du 23 octobre 2018
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YouTube attaque la directive Droit d'auteur et étend ses outils pour vidéastes

Dans un communiqué, la plateforme affirme que le nombre de chaines à plus d'un million d'abonnés a grimpé de 75 % (sans donner de volume). Plus d'un milliard d'internautes y écouteraient de la musique chaque mois.

Surtout, la société attaque frontalement l'article 13 de la directive sur le droit d'auteur, adoptée au Parlement européen le mois dernier. Elle doit encore être négociée avec la Commission et le Conseil.

Le texte instituerait un filtre à la mise en ligne sur les grandes plateformes, bloquant les contenus correspondant à des empreintes fournies par les ayants droit.

« La version actuelle de l'Article 13 menace d'empêcher des millions de personnes (des créateurs aux utilisateurs) de mettre en ligne leurs contenus sur des plateformes comme YouTube. Elle menace aussi d'empêcher les utilisateurs européens de voir des contenus déjà en ligne, venant de créateurs partout dans le monde » plaide le groupe, qui défend aussi ici ses intérêts.

Comme le note TechCrunch, son système de reconnaissance actuel (ContentID) ne serait pas suffisant, selon la société. Elle réclame la mobilisation des internautes, via une campagne #SaveYourInternet, calquée sur les mobilisations citoyennes déjà apparues sur la neutralité du Net.

Selon sa directrice générale, Susan Wojcicki, la directive menacerait des centaines de milliers d'emplois. Elle encouragerait le verrouillage des plateformes, qui n'accepteraient plus les contenus que de quelques grandes entreprises.

En parallèle, l'entreprise a ouvert YouTube Studio, pour centraliser les informations sur les chaines de chaque créateur et sur le service. La monétisation est d'ailleurs un sujet sensible pour eux, tant les règles peuvent être obscures et les recours peu efficaces. Le service annonce une mise à jour ce trimestre, qui améliorerait de 10 % la précision de ces évaluations.

Elle revient sur le pilote d'un nouveau tunnel d'envoi de vidéo, qui permet de décrire le contenu, donc sa correspondance aux lignes directrices publicitaires. Elle compte fournir l'auto-certification à la majorité des vidéastes d'ici la fin d'année.

Les abonnements payants à des chaines, directement via YouTube, sont étendus à celles recensant 50 000 abonnés, et non plus seulement 100 000.

Les Premieres (avant-premières), soit la diffusion « en direct » d'une nouvelle vidéo, sont ouvertes à tous. Un alignement sur Facebook et Twitch, qui ont aussi lancé la fonction ces derniers mois.

Dans lutte contre la désinformation, l'entreprise rappelle l'ouverture d'un groupe de travail YouTube News il y a quelques mois.

Enfin, la société investit 20 millions de dollars dans YouTube Learning, un programme pour encourager les chaines éducatives. Une partie de l'argent ira à un fonds destiné à ces créateurs.

La plateforme de vente en ligne vient d'annoncer un nouveau service permettant de « vendre son smartphone et d'être payé immédiatement avec un bon d'achat eBay », à condition de disposer d'un modèle éligible évidemment.

La procédure en ligne ne demande « que quelques minutes », mais n'aboutit pas à de l'argent sur votre compte en banque : uniquement un bon d'achat à utiliser sur eBay. L'expédition se fait ensuite via une étiquette à imprimer.

eBay compare ses prix à ceux de certains de ses concurrents américains et (sans surprise) annonce être bien meilleur. Comme toujours, il faudra faire jouer la concurrence et comparer les conditions des offres.

Instant Selling est disponible dès à présent aux États-Unis, mais rien n'est précisé concernant le reste du monde.

eBay Instant Selling : échangez « immédiatement » votre smartphone contre un bon d'achat

Le patron rencontre des développeurs et artistes à Berlin et Paris ces jours-ci, comme il le chronique sur Twitter.

« Je suis un grand fan du RGPD », a-t-il déclaré à Berlin, cité par Les Échos. Il doit rencontrer Emmanuel Macron aujourd'hui. Selon le secrétaire d'État au Numérique, les relations de sa boutique d'applications avec les start-ups pourraient être abordées.

Son tour précède un discours sur la vie privée, demain au Parlement européen. Il est invité à la partie publique Debating Ethics de la conférence internationale des commissions de protection de la vie privée. Le Contrôleur européen aux données, Giovanni Buttarelli, s'en était félicité en début de mois.

