire. Alors que le drone Anafi devait lui redonner des couleurs, les finances plongent au troisième trimestre de l'année.

Le chiffre d'affaires est en baisse de 40 % par rapport à l'année dernière avec 23,4 millions d'euros contre 39,2 millions en 2017. La chute vient du marché grand public (-45 %), tandis que Parrot enregistre une hausse de 4 % chez les professionnels. Désormais, ce segment représente 40 % du CA.

La situation « reflète l’évolution du portefeuille de produits avec la forte réduction des ventes de produits historiques en fin de vie (-14,5 M€ par rapport au T3 2017) qui n’a pas pu être compensée par la commercialisation progressive, à partir de juillet 2018, du nouveau drone Parrot Anafi », explique le constructeur.

Selon Henri Seydoux, PDG de Parrot, « cette fin d’année est compliquée par une forte baisse, inattendue, du marché des drones grand public qui est intervenue au moment du lancement de notre nouveau drone ».

La sanction est immédiate en bourse : le titre plongeait en bourse de près de 50 % vendredi, après la publication des résultats. Depuis, l'action n'est pas remontée et reste aux alentours de 1,65 euro, alors qu'elle était à plus de 3,50 euros en milieu de semaine dernière. Depuis un an, l'action baisse continuellement (elle était à plus de 12 euros en septembre 2017).

Au Wall Street Journal, le président américain déclare qu’il compte appliquer des taxes sur toutes les importations venant de Chine, y compris le smartphone d’Apple. Les États-Unis livrent une guerre commerciale qui inquiète une partie du secteur technologique, des deux côtés du Pacifique.

Dans quelques jours, Donald Trump et le président chinois Xi Jinping sont censés se rencontrer, dans l’idée de dissuader les États-Unis d'appliquer l’augmentation des taxes prévue au 1er janvier.

Au WSJ, Trump affirme qu’il est peu probable que l’administration retarde l’instauration de sa taxe de 25 % sur 200 milliards de dollars d’importations. Selon The Verge, si les négociations n’aboutissent pas, une nouvelle taxe de 10 à 25 % sur les imports restants (dont les iPhone) serait possible.

Pour le président, une augmentation de 10 % du prix d’un iPhone serait « très facilement » supportée par les clients. Bien entendu, il suggère aux entreprises de relocaliser leur production si elles veulent éviter cette nouvelle ponction.

Pour Trump, les consommateurs accepteraient une taxe de 10 % à l’import sur les iPhone

Hier, plusieurs utilisateurs du réseau social affirmaient que d'anciens messages étaient signalés comme nouveau sur le réseau social (sur Facebook et Messenger), sans raison apparente. Facebook a rapidement confirmé la situation à plusieurs de nos confrères, dont The Verge, affirmant travailler à sa résolution.

Quelques heures plus tard, c'est chose faite : « Plus tôt dans la journée, certaines personnes ont peut-être vu Facebook renvoyer d'anciens messages. Le problème, causé par des mises à jour logicielles, a été entièrement résolu ».

Sur Facebook, de vieux messages ont refait surface, le problème est désormais corrigé
Un portail pour signaler les violences sexuelles et sexistes

Le gouvernement doit officiellement inaugurer, aujourd’hui, le lancement d’un « portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ». Ce dispositif avait récemment fait l’objet d’un décret.

« Ce portail sera accessible via le site Internet « service-public.fr », depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, sous la forme d’un « tchat », pour permettre un échange personnalisé et adapté avec un policier ou un gendarme spécifiquement formé », explique le ministère de l’Intérieur.

Ces signalements pourront se faire « sans obligation de déclarer son identité », poursuit la Place Beauvau. Dans l’avis rendu par la CNIL, on apprend toutefois que l’exécutif voulait initialement qu’il soit également possible « d'effectuer un signalement après s'être identifié via des réseaux sociaux ».

D’après le ministère de l’Intérieur, cette nouvelle plateforme « permettra à toutes les victimes d’entrer en contact avec les 37 policiers et gendarmes du portail qui pourront les accompagner au plan de la procédure, les orienter vers les partenaires institutionnels et faciliter ainsi leur prise en charge sociale et psychologique ». Une démarche qui restera bien entendu possible en commissariat et en brigade de gendarmerie.

Le géant du Net commence par expliquer que l'intelligence artificielle et l'apprentissage machine touchent quasiment tous ses secteurs d'activité. Pour ses besoins internes, la société a développé des cours dédiés, qu'elle propose désormais à tous les développeurs AWS.

Plus de 30 cours sont disponibles, regroupés dans quatre thématiques : développeur, décideur, data scientifique et ingénieur plateforme. C'est également une manière de mettre en avant ses services AWS et ses certifications (payantes).

