LeBriefdu 4 mars 2022
Le gouvernement suspend le passe vaccinal le 14 mars, après s’être opposé à cette suspension au Conseil d’ÉtatCrédits : blueshot/iStock

Le 1er mars, le Conseil d’État a refusé de suspendre le passe vaccinal. Les requérants, dont les professeurs de droit Paul Cassia et Serge Slama, estimaient pourtant que le niveau des différents indicateurs (taux de vaccination, taux d’incidence, hospitalisation, un variant moins grave, etc.) ne permettait plus de justifier son maintien.

En vain, dans son ordonnance (non publiée), la juridiction s’est laissée convaincre par les données produites lors de l’audience par le gouvernement, pour considérer que la circulation du Covid-19 reste « toujours à un niveau élevé », avec des conséquences « fortes » sur le système de santé. 

Bref, impensable d’ordonner une telle suspension !

Ce 3 mars, nous apprend le Figaro, Emmanuel Macron « a décidé lors d'un Conseil de défense sanitaire mercredi de lever purement et simplement le passe vaccinal à partir du lundi 14 mars prochain ».

Soit « moins de deux mois seulement après son adoption dans la douleur, le 24 janvier dernier ». Et 48 petites heures après la décision du Conseil d’État refusant la suspension, sur foi des données fournies par l’exécutif. Et moins d’un mois avant le premier tour. 

Une parfaite « Illustration du fait du prince en République », aux yeux de Paul Cassia.

iFixit démonte les Galaxy S22 et S22 Ultra, qui n’obtiennent que 3 sur 10

Fidèles à leur habitude, nos confrères ont démonté les nouveaux smartphones de Samsung. L’occasion de découvrir les entrailles des deux modèles, mais aussi de comparer leurs composants.

Nos confrères reprochent aux smartphones que le « remplacement de la batterie reste trop difficile pour un composant dont la durée de vie est limitée », que « chaque réparation nécessite de se battre contre de l’adhésif » et que les « réparations d’écran trop courantes ne sont pas prioritaires dans la conception ».

Note finale pour la réparabilité des deux téléphones : 3 sur 10.

Droits voisins des éditeurs : la presse d’information générale signe avec GoogleCrédits : JHVEPhoto/iStock

L’Alliance de la Presse d’Information Générale (Le Monde, Libération, Le Figaro, etc.) et Google viennent de signer un nouvel accord pour la rémunération des droits voisins. « Une étape historique dans la mise en œuvre de ces droits, et l’aboutissement d’une négociation engagée en septembre dernier dans le cadre des principes fixés par l’Autorité de la concurrence » applaudit le communiqué commun.  

Ce nouvel accord s’inscrit dans le fil des décisions rendues par l’Autorité de la concurrence, qui le 12 juillet 2021 avait sanctionné Google à hauteur de 500 millions d’euros pour non-respect de ses injonctions

Selon le document, « Google négociera des accords individuels de licence et les conditions de leur rémunération avec les membres de l’Alliance, sur la base de critères transparents et non discriminatoires ».

« Nous commencerons à rémunérer les 300 titres de presse de l’Alliance de la Presse d’Information Générale pour la reprise de leurs publications de presse dans le cadre de la loi française sur le droit voisin », indique Sébastien Missoffe, vice-président et directeur général de Google France. 

Libre en Fête 2022

Près de 50 événements sont déjà référencés dans le cadre de la 21e édition de Libre en Fête, qui aura lieu du samedi 5 mars au dimanche 3 avril : des ateliers d'initiation à un logiciel ou à un service libre, projections de films libres ou sur le Libre, des fêtes d'installation (install party en anglais), de la cartographie participative, des ateliers pour apprendre à mieux protéger son intimité sur Internet, des soirées d'échanges autour des enjeux de l'informatique libre…

Initiée et coordonnée par l’association April, la principale association de promotion et de défense du logiciel libre dans l'espace francophone forte de 2 700 membres, Libre en fête appelle tous les groupes d’utilisateurs et utilisatrices de Logiciels Libres (GULL), les espaces publics numériques (EPN), les bibliothèques et médiathèques, clubs informatiques et fablabs à organiser des événements à destination du grand public dans le cadre du Libre en Fête.

Le programme, qui est donc susceptible d'évoluer, est également disponible avec une vue géographique sur le site de l’Agenda du Libre.