La protection des données est devenu un argument commercial majeur pour Apple, avec deux axes : le traitement local des données et l'absence d'exploitation commerciale de ces informations. L'entreprise tacle même régulièrement Facebook sur ses pratiques, en limitant de plus en plus l'identification des utilisateurs, notamment via Safari.

Cette visite est aussi un signal adressé aux législateurs américains, dont certains réclament une protection des données du même ordre que le RGPD européen, appliqué depuis le 25 mai. D'autres sociétés se sont faits une raison sur la question, comme Facebook, embourbé dans une série de scandales et fuites de données, et Google, qui a donné sa définition d'une bonne loi sur la vie privée (oui oui).

 Tim Cook d'Apple en tournée européenne sur la vie privée, en France aujourd'hui

C'est évidemment sur Twitter que l'annonce a été faite, par Elon Musk en personne. Le dirigeant affirme tout d'abord que « le premier tunnel est pratiquement terminé », avant d'ajouter qu'il ouvrira le 10 décembre.

Toujours sur le réseau social, il a donné quelques détails supplémentaires : le tunnel se trouve à Hawthorne (Los Angeles, à côté des locaux de SpaceX) et mesure environ 1,8 km de long. La vitesse maximale est de 250 km/h environ.

Après son inauguration le 10 décembre, des voyages seront proposés gratuitement au public dans la journée du 11 décembre. Pour le reste, aucun détail n'a été donné sur le tarif du voyage et son éventuel lancement commercial.

Boring Company : Elon Musk annonce l'inauguration du tunnel de Los Angeles le 10 décembre
Oui il y a une faille dans LIVE555, non il n'y en a pas dans VLC

Il y a quelques jours, le groupe de sécurité Talos de Cisco publiait un avertissement : une faille critique avait été repérée dans les bibliothèques open source LIVE555 Streaming Media de Live Networks.

Focalisées sur le streaming, elles sont utilisées dans de nombreux autres projets, dont VLC et MPlayer, mentionnés par Cisco. Une mention qui a fait dire à une bonne partie de la presse (dans le sillage de The Hacker News) qu’une faille dans VLC permettait de pirater un ordinateur à distance.

La faille repérée par Cisco est réelle et permet effectivement une attaque à distance, via une corruption de la mémoire et une prise de contrôle si elle est correctement exploitée. Mais si VLC utilise bien LIVE555, il ne le fait que partiellement, comme nous l’a expliqué le président de VideoLAN, Jean-Baptiste Kempf.

La vulnérabilité réside en effet dans le composant serveur RTSP. Or, VLC utilise le sien propre et ne sert que de la partie cliente. Même chose pour MPlayer.

Le sujet a donc rapidement pris de l’ampleur, avant de retomber comme un soufflé, laissant VideoLAN afficher une certaine colère face à l’actualité.

En résumé, VLC et MPlayer n’ont pas de faille, et celle existante dans la partie serveur RTSP de LIVE555 a été corrigée.

Déjà très présent dans les solutions réseau grand public, avec ou sans fil, le constructeur cherche continuellement de nouvelles opportunités. Notamment auprès des professionnels.

Il vient pour cela d'annoncer un contrôleur 10G PON disposant d'un processeur à deux cœurs, qui doit trouver sa place dans les infrastructures des réseaux fibre de demain... mais pas seulement.

Ainsi, cette solution basse consommation serait tout autant adaptée à des points intermédiaires de distribution fibre, à des stations de base 5G, aux ONT (Points de terminaison optique) ou même à des appareils domestiques.

Il intègre pour cela une couche physique pour des réseaux ethernet 2.5G permettant de jouer un rôle d'intermédiaire « cost-effective », promet Intel. Bref, il s'agit d'une puce à tout faire que le constructeur compte placer un peu partout dans les années à venir.

Elle sera exposée à l'occasion du Broadband World Forum (BBWF) de Berlin qui se tiendra du 23 au 25 octobre. Ce sera sans doute l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ce contrôleur, qui n'a pas encore de référence, et ses différentes intégrations.

Intel annonce une puce 10G PON pour miser sur le FTTH et la 5G

Faut-il une redevance payée par tous les foyers ? « Bien évidemment, la redevance est une ressource majeure pour l’audiovisuel public. Cette ressource doit être pérennisée et confortée. Avec la fin de la taxe d’habitation, cela nécessitera une décision » a expliqué le nouveau ministre de la Culture sur France Inter, lors de sa première interview.

