LeBriefdu 7 mars 2022
Visa et Mastercard grossissent la liste vertigineuse des sanctions infligées à la RussieCrédits : 2Ban/iStock

Les jours s’enchaînent, et les sanctions se multiplient à l’encontre de la Russie, à l’initiative de la communauté internationale ou d’entreprises privées. 

Derniers en date, Visa et Mastercard ont annoncé ce week-end suspendre leurs opérations en Russie. 

Plus exactement, les transactions initiées avec des cartes Visa émises en Russie ne fonctionneront plus en dehors du pays, et toutes les cartes Visa émises à l‘étranger ne fonctionneront plus au sein de la Fédération. 

Chez Mastercard, les cartes émises par des établissements bancaires russes ne sont plus prises en charge par son réseau, et les cartes émises en dehors de la Russie ne fonctionnent plus chez les commerçants et les distributeurs russes. « Cela punit les Russes qui ont quitté le pays », estime la journaliste Julia Loffe. 

Une entrée Wikipedia dresse la liste vertigineuse des sanctions imposées pour cause de guerre de la Russie en Ukraine : Activision, Airbnb, AMD, Amazon, Apple, Blizzard, Booking, Cisco, Dell, Deezer, Disney ou encore Netflix, Nvidia et Zoom…  

QNAP TS-464eU et TS-864eU(-RP) : des NAS rackables avec une profondeur réduite

Après les NAS TS-464U(-RP) et TS-1264U-RP, QNAP revient avec une série TS-x64eU. La principale différence se trouve au niveau du format : les racks sont moins profonds afin de s’installer dans des baies de plus petites tailles. 

Le TS-464U mesure ainsi 43,3 × 482,6 × 483,9 mm, tandis que le TS-464eU se limite à 43,3 × 482,6 × 321,33 mm. Dans les deux cas, on retrouve un Celeron N5105/N5095 aux commandes, avec 4 Go de mémoire, extensibles jusqu’à 16 Go. Les deux ports Ethernet à 2,5 Gb/s sont toujours présents.

Le TS-464eU propose deux emplacements M.2 2280 NVMe, mais pas d’emplacement PCIe contrairement aux TS-864eU et TS-864eU-RP (Gen 3, x2). Tous les détails se trouvent sur cette page.

Cookies : noyb adresse 270 projets de plaintes à des responsables de traitement

L’association noyb, fondée par Max Schrems, remet une pièce dans la machine, avec une vague de 270 projets de plaintes envoyés à des responsables de traitement. Elle dénonce une nouvelle fois des indélicatesses à la législation européenne sur les cookies, et en particulier la bannière d’information. 

Des plaintes seront déposées auprès des autorités de contrôle faute de réponse satisfaisante dans les 60 jours. 

« Nous voulons assurer cette conformité idéalement sans déposer de plainte. Si toutefois une entreprise continue à violer la loi, nous sommes prêts à faire respecter les droits des utilisateurs », commente Max Schrems. 

En mai 2021, elle avait déjà adressé plus de 500 préplaintes, toujours dans la cuisine des cookies en ligne.  

Copie privée : la redevance frappe aussi la surface occupée par le système d’exploitationCrédits : Claudio Arnese/iStock/ThinkStock

Copie France, société des ayants droit en charge de collecter la copie privée, avait reproché à la société DN Electronics, devenue Danew Electronics, « d’effectuer de manière récurrente des déclarations minorées de ses ventes de supports numériques vierges d’enregistrement », que ce soient des téléphones mobiles ou des tablettes.

En référé, le collecteur de la redevance avait fait condamner l’entreprise à payer une provision de plus de 80 000 euros au titre de la redevance pour copie privée entre juin 2013 et juillet 2020. 

La décision avait également ordonné à l’entreprise de détailler à Copie France l’ensemble des quantités vendues entre le 23 septembre 2011 et le 22 mars 2021. Cependant, le juge rejetait la demande de condamnation de la société « à payer à titre provisionnel la somme de 527.156 euros » pour la période du 1er janvier 2018 au 1er décembre 2018. 

Copie France a malgré tout flairé une sous-déclaration, « au vu notamment des rapprochements comptables qu’elle a effectués entre, d’une part, les quantités de téléphones et tablettes déclarées mensuellement et vendus Danew Electronics et, d’autre part, les quantités des mêmes supports telles qu’elles ressortent des facturations effectuées par la société (…) à ses deux principaux clients de la grande distribution Electro Dépôt et Boulanger ».

Danew Electronics a eu beau s’opposer, soutenant qu’une partie des marchandises n’étaient pas destinées à être mises en vente sur le territoire français, et ainsi n’étaient pas assujetties à la redevance de copie privée. Elle a également reproché à Copie France d’établir un barème à partir de la capacité totale des smartphones et tablettes, non à partir de la taille mémoire laissée disponible par les logiciels installés. 

