du 22 août 2018
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Samsung : baisse du chiffre d'affaires et des bénéfices, dans le sillage des ventes de smartphones

Le fabricant revendique 58,48 billions de wons de chiffres d'affaires (45,37 milliards d'euros) au second trimestre 2018, en baisse par rapport au trimestre précédent (60,56 billions de wons) et sur un an (61 billions de wons).

Les bénéfices sont de 14,87 billions de wons (11,54 milliards d'euros). C'est moins qu'au début de l'année avec 15,6 billions de wons, mais plus que l'année dernière (14,07 billions de wons).

Samsung explique que sa division semiconducteur se porte bien grâce à une forte demande sur les puces mémoires. Par contre, les ventes sur les écrans et les smartphones ont baissé.

Néanmoins, la division Consumer Electronics a bénéficié de la coupe du monde de football au niveau des ventes sur des téléviseurs haut de gamme. Sur les smartphones, un « ralentissement des ventes des Galaxy S9 et S9 + ainsi que de la suppression des anciens modèles bas de gamme » sont responsables des baisses pour Samsung.

Pour doper un peu ses ventes au second trimestre, le fabricant compte sur son fraichement lancé Galaxy Note9.

Les deux concurrents annoncent un partenariat avec comme point central les deux outils de communications. Atlassian cédera ainsi les propriétés intellectuelles de Stride et Hipchat Cloud à Slack en échange d'une « modeste, mais symbolique » participation à son capital.

Hipchat Server et Hipchat Data Center seront arrêtés et Atlassian « travaille avec Slack pour fournir une solution de migration aux clients des quatre produits ». Il n'est plus possible de créer de comptes sur ces plateformes.

Stride et Hipchap Cloud fonctionneront jusqu'au 15 février 2019. Pour Hipchat Server et Data Center, la date limite va jusqu'au 26 septembre en fonction des versions de l'application. Tous les détails sont disponibles dans cette foire aux questions.

Plus récemment, Slack a confirmé qu'il avait levé 427 millions de dollars lors d'un nouveau tour de table, valorisant ainsi la société à 7,1 milliards de dollars.

Slack récupère Hipchat et Stide à Atlassian, la société valorisée 7,1 milliards de dollars

La société termine son année fiscale 2018 avec des revenus de 110,360 milliards de dollars pour 16,57 milliards de bénéfices net. Dans le premier cas, la hausse est de 14 % sur un an, tandis que les bénéfices sont en baisse de 35 %.

L'explication est simple : les bénéfices sont grevés de 13,7 milliards de dollars au titre de la réforme fiscale de Donald Trump (Tax Cuts and Jobs Act ou TJCA). Sans elle, ils auraient été de 30,27 milliards de dollars, en hausse d'un peu plus de 15 %.

Tous les voyants sont au vert chez Microsoft, avec des hausses sur tous ses secteurs d'activité. Azure est sans contestation en tête avec des revenus ayant grimpés de 89 % sur un an. Dynamics 365 suit avec 61 %, puis la section gaming (+39 %), Office 365 (+38 %), LinkedIn (+37 %), etc.

Microsoft dépasse les 110 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur un an

En juillet 2016, l'Autorité de la concurrence validait – sous conditions – le rachat de Darty par la Fnac. Le nouveau groupe devait céder cinq boutiques Darty (Wagram, Italie 2, Belleville, Saint-Ouen et Vélizy) et la Fnac de Beaugrenelle à un ou plusieurs concurrents.

En juillet de cette année, l'ADLC monte au créneau et inflige une amende de 20 millions d'euros au groupe pour ne pas avoir réalisé la vente de trois des six magasins : Fnac Beaugrenelle, Darty Belleville et Saint-Ouen. Un montant jugé « disproportionné » par Fnac Darty, qui examinait fin juillet les voies de recours à sa disposition. Nous n'avons pas de nouvelles depuis.

À Beaugrenelle, aucun contrat de cession ou de repreneur n'ont été présentés regrette l'Autorité. De son côté, le groupe affirme avoir demandé une extension du délai pour tenir son engagement, refusée par l'ADLC.

Concernant les deux boutiques de Belleville et Saint-Ouen, le repreneur présenté par Fnac Darty « n'a pas été agréé par l'Autorité car il ne présentait pas toutes les caractéristiques requises pour concurrencer efficacement la nouvelle entité sur les produits bruns et gris ».