Sous quelle modalité ? « Cela doit être travaillé, réfléchi avec nos collègues du budget et l’économie et des finances, le premier ministre et les parlementaires. Il me semble que ce doit être un financement non budgétaire, mais un dispositif directement affecté ». L’ancien rapporteur de la loi Hadopi a finalement expliqué, comme Françoise Nyssen, que les modalités de la perception devaient dans tous les cas « s’adapter avec les usages ».

Au passage, il a réclamé une « fiscalité plus juste concernant les GAFAM », similaire à celles des acteurs traditionnels dans leur contribution au secteur culturel.

Pour Franck Riester, la redevance TV doit s’adapter aux usages
 Julian Assange attaque l'Équateur pour ses conditions de « détention »

La situation se tend pour Julian Assange. Le fondateur de WikiLeaks attaque en effet l’Équateur, qui lui offre pourtant l’asile politique depuis six ans dans son ambassade londonienne.

Assange estime en effet que ses libertés fondamentales sont bafouées. Il semble que l’attaque fasse suite à une série de règles confiées récemment à Assange par l’Équateur : nettoyer sa salle de bain, nourrir son chat, laver son linge, ne pas participer à des débats houleux avec le personnel…

Des règles de bienséance jugées dégradantes par Assange.

Baltasar Garzon, son avocat, a indiqué récemment au cours d’une conférence téléphonique que le fondateur de Wikileaks a été « détenu dans des conditions inhumaines depuis plus de six ans. Même les personnes emprisonnées ont leurs appels payés par l’État ».

Un choix de mots très particuliers. « Détenu » renvoie à une situation d’emprisonnement après condamnation. Assange n’est pas en prison mais réfugié politique. Difficile de fait de savoir quels intérêts se jouent ici.

Le Royaume-Uni répète depuis des années qu’Assange sera arrêté au premier pas en dehors de l’ambassade. Les États-Unis pourraient alors le faire extrader pour ses activités liées à WikiLeaks. Quant à l’Équateur, son président Lenin Moreno indiquait en juillet qu’Assange ne pouvait pas rester « pour toujours » dans son ambassade.

Il est probable que le réfugié soit devenu un problème gênant pour un nombre croissant d’intérêts. Sa plainte pourrait reposer sur une base légitime mais, même dans ce cas, elle risque fort d’agacer l’Équateur. Elle pourrait cependant éclairer un peu les conditions réelles de vie d’Assange depuis six ans.

Dans la gamme du fabricant, ce nouveau SoC se place au-dessus du Snapdragon 670. Il exploite huit cœurs Kryo 460 (contre Kryo 360 pour son prédécesseur) : deux pour les performances à 2 GHz et six autres à 1,78 GHz misant sur l'efficacité énergétique. Détail surprenant : il est gravé en 11 nm, contre 10 nm pour les Snapdragon 670 et 710.

La partie graphique est un Adreno 608, alors que le Snapdragon 670 a droit à de l'Adreno 615. Le Snapdragon 675 prend également en charge les appareils avec trois caméras à l'avant ou à l'arrière. Il intègre « un moteur d'intelligence artificielle multicœur » dont nous ne savons pas grand-chose. Un modem Snapdragon X13 et Quick Charge 4+ sont de la partie.

Qualcomm pense que les premiers smartphones équipés d'un Snapdragon 675 arriveront durant le premier trimestre 2019. Des annonces pourraient donc avoir lieu à l'occasion du CES de Las Vegas et du MWC de Barcelone.

Qualcomm Snapdragon 675 : huit cœurs Kryo 460 et prise en charge de trois caméras devant ou derrière

La version 4.19 du noyau Linux est désormais disponible. Comme toujours, les utilisateurs attendront que leur distribution leur propose la mise à jour, qui souvent n’arrive qu’avec la version majeure suivante.

La particularité principale de cette mouture est qu’elle a été développée sans la supervision de Linus Torvalds. Il est pour rappel « en repos », à méditer sur ses interactions avec les autres. Connu pour sa brutalité dans les rapports humains, les remous ont fini par le rattraper. Il est temporairement remplacé par Greg Kroah-Hartman, qui s’est donc chargé de l’annonce.

Comme souvent, la plupart des améliorations concernent le support du matériel et donc les pilotes. On note par exemple une première prise en charge de l’Adreno 600 de Qualcomm, une progression pour les GPU Icelake « Gen 11 » d’Intel, de nombreuses améliorations pour les GPU Zen et GFX9 d’AMD ou encore une surveillance désormais précise de la température pour les Threadripper 2.