Ce 4 mars, la Cour d’appel de Paris a rappelé que les barèmes sont déterminés en fonction de la capacité d’enregistrement totale, non de la capacité d’enregistrement disponible. Enfin, après « examen de l’ensemble des documents produits au débat », elle a finalement fait droit à la demande de condamnation provisionnelle à hauteur de 500.000 euros, montant qui sera régularisé une fois l’ensemble des pièces communiquées pour la période du 1er janvier 2018 au 1er décembre 2018.

La police nationale n'arrive pas à former ses cyberenquêteurs

« Le patron de la PJ s'inquiète pour les formations des cyberpoliciers », titre La Lettre A : il déplore en effet un budget « si insuffisant qu'il menacerait le maintien et le développement des compétences » des services spécialisés, résume notre confrère.

Le dernier rapport de la Cour des comptes sur la formation dans la police nationale, d’où sont issus ces regrets, indique également que la PJ estime que « le montant des crédits alloués est insuffisant et que le maintien et, a fortiori, le développement des compétences des services spécialisés sont compromis ». 

La sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité n’arriverait plus à former suffisamment ses propres experts auprès d’organismes spécialisés sur des matières telles que la crypto-monnaie, les rançonlogiciels ou le renseignement de sources ouvertes. 

En 2020 et 2021, ces demandes de formation n’ont ainsi été honorées qu’à hauteur de 72%.

Guerre en Ukraine : les Décodeurs compilent les infoxCrédits : marchmeena29/iStock

Les Décodeurs du Monde ont compilé les principales infox et fausses images ou vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux depuis l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe.

« Ce contexte incertain, anxiogène, et effrayant, d’une guerre actuellement menée en Europe est, en effet, propice à la diffusion de fausses informations », rappellent nos confrères.

Leur compilation, qui peut être filtrée par mots-clefs, « sera régulièrement mise à jour pour tenir compte des dernières intox relayées en ligne », et compte d'ores et déjà 30 entrées, de la (fausse) destruction du parc mémoriel juif de Babi Yar à ces légionnaires ukrainiens qui auraient été autorisés par l’armée française à rejoindre leur pays avec leurs équipements militaires en passant par la fausse « Une » du Time assimilant Poutine à Hitler, ou encore ce pilote ukrainien surnommé le « fantôme de Kiev » qui aurait abattu à lui seul six avions russes.

Julien Pain, rédacteur en chef de « Vrai ou fake » sur France Info, a de son côté résumé dans un thread sur Twitter les « conseils tout simples pour éviter de partager une image manipulée ». 

Et le Disinfo Lab a lancé un « Hub » rassemblant les informations essentielles et des liens vers des recherches, des analyses et des vérifications fiables pour vous aider à naviguer à vue pendant cette crise.

Microsoft finalise le rachat de Nuance

En avril dernier, la société annonçait son intention de racheter cette pépite spécialisée dans les logiciels d’imageries et de reconnaissances vocales, pour 19,7 milliards de dollars. L’opération est désormais bouclée.

« La réalisation de cette acquisition importante et stratégique réunit l’IA conversationnelle et l’intelligence ambiante de pointe de Nuance avec les offres cloud sécurisées de Microsoft », explique cette dernière. 

Mark Benjamin restera CEO de Nuance et sera sous la direction de Scott Guthrie, vice-président exécutif du groupe Microsoft Cloud + AI.

Le Conseil de l’UE réclame une lutte plus aiguisée contre la haine en ligneCrédits : © European Union

Dans ses conclusions relatives à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ébauchées par la présidence française de l’UE, le Conseil invite les États membres « à demander instamment aux médias, aux réseaux sociaux et aux entreprises de technologie et de communication d’appliquer les codes de conduite convenus au niveau européen et d'adopter des solutions pour détecter, évaluer et supprimer rapidement les discours de haine illégaux en ligne ». 

Selon l’institution européenne, ils « devraient renforcer leur capacité à poursuivre en justice les crimes et discours de haine illégaux en ligne, notamment en mettant en place des observatoires de la haine en ligne et des plateformes permettant aux citoyens de dénoncer les contenus haineux ».

Les États membres devaient renforcer « la capacité des autorités d'enquête et judiciaires nationales à poursuivre les crimes et discours de haine illégaux en ligne à caractère raciste et antisémite, conformément au principe de la liberté d'expression ». Et le texte de plaider en faveur de plateformes « permettant aux citoyens de dénoncer les contenus haineux au niveau national » et de l’installation d’ « observatoires de la haine en ligne ». 