En plus d'une sanction financière, l'Autorité impose à Fnac Darty de « céder les magasins Darty Montmartre et Darty Passy en substitution » des trois qui n'ont toujours pas été vendus. Un repreneur, autorisé cette fois-ci par l'Autorité, s'est manifesté début août : Boulanger.

Fnac Darty : 20 millions d'euros d'amende par l'ADLC, Boulanger va racheter deux boutiques
Facebook : revenus et bénéfices en hausse, dégringolade à la bourse

Sur le second trimestre de l'année, le réseau social revendique 13,23 milliards de dollars de revenus (dont 13 milliards pour la publicité) et 5,1 milliards de bénéfice. C'est une belle hausse sur un an dans les deux cas, avec respectivement 42 et 31 % de mieux.  

Pour la directrice des opérations Sheryl Sandberg, « le RGPD n’a pas eu d’impact significatif sur les revenus », mais elle reconnait qu'il n'était en place que pendant une partie du trimestre. Elle en profite pour indiquer qu'il est « encourageant de voir la grande majorité des gens veulent que nous utilisions le contexte, y compris sur les sites Web qu'ils visitent, pour rendre les publicités plus pertinentes ».

Quoi qu'il en soit, 1,47 milliard de personnes utilisent quotidiennement les services de Facebook, dont 279 millions en Europe, en baisse de 3 millions alors que la progression était constante ces derniers mois. Sur un mois, ce ne sont pas moins de 2,2 milliards d'utilisateurs, dont 376 millions en Europe, là encore en légère baisse (-1 million).

Les revenus en Europe sont par contre toujours en progression avec 3,3 milliards de dollars, contre 3 milliards le trimestre précédent. Sur le vieux continent, le revenu moyen par utilisateur est de 8,76 dollars, contre 25,91 dollars aux États-Unis, 2,62 dollars en Asie, pour une moyenne globale de 5,97 dollars.

La bourse n'a visiblement pas beaucoup apprécié les chiffres de Facebook, en dessous des attentes du marché. De plus, les dirigeants ont prévenu qu'un ralentissement de la croissance était à prévoir pour les prochains trimestres. Résultat des courses, l'action est passée de près de 220 dollars à un peu plus de 170 dollars après la publication du bilan.

Elle a ainsi perdu plus de 110 milliards de dollars de capitalisation en une séance. Elle stagne depuis aux alentours de 170 dollars, soit son cours de l'année dernière à la même période.

Le revendeur valide un bon second trimestre avec 52,9 milliards de dollars de revenu, contre 38 milliards un an auparavant (soit 39 % de plus). Les revenus nets explosent avec 2,5 milliards de dollars contre 197 millions « seulement » au second trimestre 2017.

Les chiffres d'Amazon progressent aussi bien aux États-Unis que dans le reste du monde. De son côté, AWS reste sur une très bonne dynamique avec 6,1 milliards de dollars de revenus et 1,6 milliard de bénéfices sur le second trimestre, quasiment 50 % de plus que l'année dernière dans les deux cas.  

Sans surprise, Jeff Bezos a pris la parole durant la présentation pour vanter Alexa et les enceintes connectées Echo. En plus de la France depuis peu, les deux produits seront lancés plus tard cette année en Italie, au Mexique et en Espagne.

Poussé par AWS, Amazon engrange 2,5 milliards de dollars de bénéfices

La société française développe un bus et un taxi entièrement autonomes, avec des expérimentations un peu partout dans le monde. Elle est désormais cotée sur Euronext Paris.

L'offre d'introduction était fixée à 7 euros par action, pour une capitalisation de 190 millions d'euros. Après un passage à 7,3 euros, elle est désormais à 6,8 euros. Cette opération lui a tout de même rapporté 37,6 millions d'euros par émission de nouvelles actions.

Quelques jours plus tard, la société signait un accord de financement à hauteur de 30 millions d'euros avec la Banque Européenne d’Investissement.

Véhicules autonomes : Navya entre en bourse et lève 37,6 millions d'euros

Avec un résultat d'exploitation dans le rouge de 68 millions d'euros sur le premier semestre, la banque mobile de l'opérateur ne fait pas recette. Sur le deuxième semestre 2017, il était question de -28 millions d'euros.