Notez que cette version continue d’intégrer des mesures d’atténuation pour les failles Spectre, puisqu’elles touchent de nombreuses architectures et possèdent plusieurs variantes. Les processeurs IBM POWER et x86 reçoivent ainsi des protections supplémentaires, et même jusqu’aux IBM s390.

Maintenant que le noyau 4.19 est terminé, la gestion de son développement doit normalement revenir à Torvalds. Il devrait être aux commandes du kernel 4.20, qui pourrait être renommé en Linux 5.0, de la même manière que le noyau 3.19 était devenu le 4.0. Phoronix a pour information réalisé une compilation des nouveautés attendues.

Linux : le noyau 4.19 est disponible, la main repasse à Linus Torvalds
Supermicro : le fabricant va minutieusement examiner ses cartes, d'autres demandes de rétractation

Cette histoire de micropuce espionne continue de faire couler beaucoup d'encre outre-Atlantique. Si Supermicro a déjà démenti catégoriquement les accusations de Bloomberg, le fabricant va analyser en détail ses cartes mères, rapporte Reuters.

« Malgré l'absence de preuve de l'existence d'une puce matérielle malveillante, nous procédons à un examen compliqué et fastidieux pour répondre en détail à l'article de presse », affirme la société dans une lettre envoyée lundi à ses clients.

Dans le même temps, Charles Liang (directeur général de Supermicro) et Andy Jassy (directeur général d'Amazon Web Services) appellent tous les deux Bloomberg à se rétracter. Ils rejoignent ainsi Tim Cook qui a fait de même il y a quelques jours.

Déjà sceptique lors de la publication de l'article début octobre, le site spécialisé ServeTheHome (STH) revient longuement sur cette affaire avec une approche technique. « Nous sommes dans une impasse à ce stade. Nous avons expliqué pourquoi les détails techniques du prétendu piratage de Bloomberg sont inexacts et/ou invraisemblables » affirme STH en guise de conclusion.

Ce dernier demande à Bloomberg des « informations crédibles et vérifiables pour prouver la véracité de cette histoire » ou de se rétracter (et d'expliquer comment cette histoire a pu être publiée) dans le cas contraire.

ServeTheHome demande une fois encore à la SEC d'enquêter. La société estime également qu'en l'absence de preuve, « les actionnaires d'Amazon, Apple et Supermicro devraient demander réparation financière à Bloomberg ».

Le fabricant explique que son kit basé sur ses puces QCC5100 contient « pratiquement tout le matériel et les logiciels nécessaires » pour développer un casque Bluetooth compatible avec l'assistant numérique d'Amazon.

Qualcomm affirme qu'il s'agit de la première solution du genre compatible avec Alexa Mobile Accessory Kit, qui a été annoncé par Amazon au début de l'année. Rien n'est par contre précisé concernant une version compatible avec Google Assistant ou un autre produit du genre.

Qualcomm annonce un design de référence pour des casques Bluetooth avec Alexa

Il y a un an quasiment jour pour jour, l'homme d'affaires investissait dans Hyperloop One, qui changeait alors de nom pour devenir Virgin Hyperloop One.

Alors qu'il était président du conseil d'administration depuis le début de l'année, Richard Branson a décidé de prendre ses distances, sans pour autant réduire ses investissements. Dans un bref communiqué repris par Reuters, il s'explique : « à ce stade, nous avons besoin d’un président plus actif, capable de se concentrer sur l’entreprise et ses opportunités ».

« Il sera difficile pour moi de respecter cet engagement car je consacre déjà beaucoup de temps à mes projets philanthropiques et aux nombreuses autres activités du groupe Virgin » ajoute-t-il. Il sera remplacé temporairement par Patrick McCall, en attendant qu'un nouveau président du conseil d'administration soit trouvé.

Ce changement de cap arrive quelques jours après l'arrêt par Branson des discussions entre Virgin Galactic et le fonds souverain saoudien suite à la disparition du journaliste Jamal Khashoggi.

L'homme d'affaires a également indiqué qu'il ne participerait pas au Future Investment Initiative organisé par Riyad. La capitale saoudienne a ensuite annoncé qu'elle mettait fin à un investissement dans Virgin Hyperloop One.

Virgin Hyperloop One : Richard Branson n'est plus président du conseil d'administration

Un peu plus de trois ans après son arrivée à la tête du studio canadien Motive, Jade Raymond a quitté la structure fondée par Electronic Arts.

