LeBriefdu 18 mars 2022
L’Agence spatiale européenne suspend Exomars 2022, des alternatives à Soyouz à l’étudeCrédits : ESA

Dans un court communiqué, l’Agence s’explique : « Tout en reconnaissant l’impact sur l’exploration spatiale, l’ESA est pleinement alignée avec les sanctions imposées à la Russie par ses États membres ».

Le Conseil de l’ESA s’était réuni ces deux derniers jours à Paris afin d’évaluer la situation découlant de la guerre en Ukraine. Concernant ExoMars, deux points ont été votés à l’unanimité.

« Reconnaissant l’impossibilité actuelle de mener à bien la coopération en cours avec Roscosmos sur la mission du rover ExoMars avec un lancement en 2022, [il] a chargé le directeur général de l’ESA de prendre les mesures appropriées pour suspendre les activités de coopération ».

De plus, le Conseil a autorisé le directeur général de l’ESA « à réaliser une étude industrielle accélérée afin de mieux définir les options disponibles pour la mise en œuvre de la mission du rover ExoMars ».

Comme nous l’expliquions, le retrait du personnel russe de Kourou a pour conséquence de suspendre « toutes les missions dont le lancement était prévu par Soyouz ». Cela concerne notamment Galileo M10, Galileo M11, Euclid, EarthCare et un lancement institutionnel supplémentaire.

Le directeur général de l’ESA a donc entamé « une évaluation sur d’éventuels services de lancement alternatifs pour ces missions » ; il est notamment question d’Ariane 6.

Enfin, la Station spatiale internationale « continue de fonctionner normalement. L’objectif principal est de poursuivre les opérations de l’ISS, y compris le maintien de la sécurité de l’équipage ».

L’ESA indique enfin que son directeur général a l’intention de convoquer une session extraordinaire du Conseil dans les semaines à venir.

Android 13 : la Developer Preview 2 est disponible

La première annonce concerne les notifications, avec la mise en place d’une nouvelle demande d’autorisation « POST_NOTIFICATIONS » pour les applications souhaitant en envoyer à l’utilisateur. Le but étant de permettre à ce dernier de « se concentrer sur les notifications les plus importantes pour lui ».

Les applications étaient parfois trop gourmandes dans leurs demandes d’autorisations, tandis que d’autres fois Android ne permettait pas aux développeurs de cibler assez finement. Dans les deux cas, ils ont désormais la possibilité de corriger le tir : « Dans Android 13, nous fournissons une nouvelle API pour permettre à votre application de protéger la confidentialité des utilisateurs en rétrogradant les autorisations précédemment accordées ».

D’autres fonctionnalités sont de la partie ; elles sont détaillées dans ce billet de blog. Parmi les autres nouveautés, signalons la prise en charge native du Bluetooth LE Audio et de MIDI 2.0. Les Pixel 4 à 6 peuvent dès à présent télécharger la nouvelle version, en Developper Preview pour rappel, donc à vos risques et périls. 

Google en profite enfin pour annoncer qu’Android 12L pour les terminaux avec un grand écran est disponible en version AOSP. 

Hyvia ouvre à Flins une usine de production en masse de piles à combustible

Hyvia est une coentreprise créée par Renault et la société américaine Plug Power. Spécialisée dans la production d’hydrogène et de piles à combustible, elle n’a été fondée qu’il y a neuf mois. Elle est maintenant prête à produire.

L’usine a été inaugurée mardi à Flins (Yvelines) au centre du complexe Refactory de Renault, dédié aux nouvelles technologies et à l’économie circulaire. La nouvelle usine dispose d’une surface de 3 000 m², lui laissant de la place pour grandir.

D’ici la fin de l’année, la production devrait atteindre un rythme de 1 000 piles par an, soit une moyenne 20 unités par semaine. Il faut environ 6 à 8 heures de travail pour produire une pile. Le site comprend dans un premier temps quinze salariés.

Pour l’instant, la quasi-totalité des composants sont fournis par Plug Power, mais Hyvia compte se fournir en majorité localement dans les années à venir.