Le produit net bancaire est de 26 millions d'euros, en baisse de 12 millions d'euros par rapport au premier semestre 2017, notamment à cause des « coûts d’acquisition des clients de la nouvelle offre bancaire et digitale lancée le 2 novembre 2017 en France métropolitaine ».

Pour rappel, Orange Bank offre 80 euros de bienvenue à ses nouveaux clients (sous conditions) et 40 euros supplémentaires si vous êtes client Sosh ou Orange.

Orange Bank creuse ses pertes
Apple : plus de 56 millions d'iPhone, iPad et Mac vendus, pour plus de 53 milliards de dollars

Le fabricant sort lui aussi l'artillerie lourde avec 53,3 milliards de dollars de revenus sur son troisième trimestre fiscal de 2018, en hausse de 17 % sur un an, mais en baisse de 13 % sur trois mois. Le revenu net s'établit pour sa part à 11,5 milliards de dollars, contre 8,7 milliards au deuxième trimestre.

Luca Maestri, responsable financier d'Apple, affirme que la société a mis sous séquestre 4,5 milliards d'euros supplémentaires concernant son amende de 13 milliards d'euros liée à des aides fiscales. Le total passe ainsi à 9 milliards d'euros. La somme y restera en attendant que les décisions sur les appels d'Apple et de l'Irlande contre la décision de la Commission européenne.

Sur avril, mai et juin, le fabricant a écoulé 41,3 millions d'iPhone, 11,5 millions iPad et 3,7 millions de Mac. Par rapport au début de l'année, les ventes de smartphones et d'ordinateurs sont donc en baisse (respectivement 10,9 et 0,4 millions de moins), tandis que les tablettes progressent avec 2,4 millions de plus.

Comparé aux chiffres de l'année dernière à la même période, les iPhone et iPad sont quasiment stable, mais Apple avait écoulé 4,3 millions de Mac.

Alors que le site serait en quête d'un repreneur, il vient de se faire infliger une amende par la cour de Wilmington dans le Delaware.

En cause, quatre brevets autour du e-commerce, dont deux datant des années 90. « Ces brevets décrivent des technologies fondatrices du commerce en ligne, notamment la structure permettant de vendre des objets ou services sur Internet » explique Les Echos.

« IBM n'a pas inventé le Web » lâche J. David Hadden, avocat de Groupon. « Certains des brevets d’IBM n’auraient pas dû être accordés, car ils décrivaient des idées évidentes, de plus la demande de dommages-intérêts était déraisonnable » ajoute-t-il.

IBM se félicite évidemment du verdict, même si le jury ne l'a pas totalement suivi dans ses demandes. Le groupe espérait en effet une amende de 167 millions de dollars.

Guerre des brevets : Groupon condamné à payer 83 millions de dollars à IBM

Au second trimestre de l'année, le chiffre d'affaires du géant de Santa Clara atteint 17 milliards de dollars, en hausse de 5 % sur trois mois et de 15 % sur un an, pour un bénéfice de 5 milliards de dollars (+78 % par rapport au second trimestre 2017).

Dans le détail, le marché des PC ne grimpe que de 6 % avec 8,7 milliards de dollars de revenus, quand celui « Data » (Data Center Group, Internet of Things Group, Programmable Solutions Group et mémoire) progresse de 26 % pour atteindre 8 milliards de dollars.

Intel se félicite que le chiffre d'affaires de sa filiale Mobileye ait augmenté de 37 % sur un an, sans donner plus de précision. Dans tous les cas, le constructeur doit faire face à la montée en puissance d'AMD côté CPU et de NVIDIA dans les serveurs.

Si les résultats restent bons ce trimestre encore, le fabricant doit se bouger pour continuer sur cette lancée et ne pas finir par subir un réel contrecoup (lire notre analyse).

Intel : 17 milliards de dollars de chiffres d'affaires et 5 milliards de bénéfices

La Commission européenne reproche aux quatre fabricants « d'avoir imposé des prix de revente fixes ou minimaux à leurs détaillants en ligne, et ce en violation des règles de l'Union européenne en matière de concurrence ».

Elle ajoute que si les revendeurs ne se conformaient pas aux demandes des fabricants, « ils s'exposaient à des menaces ou sanctions, telles que la cessation des approvisionnements ».

Les quatre entreprises incriminées ont reconnu les faits et ont collaboré avec les autorités, elles ont donc eu droit à une réduction de 40 à 50 % de leur amende.