Une commission permanente du numérique à l’Assemblée nationale, pourquoi pas ?Crédits : Marc Rees (licence CC-BY-SA 3.0)

Dans une proposition de résolution parlementaire, le député Victor Habert-Dassault (LR) plaide en faveur de la création d’une commission permanente du numérique. Au côté de ses 8 autres homologues (Commission des lois, Commission des affaires culturelles, etc.), elle aurait dans son périmètre la cybersécurité, la transition numérique, la « souveraineté numérique », les actifs intangibles et autres blockchain, les données à caractère personnel ou encore l’IA. 

« Le Parlement doit s’emparer du numérique comme un thème à part entière et non plus comme une variable d’ajustement. Les conséquences de ce secteur sont énormes » expose l’élu LR dans sa résolution, qui réclame une modification du règlement de l’Assemblée nationale. 

« Acteur de progrès, de liberté et de flexibilité, il est aussi le vecteur de la prolifération des nouvelles formes de criminalité sur les réseaux, le lieu de la promotion de racisme et de barbarie, un vivier dangereux dans la traçabilité et le fichage des données des personnes comme des entreprises ». 

En 2014, une commission « ad hoc » dédiée au numérique avait déjà été installée. Cette « commission de réflexion et de propositions ad hoc sur "le droit et les libertés à l’âge du numérique" » était chargée d’émettre des recommandations censées éclairer l’ensemble des députés. Ses auditions se sont poursuivies jusqu’en juillet 2015.  

Zuckerberg : le metaverse nécessitera des types de réseaux entièrement nouveaux

Dan Rabinovitsj, vice-président de la connectivité chez Meta, a expliqué à CNBC lors du Mobile World Congress ce lundi que les réseaux domestiques et les réseaux cellulaires ne sont pas encore prêts pour le metaverse.

Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta, avait pour sa part déclaré ce dimanche que « la création d’un véritable sentiment de présence dans les mondes virtuels livrés aux lunettes intelligentes et aux casques VR nécessitera des avancées massives en matière de connectivité », ajoutant que des choses comme le streaming vidéo immersif à grande échelle nécessitera des types de réseaux entièrement nouveaux.

« Lorsque vous vous arrêtez et pensez à ce que vous êtes capable de faire sur un smartphone aujourd’hui, par rapport à il y a 10 ans, c’est grâce aux opérateurs de réseaux qui investissent d’énormes sommes d’argent sans aucune contribution des sociétés de contenu sur ces réseaux », a répondu Marc Allera, PDG de la division grand public du réseau mobile britannique BT.

Le FBI a réclamé les données Google de la fondatrice de Sci-HubCrédits : South_agency/iStock

Alexandra Elbakyan, la fondatrice de Sci-Hub, a tweeté le mail qu'elle a reçu de Google lui annonçant que le FBI avait exigé de pouvoir accéder aux données de son compte Google.

« Elbakyan avait déjà reçu en mai 2021 un e-mail d'Apple (via son compte Gmail) l'informant qu'en 2019, l'entreprise avait reçu une demande du FBI pour des « informations » sur son compte », rappelle TorrentFreak.

En janvier 2021, Twitter avait suspendu le compte officiel Sci-Hub, souvent décrit comme « The Pirate Bay of Science » parce qu'il permettait d'accéder gratuitement à des millions d'articles de recherche universitaire.

En février, Elbakyan avait mis à jour les statistiques indiquant qu’on pouvait y trouver plus de 23 millions d’articles chinois, près de 9 millions américains, plus de 4 millions français, notamment.

En décembre 2019, le Washington Post avait de son côté rapporté qu'Elbakyan faisait l'objet d'une enquête du ministère américain de la Justice, au motif qu'elle « pourrait » travailler avec les services de renseignement russes pour « voler des secrets militaires américains à des sous-traitants de la défense ».

« Je sais qu'il y a des raisons de me soupçonner : après tout, j'ai une formation en sécurité informatique et j'ai été un hacker amateur à l'adolescence. Mais le piratage n'est pas mon métier, et je ne travaille pas avec les services de renseignement, russes ou autres », avait déclaré Elbakyan à l'époque.

Fitbit rappelle ses montres Ionic : la batterie peut surchauffer avec un risque de brûlure

Le fabricant prend les devants : « ce rappel concerne uniquement les appareils Fitbit Ionic [lancées en 2017 et la production a pris fin en 2020, ndlr] et n’implique aucune autre montre connectée ni aucun autre coach électronique Fitbit ».

Fitbit demande de « cesser de l’utiliser » immédiatement et propose un remboursement à tous les clients concernés. Une foire aux questions a été mise en ligne par ici.