D’ici la fin de l’année, la nouvelle usine accueillera également un électrolyseur capable de produire jusqu’à 450 kg d’hydrogène vert par jour. Ils serviront aux tests réalisés en usine, à la manutention (chariots élévateurs) ainsi qu’aux besoins extérieurs.

Toujours dans les mois à venir, Hyvia mettra en place une ligne d’assemblage de stations d’hydrogène.

La BNF participe à sa façon à la Journée mondiale du recyclage

Cette Journée n’a pas été créée par l’ONU, mais par le Bureau of International Recycling en 2018. L’organisation regroupe environ 30 000 structures dans le monde impliquées dans le recyclage des matériaux.

La Bibliothèque nationale de France veut marquer le coup en publiant une bibliographie des ouvrages à consulter sur cette large thématique, que l’on soit d’un niveau débutant ou confirmé. Tous sont dans la salle C, dédiée aux sciences et techniques.

L’occasion pour le BNF de rappeler que le cadre légal s’est durci le 1er janvier, notamment avec l’interdiction de destruction des invendus non alimentaires et d’un plus grand nombre de produits plastiques à usage unique : emballages de certains fruits et légumes, sachets de thé/tisane, jouets distribués dans les menus enfants des fast-food ou encore enveloppes des magazines.

Pilotes AMD Adrenalin 22.3.1 : RSR, Link amélioré, mises à jour allégées, FSR 2.0 arrive

Comme (presque) chaque année, le constructeur vient de publier une nouvelle édition majeure de ses pilotes graphiques, intégrant d'importantes nouveautés. Cette fois, elles concernent principalement la qualité d'image et son amélioration au profit des performances.

Cela commence par Radeon Super Resolution (RSR), qui permet un « upscale » de l'image dans n'importe quel jeu comme l'Image Scaling de NVIDIA. Ainsi, elle peut être calculée en 1080p et affichée en 4K avec des performances et un rendu corrects, sans nécessiter des titres compatibles.

Le problème de cette solution est que, étant externe au moteur du jeu, toute l'image est traitée de la même manière, notamment des éléments où cela devrait être évité, comme l'interface (UI). C'est pour cela qu'il y a FidelityFX Super Resolution (FSR). 

Cette technologie prend la forme d'un shader devant être introduit par les développeurs comme option graphique à activer. Sa version 2.0 arrive au second trimestre, toujours en open source. Deathloop sera le premier jeu à en profiter.

AMD indique que ses nouveaux pilotes disposent également de notifications améliorées, la fonctionnalité d'affichage distant Link gère plus d'utilisateurs, des raccourcis personnalisés et se trouve sur le Microsoft Store

Enfin, les mises à jour devraient être plus rapides, avec la possibilité de ne télécharger que les fichiers nécessitant d'être modifiés. Espérons que NVIDIA suivra vite le mouvement.

La fusée Space Launch System sort de son hangar, la NASA publie des photos et vidéos

L’Agence spatiale américaine vient de faire sortir de son hangar sa fusée SLS afin de la mettre sur son pas de tir et de procéder à des tests. Le déplacement aura pris près de 11 heures pour effectuer les 6,4 km. Le décollage sera pour plus tard, pas avant avril ou mai, voire cet été.

Le compte NASA Exploration Ground Systems propose de nombreuses photos et une vidéo, comme celui du Kennedy Space Center. La fusée mesure pas moins d’une centaine de mètres de hauteur et elle est comparable au monstre qu’était la Saturn V.

Europe : les États membres prêts à négocier avec le Parlement sur les batteries durablesCrédits : MicroStockHub/iStock

Le Conseil de l’Union européenne a adopté hier « une orientation générale sur une proposition de règlement visant à renforcer la législation de l'UE sur les batteries et les déchets de batteries ».

En clair, préparer le cadre pour promouvoir le développement des filières de batteries durables (et sûres) et les conditions de concurrence équitable au sein du marché intérieur.