ASUS est le plus lourdement sanctionné avec 63,5 millions d'euros, suivi par Philips (29,8 millions), Pionner (10,2 millions) et enfin Denon & Marantz (7,7 millions).

Enfin, la Commission rappelle qu'elle a mis en place un outil en ligne permettant aux particuliers de l'alerter facilement et anonymement.

L'Europe inflige 111 millions d'euros d'amende à ASUS, Denon & Marantz, Philips et Pioneer
AMD : un chiffre d'affaires en hausse, malgré une petite baisse sur la division Computing and Graphics

Avec 1,76 milliard de dollars de revenus (+7% sur trois mois et +53% sur un an) et 116 millions de dollars de bénéfices, le second trimestre de l'année est synonyme de croissance pour le fabricant. Au trimestre dernier les bénéfices étaient de 81 millions, tandis que l'année dernière les pertes atteignaient 42 millions de dollars.

Dans le détail, les ventes de la division Computing and Graphics (CPU et GPU) sont de 1,09 milliard de dollars, en légère baisse par rapport au trimestre précédent (1,12 milliard). AMD précise qu'elle est notamment due à des revenus moins importants que prévu sur le marché de la crypto-monnaie. Le résultat d'exploitation suit la même tendance avec 117 millions de dollars, contre 138 millions au premier trimestre.

Malgré tout, les expéditions de processeurs Ryzen « augmentent forcement avec une progression à deux chiffres sur trois mois », tandis que celles sur Ryzen mobile ont « plus que doublée ». Dans les deux cas, nous n'avons pas plus de détails. Le sampling des Radeon Vega en 7 nm a commencé précise AMD et le lancement est prévu pour cette année.

Si le chiffre d'affaire globale grimpe, c'est donc grâce à la branche Entreprise et Embedded dont les revenus sont de 670 millions de dollars, contre 532 millions trois mois plus tôt. Pour le prochain trimestre, AMD s'attend à un chiffre d'affaires légèrement inférieur avec 1,7 milliard de dollars (+/- 50 millions).

Suite à ce bilan, l'action a grimpé de 20 % en passant de 16 à plus de 18 dollars. Le fabricant est resté sur une bonne dynamique puisque son action dépasse désormais les 20 dollars.

Les voyants sont au vert : le chiffre d'affaires sur le second trimestre est de 3,8 milliards de dollars (+23 % sur un an) pour 526 millions de bénéfices nets (+28 % sur un an), dépassant ainsi les estimations du marché.

Le volume total des paiements est de 139,4 milliards de dollars sur trois mois (via 2,3 milliards de transactions), contre 107,8 milliards il y a un an (pour 1,8 milliard de transactions).  

244 millions de comptes actifs sont revendiqués par PayPal, soit 7 millions de plus en l'espace de trois mois. Le nombre de transactions par compte est également en hausse avec 35,7 contre 34,7 au premier trimestre 2018.

Par contre, le groupe prévoit un chiffre d'affaires de 3,62 à 3,67 milliards de dollars pour le prochain trimestre, alors que les estimations tablaient plutôt sur 3,71 milliards. Résultat des courses, le cours de l'action est descendu de près de 10 % après la publication des résultats (de 90 à 82 dollars), mais il remonte doucement (86 dollars actuellement).

244 millions de comptes actifs et 139,4 milliards de dollars de transactions chez PayPal

L'éditeur de jeux vidéo vient de boucler son premier trimestre fiscal de 2019 (qui se terminait le 30 juin 2018) avec 1,18 milliard de dollars de chiffre d'affaires, contre 1,45 milliard l'année dernière.

Si les ventes numériques ont bien progressé (957 millions au lieu de 879 millions), le reste est en chute libre : de 570 millions de dollars, on passe à 180 millions seulement.

Le bénéfice net fond lui aussi comme neige au soleil avec 293 millions de dollars au lieu de 644 millions l'année dernière. Selon EA, le taux de change peu favorable explique en partie ces baisses.

L'éditeur semble satisfait de sa FIFA World Cup, qui a réuni 15 millions de joueurs uniques sur trois mois, et de FIFA Mobile en Chine. Du côté des SIMS 4, la base de joueurs a augmenté de 35 % en un an.