Les circonstances de ce départ restent floues. Seule certitude, Samantha Ryan, qui dirige déjà les studios EA Mobile, Maxis et BioWare, récupère ses responsabilités.

Lors de sa pige chez EA, l'ancienne directrice d'Ubisoft Toronto s'est notamment penchée sur le développement du jeu Star Wars confié à Visceral Games, ainsi que sur la campagne solo de Star Wars Battlefront II. Sa tâche principale restait toutefois le développement d'une nouvelle franchise, qui pour l'heure en reste à ses balbutiements.

Jade Raymond quitte Motive et Electronic Arts
Mozilla officialise son partenariat avec ProtonVPN, qui doit permettre de diversifier ses revenus

La fondation a confirmé dans un billet de blog ce que nous évoquions hier : l'annonce d'un partenariat avec le service suisse. Pour elle, il s'agit de « tester de nouvelles manières de vous protéger en ligne ».

Elle confirme que cette initiative, qui apparaît surtout comme une opération publicitaire, sera lancée demain avec Firefox 63 sous la forme d'un test qui ne concerne que les États-Unis.

Mozilla précise que son financement vient déjà principalement de partenariats (surtout avec Google), une pratique qui ne date pas d'hier. Elle veut donc diversifier ces sources de revenus, en mettant en avant un service « aligné avec notre mission ». Ce qui est tout sauf le cas de Google.

L'intégration de ProtonVPN se fait seulement au niveau du paiement mensuel, qui passe par Stripe et Recurly. Le tarif annoncé est de 10 dollars par mois, contre 8 dollars pour le niveau Plus du service suisse, lorsque l'on s'abonne en direct.

Mozilla ne précise pas quelle part du paiement est rétrocédée à ProtonVPN et intermédiaires techniques, mais insiste sur le fait que cela permet de financer la fondation. L'ensemble pourrait ainsi être vu comme une forme de soutien accolée à un service.

Reste à voir si la mayonnaise prend auprès des adeptes de Firefox, ou si cela les incite un peu plus à aller voir ailleurs.

En partenariat avec Ericsson, le fabricant dit avoir passé avec succès le premier appel en « vraie 5G » sur la bande des 3,5 GHz, avec un prototype de smartphone (dans un format ressemblant à un téléphone portable) exploitant son modem Snapdragon X50.

Ensuite, du côté des modules d'antennes pour les fréquences millimétriques (QTM052), Qualcomm annonce une puce 25 % plus petite que celle présentée de juillet 2018. Elle s'intègre dans le smartphone et travaille conjointement avec le modem. La réduction de l'encombrement permet de réaliser des smartphones plus petits.

Avec Samsung, le constructeur développe des cellules afin de créer une infrastructure réseau conforme à la norme 5G, toujours sur les bandes inférieures à 6 GHz. Qualcomm est donc sur tous les fronts, des smartphones aux antennes en passant par les modems.

S'exprimant lors d'une conférence sur la 5G à Hong Kong, le président de Qualcomm Cristiano Amon s'attend à ce qu'au moins deux smartphones haut de gamme en 5G soient lancés. Le premier durant le premier semestre, le second pendant les grandes vacances.

Qualcomm toujours à fond sur la 5G : appels, modems, antennes, smartphones

Relancé l'année dernière par son fondateur Luc Boccon-Gibod suite à une procédure de sauvegarde, le revendeur n'aura pas su convaincre. Il a ainsi été placé en redressement judiciaire début octobre, 20 ans après sa création.

Le Monde indique que les administrateurs judiciaires sont à la recherche d'un repreneur, avant les fêtes de fin d'année. Le nom de LDLC est cité, la société ayant misé sur la croissance externe ces dernières années, notamment par le rachat de Materiel.net.

Pour le moment, aucune annonce en ce sens n'a été faite, mais le dossier circule. Les intéressés devront donc se positionner rapidement.

Grosbill en redressement judiciaire
Intel dément abandonner sa finesse de gravure en 10 nm

Ce n'est pas un secret, le fondeur rencontre de nombreux soucis avec cette technologie attendue au départ pour 2015/2016. Et malgré les annonces régulières de son précédent PDG qui indiquait que tout allait bien, rien ne va plus.

Au point que la production en 14 nm s'en trouve lourdement perturbée et impacte négativement les lancements de cette fin d'année. Selon SemiAccurate, la société aurait donc simplement décidé d'abandonner cette étape.