« Ces nouvelles règles feront en sorte que les batteries en fin de vie soient dûment collectées et ne soient pas rejetées dans l'environnement ; cela permettra d’éviter que les substances qu’elles contiennent n’y soient libérées et de limiter drastiquement le gaspillage de matériaux précieux, qui pourront être valorisés dans le cadre d’une économie circulaire », a déclaré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

On retrouve des thématiques abordées par le CEA il y a quelques semaines, notamment la définition du cycle de vie, comprenant l’intégralité de la chaîne, de la production au recyclage, en passant par la deuxième vie quand c’est possible.

En ligne de mire bien sûr, l’électrification du parc automobile, l’orientation générale couvrant tous les types de batteries.

Le règlement imposera également « des restrictions strictes pour les substances dangereuses, une empreinte carbone pour les batteries, une responsabilité élargie des producteurs, l'obligation pour les nouvelles batteries de contenir des matières recyclées et la mise en place d’un devoir de vigilance pour les chaînes d’approvisionnement ».

« Cette initiative revêt une importance majeure, notamment en vue du développement massif de la mobilité électrique, d’un point de vue environnemental, économique et social. Elle porte également un enjeu fort de souveraineté technologique pour l’Union européenne », résume le Conseil de l’Union européenne.

Prochaine étape, les négociations entre Conseil et Parlement pour « progresser vers un accord sur le texte final en première lecture ».

France 2030 : appel à projets pour le développement de stations de recharge rapide

« Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il est important d’accélérer la transition vers les véhicules électrifiés. La réussite de cette transition nécessite des investissements importants en matière de déploiement de stations de recharge notamment haute puissance dans les grandes zones urbaines et les territoires », a déclaré hier le gouvernement.

Dans cette optique, un appel à projets est lancé : « soutien au déploiement de stations de recharge haute puissance pour les véhicules électriques ». Le dispositif est piloté par l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et s’inscrit dans le cadre du projet France 2030.

Objectif : « encourager le déclenchement d’une dynamique de déploiement en zone urbaine et dans les territoires avec une enveloppe globale de 300 millions d’euros dont 100 millions d’euros dès 2022 ».

Les entreprises ont jusqu’au 31 décembre 2024 pour déposer leurs candidatures sur le site de l’Ademe. Le montant de l’aide pour le déploiement des infrastructures de recharge peut atteindre 40 % des coûts éligibles.

Covid-19 : « L’évolution virale reste largement imprévisible »Crédits : South_agency/iStock

Il y a deux ans, la France connaissait son premier confinement suite à la pandémie de Covid-19. Deux autres ont suivi et de nouveaux variants sont apparus. Et aujourd’hui, « où en est l’évolution du virus SARS-CoV-2 » ? Samuel Alizon, spécialiste de la modélisation et de l’évolution des maladies infectieuses au CNRS, fait le point sur la question.

Il commence par un rappel important : « Notre perception de l’épidémie est trop facilement influencée par ses tendances en France : le tableau devient très noir quand elle croît, puis tout paraît rose quand elle décroît. Cette réaction existe même chez les chercheurs, mais méfions-nous en. À l’international, nous voyons bien que la situation n’est pas synchronisée, avec notamment une vague du variant Omicron qui cause beaucoup de décès en Asie du Sud-Est ».

« Omicron marque une rupture, au point qu’on se demande si nous ne sommes pas en train de vivre un branchement évolutif, c’est-à-dire un passage d’une espèce à deux espèces différentes », ajoute le chercheur. 

Il termine par un point sur les mutations : 

« Chaque fois que quelqu’un est contaminé, des milliards de nouvelles particules virales sont produites et accroissent, suite à des erreurs de copie, les risques d’émergence de mutants au hasard.

Cet effet est renforcé lorsqu’une personne est infectée par plusieurs lignes différentes du fait de la recombinaison : si deux virus sont présents dans une même cellule, des échanges de portions entières de génomes peuvent avoir lieu.

Encore une fois, mutations et recombinaisons ont de grandes chances d’être délétères pour le virus, mais certaines peuvent être problématiques pour nous. Et avec des tailles de population gigantesques, l’improbable peut devenir fréquent. »

Pour en savoir davantage sur le sujet, on ne peut que vous conseiller de lire cette interview maison du CNRS

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