Amazon met à disposition des développeurs ses cours dédiés au Machine Learning

Le fabricant est principalement connu pour ses switchs que l'on retrouve chez de très nombreuses marques, mais il propose aussi des claviers maison. Le MX Board 1.0 est le dernier membre de la famille. Il est équipé de commutateurs MX Silent Red ou MX Brown rétroéclairés (en blanc).

Contrairement au MX Board 1.0 TKL, il dispose d'un pavé numérique et d'un large repose-poignet amovible. Cherry met en avant l'anti-ghosting et le « n-key rollover » signifiant que toutes les touches sont lues en même temps. Tous les détails sont disponibles par ici.

Le fabricant annonce une disponibilité immédiate pour 90 euros.

Cherry lance son clavier mécanique MX Board 1.0 avec un large repose-poignet, à 90 euros
Netflix diffusera la série Evangelion au printemps prochain

Monument de l’animation japonaise, il fut récompensé de nombreuses fois, rendant son réalisateur, Hideaki Anno, tout aussi célèbre.

Evangelion faisait d’ailleurs suite à un autre projet au grand succès, Nadia et le Secret de l’Eau Bleue. Pour la petite histoire, l’idée d’une jeune fille mystérieuse portant en collier une pierre bleue dotée de pouvoirs n’était pas nouvelle, et pour cause : Anno faisait partie des principaux architectes du film Le Château dans le Ciel du studio Ghibli (il avait aussi travaillé sur Nausicaä).

L’action d’Evangelion se passe dans un futur où la Terre a été victime d’un cataclysme dont les causes sont mal connues. Nommé « Second Impact », il a tué une grande partie de l’humanité. Au Japon, à Tokyo-3, des créatures décrites comme des « Anges » attaquent. Les « Eva » sont alors utilisées pour la défense de la ville.

La série principale de 26 épisodes sera accompagnée par les deux films sortis un an après la fin de la série, particulièrement polémique pour les fans : Death & Rebirth et The End of Evangelion.

Notez que l’annonce de Netflix ne pointe pour l’instant que ces trois éléments. Depuis quelques années, Hideaki Anno dépoussière en effet son histoire via une série de quatre films dont trois seulement sont sortis au cinéma, le quatrième se faisait désirer depuis longtemps.

Le vol s'est déroulé samedi 24 novembre en fin de journée dans le magasin d’Orléans Sud, rue Anthelme-Brillat-Savarin.

« Quatre hommes munis de couteaux arrivent ensemble vers 18h45. Ils enferment les deux employés dans une pièce afin de commettre leur larcin. Et dévalisent la boutique pour repartir avec téléphones portables et tablettes », explique France 3 Centre-Val de Loire.

La police judiciaire a été saisie de l'affaire.

Une boutique SFR à Orléans braquée, 40 000 euros de marchandises dérobées

Comme souvent à la sortie d'un nouveau titre phare, le constructeur met en ligne une nouvelle mouture afin de permettre à ses clients d'en tirer profit au mieux.

Les notes de version n'apportent pas d'information complémentaire, seuls quelques bugs ayant été corrigés au passage.

NVIDIA publie ses pilotes 417.01 pour Darksiders III
Node.js : une bibliothèque populaire vérolée vise un portefeuille de crypto-monnaies

Un reproche de plus en plus fréquent à l’endroit des projets libres, dont ceux fondés sur Node.js, est la forêt de dépendances plus ou moins solides sur lesquelles ils reposent. Certaines, pourtant considérées comme essentielles, sont maintenues par des particuliers sur leur temps libre, voire abandonnées.

C’était le cas d’event-stream pour Node.js, très utilisé. Pourtant, son concepteur Dominic Tarr a cessé son développement depuis longtemps, ouvrant la porte à right9ctrl.

Il a repris le projet et immédiatement publié even-stream 3.3.6, vérolé avec « flatmap-stream 1.1 ». Problème : la bibliothèque est téléchargée jusqu’à 2,4 millions de fois par semaine, selon NPM Stat.

« Il m’a envoyé un email et dit qu’il voulait maintenir le module, donc je lui ai donné. Je n’obtiens rien en maintenant ce module, je ne l’utilise même plus, depuis des années », s’est défendu le créateur de l’outil, face à des pairs dubitatifs. Certains lui ont dit d’archiver son projet sur GitHub s’il n’était plus activement développé ; une précaution oubliée.

Le projet est resté sous le nom de Dominic Tarr sur GitHub. Il ne peut être transféré officiellement à right9ctrl, qui avait déjà ouvert un dérivé (fork). Pourtant, le concepteur a perdu tous droits sur le projet sur npm, le système de distribution de modules de Node.js. Un utilisateur demande à revenir à la version 3.3.4, la dernière mouture sûre connue.