« La lutte contre le racisme et l'antisémitisme est l’une des priorités politiques de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne telles que les a énoncées le Président de la République le 9 décembre 2021 » notent les conclusions.

Cet observatoire et le parquet spécialisé dans les messages de haine en ligne furent les rares survivants de la loi Avia, après la vaste censure constitutionnelle sur le socle de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. 

Les dons de crypto-actifs à l'Ukraine lui ont déjà permis de s'acheter des armes

L'Ukraine aurait déjà dépensé 15 millions de dollars des dons qu'elle a reçus en crypto-monnaies pour obtenir des fournitures militaires, y compris des gilets pare-balles qui ont été livrés ce vendredi, explique au Time Alex Bornyakov, vice-ministre de la transformation numérique de l'Ukraine. 

La plupart des dons ont été faits en Bitcoin et Ether. Le ministère a réussi à trouver des fournisseurs en Europe et aux États-Unis pour tout, des gilets aux emballages alimentaires en passant par les bandages et les appareils de vision nocturne pour l'armée dans les deux jours suivant l'invasion de l'Ukraine par la Russie : « Environ 40% des fournisseurs sont prêts à accepter la cryptomonnaie ».

L'Ukraine aurait déjà reçu l'équivalent de 50 millions de dollars en une semaine, et se donne l'objectif de 100 millions en cette seconde semaine de guerre.

Facebook bloquée et Twitter restreint en Russie

Le Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias de masse (Roskomnadzor) multiplie pour sa part les mesures de censure. 

Ce 4 mars, l’autorité administrative russe a décidé de bloquer Facebook dans toute la fédération, ce au fil d’un court communiqué où elle assure que ces mesures ont été prises en représaille aux restrictions d’accès aux comptes de la chaîne de télévision Zvezda, de l'agence de presse RIA Novosti ou encore de Sputnik et Russia Today.  

« Nous continuerons à tout faire pour restaurer nos services afin qu'ils restent à disposition des personnes pour leur permettre de s'exprimer en toute sécurité et s’organiser pour leur action » a commenté Nick Clegg, en charge des affaires publiques de Facebook. 

Twitter a pour sa part fait l’objet de mesures de restriction. Selon une dépêche d’agence, « des journalistes de l'AFP basés en Russie ont pu constater que le fil Twitter ne se rafraîchissait plus. Le régulateur russe ralentissait déjà le fonctionnement de Twitter depuis l'année dernière, reprochant au réseau social américain de ne pas supprimer des contenus jugés "illégaux", y compris ceux liés à l'opposition ».  

Hémorragie de journalistes après le tour de vis législatif du KremlinCrédits : yulenochekk /iStock

Du côté des plateformes, TikTok a décidé de suspendre ses directs et la publication de nouveaux contenus, le temps d’étudier les conséquences de la nouvelle loi contre les nouvelles que le Kremlin considère comme fausses. 

La décision est intervenue alors que Roskomnadzor, le régulateur des contenus en Russie, venait d’exiger des explications officielles de TikTok suite à la « suppression des reportages publiés sur le compte officiel de l'agence de presse russe RIA Novosti ». Pour l’autorité, de telles actions « violent les principes clés de la libre diffusion de l'information et de son accès sans entrave ». 

Depuis la loi signée vendredi par Vladimir Poutine, des informations peuvent être punies jusqu'à 15 ans d’emprisonnement selon leurs conséquences sur les forces armées. Les « appels à imposer des sanctions à la Russie » sont également punis, tout comme l’est l’usage des mots « guerre » ou « invasion ». 

Selon la maîtresse de conférences en science politique Anna Colin Lebedev, la formulation de cette loi « est très floue et laisse une grosse marge d'interprétation. Par exemple, si la diffusion d'information entraîne de "graves conséquences", la peine de prison peut être montée au maximum. Mais les "graves conséquences" ne sont pas définies ».

L’entrée en vigueur de ce texte a occasionné l’exode de nombreuses rédactions internationales. Parmi elles, la BBC, Libération, la chaîne de télévision publique espagnole RTVE... Mêmes réactions en Italie ou en Allemagne. 

« En raison des lois adoptées par la Russie dans le cadre de son "opération spéciale" en Ukraine, je préfère ne plus publier ici. Cela me semble plus honnête que de peser mes mots s'agissant de ce qui se passe en Ukraine. Ça ne change rien à ma couverture de la Russie dans mon journal » a tout autant indiqué le journaliste du Monde Benoît Vitkine, ce 4 mars.    

Le Washington Post a décidé pour sa part de taire le nom des auteurs et les dates dans ses articles rédigés par ses journalistes encore en Russie.

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