Revenus et bénéfices en baisse chez Electronic Arts

La société norvégienne, derrière le navigateur du même nom, est listée au NASDAQ depuis la fin juillet. Soit un mois après sa demande. Elle y déclarait un chiffre d'affaires de 128,9 millions de dollars l'an dernier, pour un bénéfice de 6,1 millions de dollars, après une année 2016 déficitaire.

L'entreprise revendique 322 millions d'utilisateurs mensuels au premier trimestre, en fixe et mobile. La majorité de ses revenus provient de deux contrats avec des moteurs de recherche (Google et Yandex), une difficulté selon TechCrunch.

Opera a fort à faire pour maintenir sa position, voire attirer de nouveaux utilisateurs, sous la domination de Google Chrome et la pression d'une nouvelle concurrence.

Opera est entré en bourse
NVIDIA : des bénéfices en hausse de 91 %, la cryptomonnaie ne rapporte presque plus rien

Le caméléon, toujours sa manière si particulière de découper les années, vient de publier ses résultats pour son second trimestre fiscal de 2019.

Les revenus sont de 3,1 milliards de dollars (-3 % sur trois mois, +40 % sur un an) pour 1,2 milliard de dollars de bénéfices nets (respectivement -6 % et +90 %, excusez du peu). Jen Hsun Huang affirme qu'une croissance « sur tous les segments – IA, jeux, visualisation professionnelle et voitures autonomes – entraîne un autre bon trimestre ».

Le fabricant se félicite également de la hausse du chiffre d'affaires de 83 % sur un an de sa division Datacenter (760 millions de dollars). Le jeu vidéo n'est pas en reste avec +52 % (1,8 milliard de dollars). Et la courbe pourrait continuer sur la même lancée car, comme nous l'avons détaillé, le ticket d'entrée des nouvelles GeForce RTX grimpe encore d'un cran.

Mais c'est au détour d'une note signée par la responsable financière Colette Kress que NVIDIA surprend. Alors que la société s'attendait à 100 millions de dollars sur les ventes de produits spécifiques au minage, les revenus ne sont que de 18 millions. En plus d'être largement en dessous des prévisions, c'est une très importante baisse par rapport au trimestre précédent (289 millions de dollars).

« Alors que nous avions prévu que les ventes autour des cryptomonnaies seraient significatives pour l'année, nous ne projetons désormais aucune contribution à l'avenir ». Il faut dire qu'après un cours du bitcoin à plus de 16 500 euros mi-décembre, il est désormais stabilisé aux alentours de 5 700 euros.

Au troisième trimestre la société table ainsi sur 3,25 milliards de dollars de revenus. Sanctionné en bourse d'une baisse de 5 % environ après ces annonces, le cours de l'action remonte doucement depuis quelques jours. Il n'est pas encore revenu aux 260 dollars précédents, mais il s'établit à 253 dollars, après une chute à 240 dollars.

La société est entrée dans le giron du groupe d'État chinois en juin, rapporte Reuters. Linxens est un spécialiste de la biométrie et des composants pour antennes et étiquettes RFID.

L'opération doit encore être validée par les autorités. À Reuters, trois sources se déclarent confiantes sur cet examen. Tsinghua Unigroup aurait emprunté 1,5 milliard d'euros pour financer cette acquisition.

Linxens afficherait un chiffre d'affaires d'environ 500 millions d'euros, pour 3 000 employés.

Semi-conducteurs : le français Linxens repris par Tsinghua Unigroup pour 2,2 milliards d'euros

« Nous sommes satisfaits de nos revenus, de nos bénéfices et de nos flux de trésorerie d’exploitation au premier trimestre ». C'est ainsi que commence la présentation du bilan de la société pour le premier trimestre. Un manque de triomphalisme et d'enthousiasme qui ne laisse que peu de place au doute : les chiffres sont en baisse.

De 1,18 milliard de dollars au premier trimestre 2018, on passe en effet à 1,16 milliard au second. Après des pertes de 133 millions de dollars l'année dernière, le groupe remonte la pente, mais accuse toujours un déficit de 63 millions de dollars.

Le groupe « ajuste » aussi ses prévisions, une manière élégante de dire qu'il les revoit à la baisse : entre 1,12 et 1,15 milliard de dollars de revenus au troisième trimestre et 4,64 à 4,76 milliards de dollars sur l'année.

La société annonce également un plan de réduction de ses coûts, qui passera par une réduction de son nombre d'employés de 8 %, soit une coupe franche d'environ un millier de postes. Les premiers effets sur la marge d’exploitation sont attendus pour 2019 avec un plein effet pour 2020.