Un choix étonnant, puisque des puces comme le Core i3-8121U (Cannon Lake, 10 nm) ont déjà été annoncée et intégrées par des partenaires comme Lenovo. Intel a bien entendu rapidement démenti, précisant que l'amélioration de la production suit les annonces effectuées lors de ses précédents résultats financiers.

Il faut dire que le timing est particulièrement bien choisi, le bilan du troisième trimestre étant attendu jeudi. Le sujet est central pour l'avenir d'Intel et sera forcément sur la table. D'autant que la concurrence continue d'avancer.

AMD devrait ainsi rapidement dévoiler ses premières solutions exploitant le 7 nm de TSMC, alors que des SoC pour smartphones utilisent déjà cette finesse de gravure. Même si ces dénominations marketing ne représentent pas fidèlement l'avance technique qu'ont les uns par rapport aux autres, le temps où Intel était irrattrapable est clairement terminé.

Ce sera l'un des enjeux du prochain PDG qui devra, dès son arrivée, mettre les choses au clair et apporter un nouveau souffle aux équipes… ainsi qu'aux gammes de produits.

Webedia vient d'annoncer le rachat de Weblogs, un des principaux éditeurs sur la toile espagnole. L'entreprise devient ainsi propriétaire de Xataka, décrit comme le leader local de l'actualité high-tech avec 7,3 millions de visiteurs uniques, ou encore de Directo al Paladar, spécialisé dans la cuisine et fort de 3 millions d'habitués.

Avec cette acquisition, Webedia se revendique comme le plus gros éditeur d'Espagne, avec un total de 16 millions de visiteurs uniques et entend renforcer ses audiences en amérique latine.

Le groupe français assure aussi disposer « d'une des premières offres de content marketing avec un portefeuille complet de services allant de la création de plateformes de contenus à la gestion de leur social media en passant par la production de contenus vidéo ou d'évènements, qui s'inscrivent  dans une stratégie digitale et physique à 360° ».

Webedia se paie l'espagnol weblogs

Depuis hier, on voit fleurir des articles annonçant que le navigateur de Google arrive dans une version adaptée à Windows 10 on ARM. Preuve que l'emballement médiatique est toujours une valeur sûre.

À l'origine de cette « annonce », il y a une interview de Miguel Nunes par Android Authority à l'occasion que l'ARM TechCon. Le product manager de Qualcomm aurait ainsi répondu « Oui », à la question de savoir si un portage ARM de Chrome était en cours.

Puis il a ajouté « Nous travaillons avec différents intégrateurs et sur plusieurs designs. Vous en apprendrez sans doute plus dans la seconde moitié de l'année prochaine. Chaque constructeur décide de son timing, mais on y travaille activement ».

Pour rappel, Chromium a déjà été porté pour des architectures ARM, comme il y a déjà eu des appareils sous ChromeOS basés sur des puces ARM, notamment chez Samsung. Pour Qualcomm, on sait que le projet Cheza est en cours, et qu'il vise à placer des Snapdragon 845 dans des Chromebook.

On peut donc plutôt miser sur une incompréhension autour de la question posée par notre confrère. Si Google veut porter demain Chrome pour Windows 10 on ARM et assurer un suivi sur le long terme, cela ne devrait être guère difficile. Reste à le décider et à l'annoncer.

Chrome adapté aux SoC ARM : l'annonce floue de Qualcomm
Office, SharePoint, Exchange et Skype for Business ont leur Server 2019

Microsoft l’avait promis lors de la conférence Ignite : ses produits Server sur site allaient bientôt recevoir la mouture 2019.

C’est le cas désormais avec Office, SharePoint Exchange, Skype for Business et Project, pour les entreprises n’étant pas déjà abonnés à Office 365. Rappelons que ces versions sont conçues pour rassembler les nouveautés des dernières années, à destination des licences perpétuelles.

SharePoint est l’un des gros morceaux avec de nombreuses transformations : nouveaux sites individuels et d’équipes modernisés, publication simplifiée de pages, listes revisitées, mise en relation simplifiée, envoi de fichiers jusqu’à 15 Go, etc.

Skype for Business apporte de son côté le support de TLS 1.2, une migrations simplifiée vers Teams (qui doit à terme rassembler tout ce qui touche à la communication), le Cloud Call Data Connector pour des statistiques d’appels (notamment de qualité), ou encore le Cloud Voicemail pour l’accès à la boîte vocale de n’importe où.

Exchange propose pour sa part des améliorations de performances et fiabilité, une recherche améliorée via « les technologies Bing », de nouvelles options pour restreindre le transfert des invitations ou encore un contrôle amélioré sur les paramètres de type « hors du bureau ».