Le code masqué ne fonctionnerait qu’en présence de bibliothèques liées à Copay de Bitpay sur le même serveur. Copay permet de créer des portefeuilles de crypto-monnaies partagés. Le code malveillant inclus dans event-streamer tenterait donc de voler les bitcoins que contient Copay.

Selon NPM, la version 3.3.6 d’event-stream a disparu du dépôt, ne laissant que les moutures 3.3.5 et 4.x. Cette nouvelle branche a été publiée il y a deux mois par right9ctrl.

« La seconde mise à jour (commit) après [la version 3.3.6] retire l’injection et crée une nouvelle version majeure [4.x] pour nettoyer le dépôt GitHub de la présence de flatmap-stream, tout en conservant tous ceux utilisant la branche 3.x affectés », estime FallingSnow, qui a révélé le scandale sur GitHub.

Google a manifestement besoin d’espace, très probablement pour agrandir son siège social. La zone achetée, le Shoreline Technology Park, fait environ 210 000 m2.

Tarif de la transaction ? Un milliard de dollars, une affaire selon certains agents immobiliers. La place à Mountain View commence à manquer et est donc à ce titre très convoitée, avec des prix mathématiquement très élevés.

Mercury News, qui a repéré la transaction, donne quelques autres chiffres au passage. C’est la seconde opération immobilière la plus importante de 2018 aux États-Unis, la première étant aussi de Google : la zone de Chelsea Market à Manhattan, pour 2,4 milliards de dollars.

Sur les deux seules dernières années, Google a également dépensé 2,83 milliards de dollars dans les quatre zones principales de son siège : Mountain View, Sunnyvale, le centre-ville de San Jose et le nord de la ville. Ce chiffre franchira allègrement les 3 milliards quand les ventes en cours au centre de San Jose auront été validées.

Google achète pour un milliard de dollars de terrain à Mountain View

Depuis quelques années, Inria planche sur un système de paiement électronique s'appuyant uniquement sur des logiciels sous licence GNU : Taler. L'idée est de sécuriser et d'anonymiser des paiements grâce à la cryptographie, sans passer par l'intermédiaire d'une blockchain : les échanges se font de pair à pair.

Dans une interview publiée chez Coindesk, Richard Stallman vante ce projet, arguant que la plupart des crypto-monnaies comme Bitcoin n'offrent pas une protection satisfaisante de la vie privée : « si Bitcoin protégeait la vie privée, j'aurais probablement déjà trouvé un moyen de m'en servir ».

Principal reproche ? La nécessité de devoir passer par des plateformes centralisées pour convertir les monnaies classiques en cryptos.

Stallman vante Taler, le système de paiement du projet GNU, comme meilleur que Bitcoin
Russie : vers des amendes plus fortes pour les géants du Net enfreignant la loi

Selon Reuters, la Russie réfléchirait à une législation plus lourde pour les entreprises technologiques étrangères n’obéissant pas aux lois du pays.

Selon des sources se décrivant comme proches du texte en préparation, les amendes pourraient attendre 1 % du chiffre d’affaires russe annuel d’une société, et ce pour chaque infraction constatée.

De quoi faire réfléchir plus sérieusement qu’actuellement, les amendes ne pouvant être que de quelques milliers d’euros, tout particulièrement des monstres tentaculaires comme Facebook. La firme de Mark Zuckerberg n’a en effet toujours pas installé de serveurs en Russie pour y stocker les données des utilisateurs russes, alors que la loi l’exige depuis trois ans maintenant.

Même situation pour Google. Le régulateur russe des télécoms, Roscomnadzor, attaque l'entreprise au civil pour ne pas respecter la loi l'obligeant à supprimer certains résultats de ses recherches.

Principal outil actuellement pour la Russie, le blocage. C’est ce que risquent Facebook et Google, même si le blocage risque d’avoir de fâcheuses conséquences. On se rappelle le cas de Telegram, que la Russie a voulu bloquer, aboutissant à l’impossibilité pour les utilisateurs de Viber d’appeler, et aux voitures Volvo de faire fonctionner leurs applications connectées.

Roscomnadzor a répondu à Reuters ne pas pouvoir commenter, l’organe n’étant pas impliqué dans la rédaction des lois.

Si le nouveau texte devait passer, la situation pourrait changer pour les grandes entreprises américaines, sur fond de tensions géopolitiques particulièrement vives. Actuellement, elles peuvent payer les amendes et continuer à opérer.

Selon l’une des sources, il faudrait cependant se préparer à une guerre entre les sociétés concernées et le gouvernement russe. Elles goûteraient très peu le cumul potentiel de fortes amendes et du blocage, maintenu a priori par le nouveau texte.

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