Symantec rappelle enfin qu'une enquête interne est toujours en cours suite à des révélations d'un ancien salarié sur la publication de ses comptes passés. Sans entrer dans les détails, elle tente de rassurer : « À l'heure actuelle, la Société ne prévoit pas d'incidence défavorable importante sur ses bilans financiers historiques pour le troisième trimestre 2018 et les précédents ».

Comme on peut s'en douter, ce bilan n'est pas spécialement du goût de la bourse, qui a sanctionné d'une baisse de 8 % l'action. Elle est passée de 20,8 à 19,25 dollars début août et stagne désormais aux alentours de 19,5 dollars.

Symantec : revenus en baisse, enquête interne en cours et licenciement à venir

L'éditeur de jeux vidéo dépasse les prévisions avec un chiffre d'affaires de 1,64 milliard de dollars (1,55 milliard attendus), contre 1,63 milliard l'année dernière. Le résultat d'exploitation est de 434 millions, contre 339 millions auparavant.

King (Candy Crush, Farm Heroes, etc.) occupe la plus grosse part du gâteau avec 502 millions de dollars de revenus, suivi par Blizzard (489 millions) et enfin Activision (338 millions).

La société revendique de « fortes précommandes » pour son prochain Call of Duty : Black Ops 4 et l'extension Battle for Azeroth de World of Warcraft, qui est désormais disponible.

Tout roule ? Oui... et non. Activision Blizzard revoit par contre à la baisse ses prévisions pour le troisième trimestre et l'année 2018, avec 7,48 milliards au lieu de 7,52 milliards.

Au second trimestre, Activision Blizzard souffle le chaud et le froid
Qualcomm : des bénéfices en hausse, le rachat de NXP annulé, une amende à Taiwan

Le constructeur a bouclé son troisième trimestre fiscal de 2018 le 24 juin avec des revenus de 5,6 milliards de dollars, en hausse de 4 % sur un an et de 6 % sur trois mois. Les bénéfices nets sont de 1,2 milliard de dollars contre 0,9 milliard l'année dernière et 0,4 milliard il y a trois mois.

Le chiffre d'affaires de la branche Technology Licensing (QTL) progresse de 25 % sur un an (16 % sur trois mois) pour atteindre 1,45 milliard de dollars. Le gros des revenus provient par contre toujours de la division CDMA (terminaux mobiles et processeurs serveurs depuis peu) avec 4,09 milliards de dollars (+1 et +5 % respectivement).

Initié en 2016, le rachat de NXP ne se fera finalement pas, car Qualcomm n'a pas réussi à convaincre le régulateur chinois de lui donner le feu vert pour cette opération.

Steve Mnuchin, secrétaire américain au Trésor, fait part de sa déception et affirme qu'il « cherche simplement à ce que les entreprises américaines soient traitées équitablement », comme le rapporte Reuters. Ce refus ne devrait pas arranger les relations entre Washington et Pékin.

Enfin, Qualcomm a conclu un accord avec la Taiwan Fair Trade Commission (TFTC) pour régler une affaire d'abus de position dominante. L'amende de 778 millions de dollars a largement été rabotée au passage pour descendre à 93 millions seulement.

En échange, Qualcomm devra négocier de bonne foi avec ses partenaires et concurrents (la société devra remettre des rapports régulièrement pour attester de sa bonne foi), et investir 700 millions de dollars sur Taiwan sur les cinq prochaines années.

En bourse, l'action grimpait de 7 % à la suite de la publication des résultats. Elle passait de 59,4 à 63,5 dollars. Actuellement, elle est à 66,5 dollars.

Dans un communiqué du 30 juillet, Logitech a officialisé l'opération à 117 millions de dollars en cash. La société suisse compte boucler l'acquisition avant la fin du mois.

Pour son premier trimestre fiscal 2019 (d'avril à juin 2018), Logitech affiche un chiffre d'affaires de 608 millions de dollars (+12 % sur un an), pour un bénéfice net de 38 millions.

L'entreprise est encore très dépendante du monde du jeu (136 millions de dollars de revenus) et des claviers et combos (128 millions) et cherche ainsi à se diversifier à travers une marque qui a su faire la différence dans le secteur de l'audio.