Tous ces produits réclament Windows Server 2019 et sont conçus pour fonctionner ensemble. Point intéressant, le billet de blog de Microsoft précise que ce Windows et la mise à jour 1809 sont actuellement indisponibles à cause d’un problème de qualité. Une précision qui pourrait entraîner une méfiance des entreprises.

On ne sait pas encore combien de temps Microsoft continuera à proposer des versions sur site ou destinées au cloud hybride, c’est-à-dire mélangeant des installations sur site à du cloud classique. Ces « nouvelles » versions n’apportent ainsi rien de neuf dans l’absolu et ne font que rattraper leur retard sur leurs déclinaisons 365.

Il n'est pas encore visible sur le site européen du constructeur, mais il a bien été annoncé. Ce modèle est ainsi le premier de la gamme à utiliser le chipset d'entrée de gamme et un socket LGA 1151.

Il intègre du HDMI 2.0a, du DisplayPort et une sortie VGA. Un port PCIe x16 est présent en complément d'un modèle x1. Reprenant un classique habituel pour la marque, il dispose d'un emplacement pour un lecteur optique 5.25", deux HDD 3.5" ou trois HDD/SSD 2.5".

Le reste de la connectique est assez classique, l'USB 3.1 Gen 2 ou Type-C n'étant pas au programme. L'alimentation intégrée est un modèle de 300 watts certifié 80 Plus Bronze.

Le tarif ou la date de disponibilité n'ont pas été détaillés.

SH310R4 : Shuttle annonce un mini PC cubique à base de H310

Brendan Iribe, co-fondateur et ex-PDG d'Oculus, a annoncé son départ de l'entreprise, suite à une récente réorganisation.

Selon TechCrunch, son départ serait lié à l'arrêt du développement de la prochaine génération du casque de réalité virtuelle Rift, dédié au monde PC. Facebook préfèrerait selon nos confrères se focaliser sur la réalité virtuelle mobile, représentée par l'Oculus Go et le futur casque Quest dans la gamme de l'entreprise.

De son côté, le réseau social assure que le Rift 2 fait toujours partie de la feuille de route d'Oculus.

Le co-fondateur d'Oculus quitte Facebook
OnePlus 6T : la conférence est avancée au 29 octobre pour « maximiser la présence des médias »

Il y a deux semaines, la société annonçait une conférence de presse pour le 30 octobre afin de dévoiler son nouveau smartphone. Il y a quelques jours, c'était au tour d'Apple de convier les médias pour une présentation, également le 30 octobre.

Face au géant de Cupertino, OnePlus reste lucide : « Nous venons tout juste de commencer notre voyage et nous ne pouvons pas nous permettre de laisser l'un des produits les plus importants de notre histoire être affecté par un autre grand lancement de produit ».

« Nous avons pris la décision d’avancer notre conférence, afin de maximiser la présence des médias mais aussi de permettre à notre communauté passionnée par la technologie de suivre les deux annonces » explique la société. Elle aura donc lieu le 29 octobre à 16h.

Ce changement n'est pas anodin pour les personnes ayant acheté un billet et planifié leur déplacement pour assister à la conférence, qui se déroulera à New York. OnePlus prend les devants : « Tous les détenteurs d'un billet ne pouvant plus participer à l’évènement pourront demander le remboursement intégral de leur billet à OnePlus. La compagnie couvrira aussi tous les coûts que les personnes pourront encourir pour modifier leurs plans (vol ou hébergement) ».

Dans tous les cas, « l’équipe OnePlus contactera individuellement tous les propriétaires de billets pour les aider ». Comme toujours, une retransmission en direct sera aussi proposée :

Visa vient d'annoncer un partenariat avec IBM autour d'un nouveau produit : B2B Connect. Il s'agit d'une plateforme reposant sur Hyperledger et IBM Blockchain Platform devant faciliter les transactions entre entreprises et institutions financières, tout en réduisant les risques de fraude.

Visa assure que sa solution est capable d'évoluer afin d'accepter un grand débit de transactions, un point sur lequel bon nombre d'acteurs peinent à avancer. Il sera donc fort intéressant de voir s'il sera bel et bien possible d'aller au-delà de quelques dizaines d'opérations par seconde. Si tel est le cas, la blockchain, qui avait pour ambition de réduire l'emprise du secteur bancaire, pourrait bien en fait la renforcer.