Samsung accusé de limiter les performances de 10 000 applications pour son Game Optimizing ServiceCrédits : Deagreez/iStock

Android Authority relève que de nombreux utilisateurs coréens de smartphones Samsung signalent dans des forums une découverte troublante : si le Game Optimizing Service (GOS) est présent, les performances d’environ 10 000 applications sont bridées pour forcer la libération de ressources.

La pratique n’est pas nouvelle. On se souvient de l’affaire entourant OnePlus en juin 2021 : le constructeur limitait les performances d’applications spécifiques pour réduire leur impact sur l’autonomie. Plus précisément, l’ordonnanceur les envoyait sur les cœurs pensés pour l’efficacité énergétique plutôt que sur ceux conçus pour les performances.

Samsung reprend l’idée, pour « optimiser » le fonctionnement des jeux. L’idée n’est pas mauvaise dans l’absolu, mais il y a plusieurs gros problèmes dans la démarche.

D’une part, les clients ne sont pas avertis. D’autre part, il n’est pas possible de désactiver cette fonction ni même de désinstaller le GOS. Ensuite, le mécanisme est basé sur une liste fixe plutôt que sur un comportement, mettant entre les mains de Samsung le pouvoir de décider quelle application fonctionne correctement ou non.

Enfin, les applications de benchmark sont systématiquement épargnées, comme c’était le cas pour OnePlus. Les personnes intéressées par ces smartphones peuvent alors les acheter sur la base de tests reflétant des performances qu’ils ne retrouveront le plus souvent pas.

La liste contient en effet de très nombreux noms connus comme TikTok, Microsoft Office, Instagram, Netflix et autres. On y trouve même des applications Samsung.

Le constructeur n’a pas encore réagi, mais il ne pourra pas rester longtemps sans répondre. Il aurait cependant déclenché une enquête interne sur le sujet.

Google détaille sa feuille de route 2022 pour la sécurité de son Play Store

Plusieurs améliorations notables sont prévues cette année pour la sécurité des applications Android, de manière plus ou moins directe.

Courant avril apparaîtront ainsi les premières fiches descriptives des pratiques de sécurité liées aux données sur les fiches applicatives. Le fameux « nutriscore » appliqué par Apple depuis un moment, et dont Google mentionne le retour clair des utilisateurs sur l’intérêt de ces informations : quelles sont les données collectées, ce qui est partagé, comment elles sont stockées, etc.

Le deuxième morceau de taille, c’est bien sûr l’arrivée de l’initiative Privacy Sandbox, dont nous avons parlé en détail récemment. Pour rappel, une version bêta est prévue vers la fin de l’année, avec plusieurs préversions pour développeurs d’ici là.

Google note également l’accès pour tous à son API Play Integrity, qui permet aux jeux et applications de s’assurer que les utilisateurs reçoivent bien l’expérience prévue. Le service peut détecter des comportements frauduleux, notamment dans les jeux, afin d’éviter par exemple que des joueurs trichent.

Google renforce en outre la communication autour des SDK tiers. L’année dernière, un mécanisme a été introduit pour leur permettre de notifier les développeurs sur la publication de mises à jour critiques. Dans les mois qui viennent, d’autres informations seront disponibles : niveau d’adoption, taux de rétention, permissions du runtime…

Enfin, deux changements sont introduits pour responsabiliser les développeurs. D’abord, un nouveau badge pourra être apposé sur la fiche descriptive de sécurité pour signaler que les règles de restriction sur la publicité et les données personnelles sont respectées, dans le cadre de la protection de l’enfance.

Ensuite, une évolution à venir des permissions, dans l’optique de forcer les éditeurs à ne demander que les autorisations strictement nécessaires à leurs applications. Google dit être « en discussions actives » avec les développeurs pour les vieilles applications recourant aux API d’anciennes versions d’Android.

La Russie arrête de livrer des moteurs de fusée aux États-UnisCrédits : NASA/Kim Shiflett

C’est une des nombreuses conséquences de la guerre en Ukraine et des sanctions prises par la communauté internationale contre la Russie et vice-versa.

« Dans une situation comme celle-ci, nous ne pouvons pas fournir aux États-Unis les meilleurs moteurs de fusée du monde. Laissez-les voler sur autre chose, leurs balais, je ne sais pas quoi », a indiqué à la télévision Dmitri Rogozine, le chef de l'agence spatiale Roscosmos, comme le rapporte Reuters.

Les États-Unis disposent encore de 24 moteurs non utilisés selon le responsable, mais « ils sont désormais laissés sans assistance technique russe ». Il y a peu, la Russie avait déjà suspendu sa coopération avec l’Europe, notamment avec le retrait de ses techniciens et de son lanceur Soyouz.