Logitech se paie le concepteur de micros Blue

Le géant français des cartes à puce pourrait être acquis par le mastodonte de la sécurité. Cette OPA, qualifiée d'amicale par Les Échos, valorise Gemalto à 4,8 milliards d'euros. Une offre supérieure à celle d'Atos, qui avait proposé 4,3 milliards d'euros.

Le 23 juillet, l'exécutif communautaire a annoncé l'ouverture d'une enquête approfondie. Les craintes sont importantes : « L'opération envisagée aurait pour effet de réunir les deux principaux fournisseurs de modules matériels de sécurité utilisés pour les solutions de gestion des clés des entreprises dans l'Espace économique européen (EEE) et au niveau mondial ».

Thales compte finaliser l'opération avant la fin d'année, même si de nombreuses questions restent ouvertes, que ce soit sur les doublons d'activités ou l'avenir de la principale activité de Gemalto, les cartes à puces, en déclin.

La Commission européenne enquête sur la reprise de Gemalto par Thales

La somme provient à la fois d'anciens et de nouveaux investisseurs. Kingdom Holding Company et Rotana, Access Industries, Orange et LBO France sont de la partie, clame le service dans un communiqué du 2 août.

Il déclare être désormais valorisé un milliard d'euros et obtient l'exclusivité de la distribution du label Rotana en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Il a été créé par le prince saoudien Al Walid Ben Talal, via sa filiale Kingdom Holding Company. Rotana revendique 13 000 titres et 2 000 vidéos, pour « 80% des plus grandes stars de la région ».

L'opération devrait être bouclée à la fin août.

Deezer lève 160 millions d'euros, le Moyen-Orient en vue

Bram Cohen déclare n'avoir aucun lien avec la crypto-monnaie TRON et son fondateur Justin Su, qui a repris BitTorrent Inc pour 140 millions de dollars à la mi-juin.

Il se concentre désormais sur Chia, une crypto-monnaie « verte », fondée sur des preuves d'espace et de temps, et non de travail (voir notre analyse).

Le créateur de BitTorrent se montre critique face à la spéculation qui entoure ces nouvelles devises, notamment Bitcoin.

Après le rachat de BitTorent Inc par TRON, son créateur part
Tesla : le cours de l'action fait le yoyo en fonction des déclarations d'Elon Musk

Le PDG est bien connu pour ses tweets, parfois cinglant, sur les ambitions de ses deux sociétés (Tesla et SpaceX).

« J'envisage de retirer Tesla de la bourse à 420 dollars. Le financement est assuré » lançait-il le 7 août sur Twitter. Dans un billet de blog, il détaille un peu plus ses intentions, précisant d'entrée que la décision finale n'était pas encore prise. Dans tous les cas, l'effet ne s'est pas fait attendre : l'action a grimpé de plus de 10 %.

« En tant que société cotée [...] nous sommes soumis à la publication trimestrielle des revenus, qui pèse énormément sur Tesla pour prendre des décisions qui peuvent convenir pour un trimestre donné, mais pas nécessairement à long terme ». Le dirigeant cite en exemple le cas de SpaceX, non cotée et « beaucoup plus efficace du point de vue opérationnel » selon lui.

La SEC (Securities and Exchange Commission) a ouvert une enquête suite aux déclarations d'Elon Musk, notamment pour vérifier s'il n'a pas menti pour faire progresser le cours de l'action. Il pourrait être accusé de manipulation de marché ou de fraude explique l'Usine Nouvelle.

Elon Musk est également sous le coup de deux actions en justice déposées par William Chamberlain et Kalman Isaacs, deux spéculateurs. Le second affirme que les tweets d'Elon Musk avaient pour but de « détruire ceux ayant vendu à découvert » des actions Tesla.

L'affaire pourrait en rester là, mais le 16 août Elon Musk accordait une interview – « larmoyante » selon Reutersau New York Times. Il y affirmait subir un stress intense et se préparait à une « torture extrême » de la part des vendeurs à découvert... une manière de préparer ses procès ?

Quoi qu'il en soit, le cours de l'action de Tesla a ensuite perdu près de 9 %. Résultat, il est désormais  321,90 dollars, alors qu'il était aux alentours de 340 dollars après la première annonce de Musk.

Pour rappel, quelques jours avant son premier Tweet, le cours avait déjà grimpé de plus de 16 % suite à la publication du bilan financier de Tesla pour le second trimestre : il était alors passé de 300 à près de 350 dollars.

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