Visa annonce B2B Connect, une blockchain privée pour le monde bancaire

Netflix a annoncé son souhait de lever 2 milliards de dollars de dettes sur les marchés dans les prochaines semaines. Cette opération, qui ferait passer la dette totale de la société au dessus de la barre des 10 milliards de dollars, a pour objectif de permettre, à court terme, l'acquisition de nouveaux contenus à diffuser.

Netflix prévoit de dépenser 8 milliards de dollars en 2018 à ces fins, un total qui pourrait bien franchir la barre des 9 milliards si cet emprunt amplifie sa récente frénésie d'achats. Depuis le début de l'année, l'entreprise a en effet déjà déboursé 6,9 milliards de dollars pour ses contenus.

Netflix veut emprunter 2 milliards de dollars pour du contenu
Avec Zoov, le créateur de Withings se lance dans le partage de vélos électriques

La startup française a été lancée l'année dernière par Éric Carreel (fondateur de Withings), Arnaud Le Rodallec et Amira Haberah. Comme d'autres, elle propose un service de location de vélo à assistance électrique. Désormais, elle se lance dans le grand bain à l'occasion du salon de la mobilité Autonomy.

Pour se démarquer, elle met en avant « une nouvelle génération de borne de stationnement » compacte adaptée aux zones les plus denses. Le principe reprend celui des chariots de supermarché : une borne accueille le premier vélo, qui sert de borne au second, etc. Zoov annonce « jusqu’à 20 vélos sur une place de parking standard ».

L'accès au vélo se fait via une application mobile et un socle permet de placer son smartphone sur le vélo afin de s'en servir comme GPS par exemple. Le fabricant permet également d'utiliser une batterie externe pour ajouter de l'autonomie au vélo (60 km par défaut). Une expérimentation sera lancée sur le plateau de Saclay dans l'Essonne en novembre. Le prix n'est par contre pas encore connu.

Pendant ce temps, la concurrence ne reste pas les bras croisés. Lime, qui propose de la location de vélos et de trottinettes, compte ouvrir des boutiques physiques sur « les principaux marchés américains et internationaux, en commençant par Santa Monica en Californie », comme l'indique TechCrunch.

Enfin, la startup belge Cowboy lève 10 millions d'euros pour financer la conception d'un vélo électrique plus performant et abordable. Elle a été lancée par Adrien Roose et Karim Slaoui (cofondateurs de Take Eat Easy) et Tanguy Goretti (cofondateur de Djump, startup de covoiturage).

L'ICANN nie défendre des intérêts privés sur le « whois »

L'organisation américaine, en charge des ressources mondiales du Net, a publié une lettre le 20 octobre (PDF), traduisant les tensions sur la réforme du « whois » des noms de domaine à extension générique, imposée par le Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Les coordonnées des titulaires doivent désormais être masquées par défaut, l'ICANN ayant pris très tardivement conscience du problème (voir notre analyse). Depuis, des États et groupes privés poussent le maintien de cette information publique.

Dans sa missive, elle réfute servir les intérêts de certains acteurs, comme les forces de l'ordre et des sociétés privées dont l'activité dépend du moissonnage du « whois », sans le consentement des internautes.

L'organisation répond à une lettre du Groupe des acteurs non-commerciaux du GNSO, présidé par Farzaneh Badii, directrice exécutive de l'Internet Governance Project (IGP).  Datée du 17 octobre (PDF), elle accuse l'ICANN de défendre des intérêts particuliers en cherchant un moyen de maintenir l'annuaire public. Le groupe estime aussi que l'ICANN entre dans la régulation des contenus, qui est hors de son champ de compétences officiel.

Pour l'ICANN, il n'est pas question de maintenir l'annuaire public, malgré les apparences. Il ne serait pas non plus question de favoritisme pour certains intérêts, ni de discussions à huis clos avec les CNIL européennes.

De même, elle assure s'inquiéter des droits des titulaires sur leurs données. Elle se défend enfin d'entrer dans la régulation de contenus, dans la conception de son modèle l'accès aux données.

« Nous sommes inquiets que votre lettre soit par moments fondée sur des opinions présentées comme des faits, et tente de réécrire une partie de l'histoire entre la communauté de l'ICANN et les lois de protection des données » tance l'organisation.

Des groupes sont pourtant actifs pour maintenir ce « whois » public. En août, l'IGP avait révélé un brouillon de loi poussé par des sociétés au Congrès américain. Il réduirait le champ du RGPD sur le « whois », en créant des obligations de publicité des coordonnées pour des acteurs américains et ceux visant le pays.

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