Les moteurs russes RD-180 sont notamment utilisés par ULA pour son poids lourd Atlas V, mais Tory Bruno (PDG de la société) a indiqué sur Twitter qu’il dispose de « tout ce qui est nécessaire ».

Northrop Grumman est également concerné, la société utilisant des moteurs russes pour ses missions cargo à destination de l’ISS, rappelle The Verge. Les astronautes ne sont pour autant pas livrés à eux-mêmes et il existe plusieurs autres moyens de les ravitailler.

L’article 17 sur le filtrage a rendez-vous le 26 avril devant la justice européenne

Ce jour, la Cour de justice de l’Union européenne rendra un arrêt attendu (voire craint, selon les bords). L’information a été donnée notamment par Julie Samnadda, membre du service juridique de la Commission européenne.

L’article 17 (ex-article 13) impose le filtrage des contenus sur les grandes plateformes comme YouTube au travers d’un nouveau régime de responsabilité pesant sur ces intermédiaires techniques.

La disposition a été lourdement soutenue par la France jusqu’au chef de l’État, en pleine harmonie avec les industries culturelles.

Dans la procédure européenne initiée par la Pologne, l’avocat général a déjà rendu des conclusions nuancées l’an passé, rappelant la nécessaire prise en compte des exceptions au monopole du droit d’auteur, comme la courte citation.

Mieux, selon lui, « dans toutes les situations équivoques – courts extraits d’oeuvres repris dans des contenus plus longs, oeuvres "transformatives", etc. », les contenus devraient être préservés de mesures préventives de blocage ou filtrage. Ils sont en effet présumés licites. Une analyse qui rejoint les lignes directrices de la Commission européenne.

Aux antipodes de cette approche mesurée, la France plaide au contraire pour un retrait immédiat de l’ensemble des contenus litigieux détectés par filtrage. Dans sa grille de lecture, elle n’envisage de tenir compte des exceptions revendiquées par les utilisateurs qu’a posteriori, après retrait.

Le numérique chez Emmanuel Macron, candidat

« Il n’y a pas d’indépendance sans force économique. Il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production » annonce le candidat, qui a mis fin hier au secret de polichinelle dans une lettre publiée sur son site de campagne

« Pour ne pas nous laisser imposer par d’autres les technologies qui rythmeront demain notre quotidien, il nous faudra aussi continuer d’investir dans notre innovation et notre recherche afin de placer la France en tête dans les secteurs qui (..) feront le futur et nous permettront de devenir une grande Nation écologique, celle qui la première sera sortie de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon ». 

Parmi ces secteurs, les énergies renouvelables, le nucléaire, les batteries, l’agriculture, le spatial et… le numérique. 

Le candidat avait déjà à sa façon verdi la Nation française avec cet amendement gouvernemental soumettant téléphones, tablettes et autres produits d’occasion ou reconditionnés à la redevance copie privée. 

Un geste généreux pour les industries culturelles qui la perçoivent, et qui ont depuis redoublé l’envoi de mises en demeure à plusieurs PME du secteur. Sans doute imprimées sur papier recyclé. 

Edge 99 améliore son lecteur PDF, ses profils et sa gestion des mots de passe

Nouvelle mouture pour le navigateur de Microsoft, qui se dote de plusieurs fonctions bienvenues, dont plusieurs en lien avec la gestion des mots de passe.

D’abord, la nouvelle règle PasswordManagerBlocklist permet de définir une liste de domaines pour lesquels le gestionnaire de mots de passe est inactif. Il n’y aura notamment pas de remplissage automatique des champs d’authentification.

Ensuite, Edge permet de définir une séquence personnalisée comme mot de passe maître. En clair, une protection avant de débloquer les mots de passe stockés dans le compte. Une couche de sécurité supplémentaire dans le cas où une personne non autorisée accèderait à l’ordinateur.

On note également deux fonctions très bienvenues dans cette nouvelle version. Premièrement, une amélioration attendue pour la lecture des PDF : les miniatures à gauche sont enfin là et permettent de naviguer plus facilement dans les longs documents.

Deuxièmement, la possibilité de définir une liste personnalisée de site pour chaque profil de navigation. En cas de visite de l’un de ces sites, Edge utilisera directement le profil auquel il est attaché. Pratique notamment pour séparer les environnements personnel et de travail.

Enfin, Microsoft remet une couche sur le passage à la version 100. Edge 100 enverra bien un numéro de version à trois chiffres. Les développeurs web sont invités à vérifier le fonctionnement de leurs sites avec le flag #force-major-version-to-100.

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